Blog littéraire, artistique de Pascal Lamachère

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jeudi, février 6 2014

Intimité, Rose Pif, Le fachocialisme et L’Alternance - Poèmes, écrits inspirés par ceux de et l'art vidéo du Journal de Personne


Inti­mité : Une perle sen­si­ble sur un sujet intem­po­rel




Inti­mité : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2014/02/inti­mite/

Le der­nier souf­fle d’un corps fait par­tie du cycle de la vie,

Mais au-delà de la vie, de la mort, il y a des éner­gies,

De l’éner­gie, une force, la main d’une âme qui laisse une empreinte qui nous tou­che, lien gardé dans un mou­ve­ment qui n’a d’arrêt qu’avec le Temps 0, qui dort dans un tiroir secret, invi­si­ble, que nous ne pou­vons mon­trer telle quelle, au début à peine par­tagé, dévoilé par une rete­nue envo­lée, un peu de lumière cou­chée sur le papier, sur une pein­ture, une mélo­die, une image, une his­toire ani­mée.

Les êtres chers de notre his­toire, gra­vés dans le cris­tal, en lais­sent une qui résonne chaud au-delà de leur der­nière heure, mêlée, démê­lée aux sali­nes, à l’écume qui érode le rivage, jusqu’à ce que le pay­sage res­plen­disse, vive comme aux pre­miers jours, l’au-revoir jamais vrai­ment con­sumé, que nous ayons eu ou non le temps de pro­fi­ter des oscil­la­tions de leur flamme, belle place au cœur de l’intime.

Sur le jour­nal de l’intime, nous nous dévoi­lons à soi, émoi du moi, et quand nous le par­ta­geons, à la libre inter­pré­ta­tion, dire sans tout dire, tout dire sans dire grand-chose, au gré des aven­tu­res, des jours et des nuits, de ceux qui écou­tent, porte ouverte sur des murs ou des fenê­tres prê­tes à s’ouvrir.

Près des fenê­tres prê­tes à s’ouvrir, rien ne s’oublie, tout se trans­forme, des mur­mu­res dans le noir aux vol­cans assour­dis­sants, des riviè­res aux sim­ples sou­ri­res aux rires joyeux, une valeur per­son­nelle que nous ne pou­vons tro­quer, qui ne s’achète, même pour ceux qui vou­draient mon­nayer tou­tes les par­cel­les de vie pri­vée et qui ont les moyens de la met­tre en code-bar­res.

Pour les codes-bar­res, le flux du pain quo­ti­dien sys­té­ma­tisé, et même sans, à l’heure où tout s’ancre sur la place, par choix et/ou par bar­rière de com­mu­ni­ca­tion, expri­mer de tou­tes façons l’exis­tence sans vue d’ensem­ble, gar­dant un jar­din secret, un ciel que nous ne pou­vons ouvrir qu’à l’impal­pa­ble, source de la crypte aux mys­tè­res, et les yeux au pré­sent.


Rose Pif : Une perle d’humour sur des sujets d’actua­lité et intem­po­rels




Rose Pif : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2014/02/rose-pif/

Le parle ment aux pifs des élec­teurs
S’échoue sur les récifs des citoyens
A naî­tre dans la glaise sous étrange dou­leur
Qui pétrit avec les grif­fes des vaut rien

Et de ceux et cel­les qui le valent bien,
A côté des chas­seurs de peau qui se leur­rent
A l’affût des pailles, enflam­mées sans soin,
Et les trou­vè­res aux nua­ges flâ­neurs

Les plain­tes sans cible, et même avec,
Peu­vent se trom­per de flé­chet­tes ou d’arc,
Mais par l’essence de Thot, des pieds au bec,
Se fait l’incar­na­tion du verbe et de la bar­que

Foin des métaux, qu’importe poin­tes près d’ilia­que,
La vie en rose voit la récon­ci­lia­tion
De l’apol­li­nien et du dio­ny­sia­que,
Et en fin le ser­pent chan­gera de posi­tion.


Le facho­cia­lisme : Une perle poé­ti­que sur le cynisme, l’ère du temps poli­ti­que, média­ti­que




Le facho­cia­lisme : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2014/01/le-facho­cia­lisme/

Ah ! Les ampou­les d’une cer­taine presse,
Mal ampou­lées dans la suie et le sang,
A se nour­rir du, don­ner mal aux dents

La tête dans le mur, cette presse presse :
Par paresse ou par oppresse,
Com­bat Don Qui­chotte et sa for­te­resse.

Ah ! Les mou­lins d’une cer­taine presse
Qui mou­lent (en Hol­lande) pour enfa­ri­ner,
Sans recul, dos au pré rési­dent.

La tête dans le vent, cette presse messe…
Pour engran­ger, accro­chée au cou­pe­ret,
Elle s’effi­lo­che, l’encre recou­verte dans l’élan :

Il ne lui res­tera plus qu’à sol­der le par­vis
Et nous à jouer à mais où est donc Char­lie.


L’Alter­nance : Une perle poé­ti­que




L’Alter­nance : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2014/01/lal­ter­nance/

Les blés dans les champs
Dan­sent alors que tourne vent,
Oiseaux de sai­son

Le reflet du temps,
Bul­le­tins de Tha­na­tos
Alter­nent les uns

Dans l’ins­tant du bond,
Grave le fris­son des os,
Les pairs pro­fi­tent

Âmes dans les champs,
L’ère lie et délie notes,
Nos­tal­gie en côte.


A pro­pos de la soli­tude sur la rivière du temps, à lire : Le bord de la soli­tude : http://cm.revues.org/462

* * * * * * *

D’autres vidéos à appré­cier sur Le Jour­nal de Per­sonne : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com


/ JdP /PRES­CRIP­TEUR

jeudi, septembre 27 2012

Conte - Project Chaos - Suite 1


Pour (re)lire la pre­mière par­tie cli­quez ici


…  Sou­dain, un vor­tex noi­râ­tre se forma tout à côté. La plume et le corps lié y plon­gè­rent sans se poser de ques­tion, pour réap­pa­raî­tre dans un clair-obs­cur. 
Cette fois-ci, ce vor­tex resta ouvert. 
Non loin, en face, adossé à un mur de suie sem­blant n’avoir de fin, que cela soit en hau­teur à droite ou à gau­che, en des­sous de l’uni­que fenê­tre - en arc de cer­cle légè­re­ment pointu au som­met - visi­ble à vue d’oeil, un homme res­tait immo­bile, tête bais­sée, crâne cou­vert d’une capu­che noire, le reste de la chair emmi­tou­flée dans une toge tout aussi noire. 
 
Les poils de l’auteur se dres­sè­rent. Il eut une étrange sen­sa­tion, une sorte de froid dans le dos sans vrai­ment avoir froid, du moins qu’un court ins­tant, de celui qui pré­cède l’intros­pec­tion… De l’homme se déga­geait une pro­fonde soli­tude, comme s’il cher­chait à se cacher de tous, y com­pris de lui-même, sans pour autant en être tota­le­ment affecté, y trou­vant même une paix cer­taine, tel un puis­sant feu dor­mant pro­tégé par une bulle givrée avec assez d’espace pour qu’ils ne s’affec­tent pas res­pec­ti­ve­ment. 
Par la fenê­tre, se dis­tin­guè­rent des ombres som­bres rôdant autour, sur un fond bleu. De temps en temps, elles sem­blè­rent vou­loir mener un assaut, mais n’étaient pas assez éthé­rées pour pas­ser  à tra­vers la matière sépa­ra­trice, ni assez pal­pa­ble pour sim­ple­ment la bri­ser.
 
… Sou­dain, la plume suinta l’encre sang, s’échappa de la main qui la tenait… et alla se dres­ser face à la fenê­tre. Tout de go, dans un élan fluide, l’homme se redressa et se tourna vers la fenê­tre, l’ouvrit en se sai­sis­sant de la plume qu’il agita dans l’air… 
 
Il s’échappa des éclairs rou­geâ­tres qui allè­rent frap­per les ombres… et les trans­for­mè­rent en fleurs géan­tes. L’homme lâcha la plume, grimpa sur le bord, sauta, com­mença à cou­rir vers la gau­che, en sou­le­vant sa capu­che au moment où il quitta l’hori­zon vu par la fenê­tre depuis la posi­tion du scri­bouilleur, et la plume n’en vit pas plus non plus, s’étant retour­née. Elle sen­tit néan­moins qu’il avait fait fon­dre le givre et que son éner­gie s’était con­nec­tée avec celle de ce monde… Quel­ques mots se déga­gè­rent de tout ceci…
 
« Dans le silence agité
De l’age­nouillé,
Dans l’ombre
 du cha­grin
alité,
Tom­bent les armes…
 
Une fois con­sommé,
Il n’y a plus qu’à se bais­ser,
Ramas­ser le glaive maculé
du pur
Et se rele­ver
A la recher­che de la vraie lumière… »
 
Aus­si­tôt ancrés, nos deux com­par­ses repas­sè­rent par le vor­tex… Qui ne s’éva­pora tou­jours pas une fois arri­vés dans un ailleurs, si ce n’est qu’il ne fut plus noi­râ­tre, mais… arc-en-ciel. Le ciel cré­pus­cu­laire en était recou­vert de plu­sieurs. Un bâti­ment cir­cu­laire royal, en or rouge, res­sem­blant à celui du vil­lage de Flo­ro­rie sur la pla­nète de L’or des pas­sa­ges, se dres­sait devant. Juste à côté, sur une pan­carte en or blanc, était écrit en or vert : 
 
« Urgent,

Cher­che per­son­nes moti­vées pour faire la révo­lu­tion uni­ver­selle !

S’adres­ser à votre ambas­sade fée­ri­que en fai­sant six fois le tour de vous même dans le sens des aiguilles d’une mon­tre, un poing levé et en coeu­rant « vive le par­tage ! » »
 
Sur  ces mots, la plume s’agita, l’auteur se laissa gui­der, exé­cuta la sorte d’incan­ta­tion…

La plume révéla dans la fou­lée ce qui dor­mait dans une page blan­che :

 
« Sur mes plans de scri­bouilleur
Sur mes brouillons et la pous­sière de toile
Sur l’ère de l’automne
J’écris ton nom
 
Sur tous les uni­vers visi­tés
Sur tous les ins­tants à venir
Glace feu eau ou terre
J’écris ton nom
 
Sur le jour­nal aimé
Sur les cala­mes posés
Sur le cri silen­cieux des esprits
J’écris ton nom
 
Sur l’urbain et le rural
Sur les murs sur les toits et les foyers
Sur les sta­tues de sel
J’écris ton nom
 
Sur les rêves du jour et de la nuit
Sur les engre­na­ges héri­tés d’ori­gine rouillés
Sur le temps à dérou­ler
J’écris ton nom
 
Sur tou­tes les pages déchi­rées
Sur les non-dits man­gés par les vers
Sur l’hori­zon qui bouge
J’écris ton nom
 
Sur les abî­mes plai­­nes et mon­ta­gnes
Sur l’oeil de la lune
Et sur les crins solai­res
J’écris ton nom
 
Sur cha­que ins­pi­ra­tion des tri­pes
Sur ce qui sépare et réu­nit
Sur la soif et la faim de vie
J’écris ton nom
 
Sur les nua­ges trou­blés
Sur le vent déchaîné
Sur les gout­tes volon­tai­res cor­ro­si­ves
J’écris ton nom
 
Sur les for­mes tapies dans l’ombre
Sur les mur­mu­res pesés dans le noir
Sur la vérité de l’union du corps et de l’esprit
J’écris ton nom
 
Sur les voies du réveil
Sur les ave­nues à venir
Sur les con­ver­gen­ces qui tré­pi­gnent
J’écris ton nom
 
Sur les écrans qui s’allu­ment
Sur les écrans qui s’étei­gnent
Sur nos rai­sons sen­ties
J’écris ton nom
 
Sur le socle iné­bran­la­ble
De l’élan qui ne coupe la poire en deux
Sur ma main sou­ple mais ferme
J’écris ton nom
 
Sur l’étin­celle bouillante
Qui ouvre les murs de ma tête
Sur les flux de mon corps et mon âme enra­gés
J’écris ton nom
 
Sur ce qui ne doit plus durer
Sur les chaî­nes à bri­ser
Sur les remous des indi­gnés
J’écris ton nom
 
Sur tout ce qui est avalé
Dans la poi­gnée ten­due
Sur cha­que poing levé
J’écris ton nom
 
Sur les cieux à bario­ler
Sur les silen­ces à écou­ter
Du bout des lèvres
J’écris ton nom
 
Sur les décom­bres
Sur les souf­fles cou­pés
Du bout d’une plume ravi­vée
J’écris ton nom
 
Sur le cen­tre de mon coeur
Sur les mots et les maux qui tuent
Pour les enro­ber d’un bou­clier
J’écris ton nom
 
Sur tout ce qui peut renaî­tre
Sur les ris­ques à pren­dre
Sur le vert et rouge per­sis­tants
J’écris ton nom
 
Sur tout ce qui est à réveiller
Pour cons­truire… de nos pro­pres mains
Le monde… de demain
*
J’écris ton nom
 
Et par le pou­voir d’un bond
J’ouvre grand les yeux de la cons­cience et m’élance
Je suis né pour te con­naî­tre
Pour te nom­mer
 
Révo­lu­tion… »

 
(Ins­piré du poème Liberté de Paul Eluard http://www.poe­tica.fr/poeme-279/liberte-paul-eluard/
* Deux vers issus du billet : Le cer­cle des poè­tes réap­pa­rus : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2012/08/le-cer­cle-des-poe­tes/ )

La porte du bâti­ment royal s’entrou­vrit. Dans l’entre­bâille­ment, des par­che­mins vire­vol­taient, dan­saient au rythme d’une douce sym­pho­nie libé­rée. Au tra­vers du vitrail au-des­sus de la porte, se des­si­nè­rent une sil­houette, puis une autre, et encore une autre…

Le scri­bouillard eut envie d’aller se pré­sen­ter, mais alors qu’il eut fait quel­ques pas, passé la pan­carte, un dra­gon noir se maté­ria­lisa devant lui. Aus­si­tôt, la porte se referma et les sil­houet­tes s’éva­noui­rent. Face à l’inti­mi­dante créa­ture, l’homme recula. Le dra­gon ne bou­gea pas d’un cil, le toi­sant juste de ses yeux téné­breux. Un autre pas en arrière… et tout se figea, même un oiseau dans le ciel, entre deux arcs-en-ciel.

« … Qu’est-ce qui se passe ? »

« Chut ! » lui ordonna la plume.

« Oui, mais… C’est toi qui as pro­vo­qué cet arrêt ?! »

« L’essen­tiel n’est pas dans tes mots ! Tu ne dois pas per­dre de vue l’essen­tiel… »

« Ah ? Je me demande bien pour­quoi je te tiens alors… » répli­qua l’auteur avec un léger ton iro­ni­que.

« Cette joute ver­bale ne rime à rien… »

« Juste, nous som­mes en prose ! » rebon­dit la bou­che taquine.
 
« … »

« Tu sous-entends que le dra­gon, c’est moi qui…  ? Oh… Je dois le vain­cre à l’inté­rieur de moi ? Com­ment ?! »

La plume haussa ses bar­bes et se tourna vers le vor­tex qui com­men­çait à chan­ger de cou­leur…

 « … Hey ! J’ai envie de la faire, cette révo­lu­tion ! Et d’aller voir, d’aller dis­cu­ter avec ces per­son­nes ! Pour­quoi tu veux qu’on aille s’embar­quer dans ce vor­tex ? »

L’auteur décida de se met­tre dans la posi­tion du lotus, face au dra­gon. Les con­tours de ce der­nier com­men­cè­rent à deve­nir flou…
Sou­dain, tout s’anima de nou­veau… mais le vor­tex avait grossi et l’englou­tit avec sa plume, ne lui lais­sant pas savoir si il avait réussi, ne lui lais­sant pas le choix.

Lorsqu’ils s’incar­nè­rent de nou­veau, le vor­tex, cette fois, se referma. Ils étaient reve­nus près de la bulle de Gel… L’homme grom­mela, se pro­met­tant de reve­nir visi­ter le pré­cé­dent « lieu » dès que pos­si­ble, d’une manière ou d’une autre…
 
Suite, avec début légè­re­ment revu, à lire en cli­quant ici

Pas­cal Lama­chère - 27 sep­tem­bre 2012

samedi, septembre 5 2009

Project Chaos - Histoire humoristique à suivre


Yope !

J’ai repris un scri­bouillage qui date un peu pour, je l’espère, le plai­sir de vos zygo­ma­ti­ques. A pren­dre au second, troi­sième… au degré que vous vou­drez. Atten­tion cepen­dant, mal­gré l’air autom­nal, au pre­mier et au-delà du mil­lième degré de lec­ture, un effet secon­daire peut pro­vo­quer une flam­bée des pages ou de l’écran et des brû­lu­res néces­si­tant une lec­ture kaf­kaïenne som­bre qui fera bais­ser la tem­pé­ra­ture.

Te voilà pré­venu fidèle (ou pas) lec­teur/lec­trice ! Ainsi, l’auteur décline toute res­pon­sa­bi­lité quant aux effets secon­dai­res de l’his­toire qui va sui­vre, d’autant plus qu’il ne sait pas encore tout ce qu’elle va con­te­nir…

Bonne lec­ture sourire

@ votre bon vou­loir !

Pro­ject chaos

Lais­sez-moi vous con­ter une his­toire, celle d’un auteur muet qui se « démue­tise »…

« Pour­rais-tu m’aider à te dépous­sié­rer, Plume ?! »

A la plume d’envo­ler : « Je ne subie pas les affres de l’immo­bi­lité de l’air, mon cher. C’est ta main qui est vide de moi ! »

« Mais… je… c’est parce que… je… l’encre… mes his­toi­res se sont immo­bi­li­sées dans ses gelu­res et sa séche­resse ! »

A l’encre sang, enfermé dans une vaste caverne, de se mani­fes­ter : « Hmm… Hmmm…. HMM ?!! Hey, oh ! Tu veux que je te tache de mes arcs-en-ciel ?! Tu t’es vu quand tu « silen­ces » ?! Si mon antre n’avait pas été obturé par la cris­tal­li­sa­tion de tes flux, les relents de tes son­ge­ries, de tes sali­nes refou­lées, je t’aurais même bariolé les pla­ges céles­tes du fin fond de l’uni­vers ! »

« Euh… même pas cap ! »

Dans le noir le… pres­que plus com­plet, l’encre acheva le tra­vail com­mencé, celui de per­cer les parois de sel pour dégou­li­ner et jaillir sou­dai­ne­ment sur les inters­ti­ces de son con­te­nant…

Dis­sol­vant petit à petit la for­tune cachée, des gout­tes s’unir pour for­mer des bul­les, les bul­les sui­vi­rent le cou­rant de lumière pour s’envo­ler dans l’hori­zon stel­laire…

« Hey ! Ne par­tez pas tou­tes ! J’ai besoin de vous ! »

A la plume de se rap­pro­cher de la main : « Sui­vons-les ! »

« Mais… je ne sais pas voler ! »

La plume tirant la main : « Tu sais me sai­sir avec doigté et me faire dan­ser des pay­sa­ges let­trés par un mou­ve­ment qui s’appelle écrire ! Non ?! »

« … »

Aus­si­tôt dit…

Une goutte d’encre se posa sur la face cachée de la lune, ou plu­tôt tomba au creux des babi­nes d’un chat pas comme ses con­frè­res ter­riens. Ce chat, Frip­pon, avait les pat­tes sur la cour­ti­sane de la terre. Mais… même si cela pour­rait être un sujet de débat pas­sion­nant pour les émi­nents astro­no­mes, bio­lo­gis­tes, éty­mo­lo­gis­tes et com­pa­gnie… ce n’était peut-être pas là sa plus mar­quante « curio­sité ». En effet, au-delà du fait qu’il n’avait pas de sca­phan­dre, de tenue spa­tiale, il était tout sim­ple­ment trans­lu­cide. Un œil humain aguer­rit n’arri­ve­rait à dis­tin­guer sa forme… qu’à moins d’une dizaine de mètres.

Bref, ce Frip­pon n’était autre que le roi des chats de la Voie lac­tée – il faut dire qu’il n’y en avait pas d’autre sur les autres pla­nè­tes de la galaxie – et alors que venait le visi­ter le roi Soleil, il res­tait le plus clair de son temps assis sur son trône lunaire situé au milieu de la face cachée de nos miret­tes ter­rien­nes. Com­ment fai­sait-il pour régner sur le royaume des chats qui nous entou­rent ? Bonne ques­tion ! La réponse dans un autre cha­pi­tre, si les bul­les d’encre le veu­lent bien. En « par­lant » d’elles… 

Pen­dant sa toi­lette, le gros matou se bar­bouilla quel­ques poils avant de fina­le­ment ingur­gi­ter toute la goutte, sans que sa trans­lu­ci­dité n’en soit alté­rée. Pas de quoi en faire un roman, juste de retrans­crire quel­ques paro­les échan­gées entre lui et Soleil devant la toile miri­fi­que de l’océan d’en haut où évo­lue une cohorte incon­nue :

« Miaou… Tu me grilles une fée de serre ? »

« Encore ? Tu sais, il n’en reste plus beau­coup ! Leur espèce est en voie d’extinc­tion, et je dois les griller plus long­temps pour faire dis­pa­raî­tre la pol­lu­tion de leur chair. »

« Miaaaooou ! »

« Une der­nière alors ! »

Etait-ce la cause du réchauf­fe­ment pla­né­taire ? Notre « ami » n’eut le temps « d’orai­son­ner » en son for inté­rieur : sur terre, non loin d’un vol­can endormi, une autre bulle d’encre happa son atten­tion…

(23 mars 2007)

La bulle était en train de se fon­dre dans toute la zone, deve­nant d’abord une micro­sco­pi­que cou­che, puis rejoi­gnant petit à petit les rangs de l’ato­mi­que…

« Du silence
Un jour je suis né…
Et…
Après quel­ques explo­sions…
J’y suis retourné… »

Sem­blait vou­loir dire les stig­ma­tes de la défunte acti­vité du vol­can.

En tachant les êtres vivants, en se mélan­geant aux eaux des sour­ces, des riviè­res et des lacs, en s’incrus­tant dans les pier­res, en s’impré­gnant des tra­ces, en « mour­rant pour y revi­vre » sous une autre forme, la pous­sière d’encre fit res­sor­tir une tran­che d’his­toire du lieu : suite à leurs « bour­des » répé­ti­ti­ves, les lutins - qui s’étaient occu­pés de la plom­be­rie, des tuyaux, de la chauf­fe­rie au fond du cra­tère - avaient été mis au chô­mage. Tech­ni­que ou virés ? Per­sonne ne put le dévoi­ler. Ce qui fut avéré, c’est qu’il n’y avait plus de tra­vail pour eux sur le lieu : à cause de leur der­nière « négli­gence », le plus gros des relents de l’enfer à régu­ler sur le site avait souillé la nature et il ne res­tait donc plus rien à con­te­nir, plus rien avant des mil­lé­nai­res. Ceci expli­quait le rela­tif calme. Rela­tif, car non loin du vol­can, dans une masure en lisière de la forêt cir­cu­laire, un homme vivait reclus, se cachait, aidé par le clan des fées Méri­des…

« … Qu’est-ce que des fées Méri­des ? » demanda l’auteur à sa plume.

« … Je t’en pose des ques­tions ? » fré­mit la plume dans l’air.

« … Ben, j’y répon­drais avec plai­sir ! » rétor­qua-t-il avec ses doigts.

« … Laisse cou­ler l’his­toire et tu auras ta réponse… » con­clut la plume qui s’imbiba des ato­mes d’encre pour s’ancrer à une nou­velle page…

Repre­nons le cours de notre tran­che d’his­toire…

… Dans une pièce qua­si­ment vide, l’homme était assis devant une vieille table de bois. Il pou­vait sem­bler se rap­pro­cher de la cin­quan­taine avec quel­ques che­veux gri­son­nants, des joues légè­re­ment fri­pées, des pro­fon­des rides mon­tant légè­re­ment vers le haut, comme si il avait fait trop de clins d’œil, un nez pou­vant être qua­li­fié de pif, des peti­tes oreilles aux lobes légè­re­ment poin­tus, un cou mus­clé, des épau­les lar­ges cou­ver­tes de « vête­ments com­muns », « com­muns » pour des êtres d’une autre dimen­sion. Non que l’homme n’était pas ter­rien, il n’était juste pas « humain », pas de notre dimen­sion…
Mais ce n’est pas uni­que­ment pour cela que les fées Méri­des l’aidaient à se cacher, voi­laient son exis­tence, le ren­daient plus ou moins invi­si­ble à tous, tou­tes dimen­sions con­fon­dues. Si par le pou­voir qui leur est con­féré, ces fées peu­vent à loi­sir vous inclure au cycle de la ronde ou vous en extraire, un peu comme si elles avaient le pou­voir de faire le cas­ting de la des­tiné, du calen­drier de la terre, elles pren­nent leurs ordres « d’en haut » et avaient pour mis­sion de pro­té­ger cet être, ce qui pas­sait par le « cacher ». Seule la fon­due, la sorte de déma­té­ria­li­sa­tion de la bulle a pu faire la « lumière » des­sus…
L’homme posa sa plume, ramena ses bras recou­verts de rien sur le bord de la table, se leva d’un bond, et dans sa tenue com­po­sée de « vête­ments com­muns » qui ne sont autre que sa nudité, sa tenue d’Adam, il con­tem­pla un ins­tant la let­tre qu’il venait d’écrire. Elle était des­ti­née à ses pro­tec­teurs, au con­seil de la fée­rie. Il leur expri­mait toute sa gra­ti­tude pour leur rela­tive aide, tout en leur deman­dant de lui per­met­tre de retour­ner d’où il venait, afin qu’il puisse agir d’une manière ou d’une autre, quitte à se met­tre en dan­ger…
Il hocha la tête en la mirant, comme pour se con­for­ter dans l’idée qu’il pre­nait la bonne déci­sion. Pou­vait-il en être autre­ment ? Vivre seul en lais­sant son peu­ple se faire mas­sa­crer sous pré­texte que de toute façon tout était perdu ? Il savait que le mage de son royaume avait voulu pro­té­ger ses inté­rêts en l’envoyant ici. Il l’avait accepté au début, dans le fol espoir que la nou­velle de sa dis­pa­ri­tion ferait ces­ser les agis­se­ments de la sor­cière du sep­tième cer­cle. Celle-ci avait juré sa perte suite à la « dis­pa­ri­tion » de quel­ques plan­tes rares qui avaient malen­con­treu­se­ment finies leur des­tin dans le ven­tre du fidèle des­trier du sou­ve­rain et les der­niè­res nou­vel­les n’étaient pas bon­nes : cette créa­ture « ran­cu­nière » avait levé une armée de nains tris­tus fer­nus, des clo­nes de dro­li­ti­cus fer­nus - des clo­nes uni­que­ment en corps, car l’âme des tris­tus est per­ver­tie, leur uni­que rai­son d’être est de faire du mal sans for­cé­ment faire rire… Une héré­sie au royaume du 999 !
Le nudiste sor­tit de ses son­ge­ries, se pen­cha pour attra­per de la main gau­che une clo­chette qui dor­mait à côté de l’encrier, il l’agita tout en tapo­tant la pointe de son oreille droite. Une fée Méride ren­tra dans la pièce, se posa sur son épaule droite et le fit ces­ser son drôle de geste.

« Vous êtes cer­tain ? Vous avez pris votre déci­sion ? Vous savez, on dit que rien ne peut arrê­ter cette sor­cière ! » susurra, dans le vif du sujet, la fée de sa voix fluette.

« Que le grand auréolé me fasse liqué­fier ou pous­ser des cor­nes sur le champ, si je ne le suis… euh, à la réflexion non, mais je veux essayer ! » répon­dit l’homme d’une voix pres­que éteinte.

« Je dois dire que ça nous sou­lage, nous som­mes de plus en plus nom­breu­ses, mais tout juste pour répon­dre à… la demande toute aussi crois­sante ! Aussi, mes­sire Gel, si vous vou­lez bien vous écar­ter… » expli­qua et requérra la fée.

Gel s’écarta légè­re­ment, puis plon­gea sans se faire prier dans le pas­sage que lui avait ouvert cette fée Méride…

Pas de quoi en faire un roman ! A peine un conte, une nou­velle ! Pensa l’oeil-coeur-cer­veau qui fai­sait bou­ger la plume. Pas si sûr… En même temps que le pas­sage s’était ouvert, la pro­tec­tion s’était éva­nouie et une autre bulle pu s’engouf­frer dans cette autre dimen­sion, prête à hap­per son atten­tion, à qué­man­der la pointe de la plume…

(19 octo­bre 2007)

… Cette der­nière pointa dans la direc­tion du vor­tex et com­mença à entraî­ner la main qui la tenait, avec le reste du corps par la même occa­sion. Son pro­prié­taire sem­bla se lais­ser traî­ner, hési­tant à sui­vre le che­min de l’étrange his­toire qui s’était ancrée sous ses yeux…

« Bon, alors ?! T’attends que le cro­que-page ramène sa gomme dans les para­ges ? » vibra la plume retour­née vers les miret­tes.

« Hum ! J’ai le droit de déci­der où je te pro­mène, non ? Et à vrai dire, je me deman­dais s’il ne serait pas plus inté­res­sant de… Hey ! »

La plume, badine, avait coupé court à la pseudo rhé­to­ri­que de la bou­che de son maî­tre en venant titiller ses nari­nes. Dans la fou­lée, l’ouver­ture vers la dimen­sion de Gel aspira tout l’air de la pièce. L’auteur n’eut d’autre choix que de se lais­ser aller, de se lais­ser gui­der pour à nou­veau met­tre en con­tact le fer et l’encre…
De « l’autre côté », la bulle avait déjà bien épousé des pay­sa­ges let­trés jamais obser­vés jusqu’à pré­sent : au bord d’une vaste plaine d’eau ver­dâ­tre, un châ­teau trô­nait au som­met d’une mon­ta­gne sableuse clair­se­mée, infes­tée de nains tris­tus fernu ; des per­son­nes du bon peu­ple en gue­nilles avaient été atta­chées çà et là le long des sen­tiers escar­pés, cer­tains nains «  s’amu­saient » à les enfon­cer le plus pro­fon­dé­ment pos­si­ble dans le sol fria­ble, une sor­cière assise sur un rem­part de la plus haute tour tour­nait le dos à quel­ques nobles et mages immo­bi­les. A l’inté­rieur des murs c’était tout autant la pagaille, si ce n’est plus, en dehors d’une pièce calme située dans les sous-sols. Il faut dire qu’elle était pro­té­gée par la magie du mage du royaume et que la sor­cière n’avait pas encore pointé son nez dans les para­ges. Gel y était apparu et, sur une sorte de banc cou­vert de tis­sus, était visi­ble­ment ren­tré en transe face à son ami, tout aussi habillé de nu, en dehors du cou­vre chef pointu tout étoilé. Le silence serait aussi de la par­tie, si deux peti­tes voix nain­fer­na­les­ques ne l’empê­chaient pas de se pré­sen­ter.
La plume se fau­fila pour gra­ver d’un peu plus près l’étrange scène. 
Un nain emmi­tou­flé dans une cape était en train de faire des mimi­ques, pré­sen­tant, visi­ble­ment, sa der­nière bla­gue à deux autres nains, avec la com­pli­cité d’un autre.

« Je suis Super Con ! » affirma t-il sur un ton dra­ma­ti­que en se dode­li­nant.

«  Meuh… nan ! » fit sem­blant de ras­sé­ré­ner son com­parse qui hocha la tête de bas en haut, tout en se fai­sant.

« Si si ! C’est mon nom ! »

« … Ah, Sisi c’est ton nom ?! »

« Mais non, Con ! »

« Je te per­mets pas ! C’est toi l’con ! »

« Oui, oui, c’est bien Con… mon nom de famille. »

« … C’est con comme nom de famille…»

« Naine en tutu bleu ! Je te l’avais dit ! T’es vrai­ment qu’un per­ro­quet tris­tus tout joyeux ! » insulta le « capé ».

« Et toi t’es qu’un… qu’un… bla­gueur sans fer­nus ! » rétor­qua le com­parse qui se rua, cor­nes bais­sées, sur l’autre.

Les deux autres nains sem­blè­rent prêts à se join­dre à cette petite bagarre ami­cale. Devant l’affli­geante tour­nure, l’atten­tion de la pointe se retourna vers Gel qui s’était levé d’un bond et s’était mis en colère alors qu’aucune parole audi­ble n’avait été échan­gée. Il avait visi­ble­ment fait le point de la situa­tion par télé­pa­thie.

« Et si la sor­cière met fin aux jours de quel­ques per­son­nes ?! S’il lui venait l’envie de s’en pren­dre à mon amie Atine, je ne pour­rais me le par­don­ner ! Je dois d’abord aller lui par­ler ! Lui faire une pro­po­si­tion qu’elle ne pourra décem­ment par refu­ser ! »

Le mage resta en transe, pour main­te­nir la pièce sous pro­tec­tion et pour…

« Oui, j’ai com­pris que des trac­ta­tions sont en cours avec des dro­li­ti­cus, que vous êtes en train d’enta­mer les pala­bres par l’inter­mé­diaire du con­seil de la fée­rie ! Mais cela ne fera sûre­ment qu’ali­men­ter le fléau !

De quoi je m’enflamme dans le vide ? Je… Et si je lui ser­vais d’appât vers le lieu de réu­nion ?! Oui, cela pour­rait être une bonne idée ! Je suis d’accord ! » sem­bla mono­lo­guer, voire soli­lo­quer Gel.

Pour seule réponse visi­ble, son ami forma une boulle avec ses mains, ce qui eut pour effet d’enve­lop­per Gel dans une bulle. Il lévita aus­si­tôt, sor­tit de la pièce en tra­ver­sant le mur, tel un fan­tôme, fut l’objet d’atten­tions par­ti­cu­liè­res des nains qui ten­tè­rent – en vain  - de nom­breu­ses pirouet­tes et qui ne réus­si­rent qu’à le faire rebon­dir sur les parois de l’esca­lier qu’il « mon­tait » à pré­sent. D’infi­mes par­ti­cu­les d’encre s’accro­chè­rent à la bulle lorsqu’elle s’engouf­fra par une fenê­tre du pre­mier étage…

La plume sem­bla hési­ter à sui­vre Gel, le plus gros ayant impré­gné cette rive, ce châ­teau, et d’autres bul­les qué­man­daient son atten­tion dans des ailleurs…

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© Pas­cal Lama­chère – février 2008

(*) A la demande de FCSSS

jeudi, mai 14 2009

Une histoire de Plum-Orum, du rififi printanier sur le forum culturel (littéraire, artistique, loisirs...)


Il était un (plus tout à fait) jeune homme qui se prélassait dans son hamac, au bord d’une rive.
Les flocons avaient fondu en goûtes d’eau, les bougeons étaient devenus des fleurs ou des perles vertes, le ciel gris clairsemé de crins de feu, mais la plupart des habitants hibernaient encore dans leur grotte, les vortex voyageurs faits pour amener les surfeurs en ce lieu n’étaient plus activés par les gardiens et les « abris blablas », les salles délaissées, non foulées prenaient la poussière, s’engorgeaient de silence.
Alors qu’il s’éveilla à un jour nouveau, le plus-tout-à-fait-jeune-homme, appelons le Orum, fut chatouillé. Le temps que le signal fasse le tour de son cortex, un goéland aurait eu le temps de faire sa migration, toujours est-il qu’il finit par sauter de sa couche suspendue. Il vit, là où étaient ses pieds quelques rires plus tôt, sa plume en plein émoi.

- Plume, ma plume, dis-moi ce qui… Commença à demander Orum en s’étirant.
- Fsssht ! Passhh Afshht suchtt quicht jucht ! [Traduction pour les non initiés : Bouge toi l’encre ! L’air printanier a enfin débouché les pores des fonds marins et le gardien Paix Hache Pé est enfin sorti de son hibernation. Il est prêt à guider les brises, les vagues et les embarcations à bon port ! (oui, tout ça en quelques mots ! si si !)] le coupa court la plume.
- Hey ! J’avais des parchemins à… Bon d’accord… L’entame de protestation du plus-tout-à-fait-jeune homme fondit devant la plume guillerette qui lui chatouillait maintenant les mains.

Sur cette résolution, Orum entreprit de faire, en profondeur, l’état des lieux…

Après avoir fait le tour de l’île, laissé la plume ancrer quelques idées, ses desideratas, il convoqua les gardiens Paix Hache Pé et Bébé. Le plus-tout-à-fait-jeune-homme voulait s’assurer qu’ils étaient prêts à user de leur magie pour appliquer le menu printanier…

De la réunion faite en haut de la montagne aux nuages, il en ressortit qu’ils semblaient être prêts à dépasser ses espérances, mais une ombre planait encore sur la vie en ces lieux. Les attaques des robots de l’espace et des missives volantes sans porteurs ne pouvaient être totalement contenues. N’ayant pas le choix, si ce n’est d’accepter de faire avec ou de fermer les portes à ceux qui auraient du mal à lire les panneaux-bouées, Orum décida de faire tout ce qui était en son pouvoir pour accueillir au mieux les visiteurs et servir les intérêts des habitants. Aussitôt pensé, la cohorte entreprit d’appliquer le plan du grand nettoyage de printemps, de placer une nouvelle urne et une nouvelle estrade afin de recueillir les avis de tout un chacun… et d’envoyer des missives vortex afin de guider les curieux et les âmes désireuses de se partager sur cette terre.

Cliquez ici pour accéder au forum « généraliste » (littéraire, artistique, culturel…)

Cliquez ici (puis cliquez sur « J’accepte ces conditions ») pour vous y inscrire si vous voulez joindre vos paroles (IMPORTANT : évitez de vous inscrire avec une adresse hotmail. Le système mis en place par Microsoft ne tolère pas du tout les envois depuis les forums hébergés chez free.fr et cela a pour conséquence un blocage total : vous ne recevrez même pas dans le dossier spam le message permettant d’activer le compte, de compléter le profil et surtout de participer aux conversations).

Post-Scriptum : Une fois en règle avec les gardiens, grâce à leur magie, vous pourrez personnaliser différents paramètres (cliquez ici), passer par l’estrade de présentation (cliquez ici) et donner votre avis sur les « activités » de ce forum… pardon, de cette île (cliquez ici).

vendredi, février 13 2009

Comic strip spécial Saint-Valentin

Comic strip, images, bande dessinée Saint-Valentin 14 février 2009

A pren­dre au second degré ;o.

Con­cer­nant la qua­lité « des­sin », merci de votre indul­gence .

dimanche, février 8 2009

Jeu de rôle et jeu, atelier d'écriture 'Des lumières dans l'ombre de la nuit'


Yope, nouvelle mission de jeu d’écriture ou d’atelier, selon la façon dont chacun l’abordera. Enfin, avant, je vous annonce l’ouverture prochaine du jeu de rôle sur le forum généraliste. Même si vous ne pouvez y consacrer que quelques minutes tous les 3-4 jours cela devrait « suffire ». C’est juste histoire de s’amuser un peu sans que cela prenne trop de temps. En ce qui concerne l’univers du jeu, ce sera de la viande heroic fantasy accompagnée de légumes de science fiction et d’une sauce rieuse, humoristique.

Pour accéder directement à la partie du forum qui lui sera consacrée cliquez ici.

Pour vous inscrire au forum et y participer, cliquez ici. Si jamais vous avez des problèmes avec le formulaire d’inscription, vous pouvez utiliser le formulaire de contact du blog pour me prévenir et que je vous aide à régler le problème ou que je vous inscrive de mon côté, cliquez ici.

Passons maintenant à votre nouvelle mission d’écriture…

Consignes : * S’inspirer du titre « Des lumières dans l’ombre de la nuit » ainsi que de la photographie.

* Vous pouvez écrire quelques mots, quelques vers, quelques phrases, un bout d’histoire, toute une histoire, seule ou à plusieurs, participer une ou plusieurs fois… En clair, vous pouvez « traiter le sujet » comme bon vous semble. Si jamais votre production, votre participation fait écho, fait suite à celle d’un(e) autre, merci de l’indiquer en remettant avant vos mots ceux de(des) l’autre(s) ou en mettant une mention du genre « suite de nom/pseudo de la(des) personne(s) ».

Note : Pour lire les participations, pour participer, pour poster votre (vos) contribution(s) il faut utiliser le système, le formulaire des “commentaires” (il y a deux phases, une où vous devrez cliquer sur “prévisualiser” et une où vous devrez cliquer sur “envoyer”)

mardi, juin 10 2008

Comic Strip - Et si...


comic strip sur la série et si... sujet : et si les extraterrestres tenaient un blog sur les terriens, quels articles reviendraient le plus souvent

* Traduction approximative, s’il y a un linguiste spécialisé en langues extraterrestres dans la salle…

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