Culture en déclin est une série web qui aborde différents thèmes, met en scène un point de vue sur notre ère, notre mode de fonctionnement et propose des pistes. Le concept est résumé par le réalisateur : « George Carlin rencontre Carl Sagan ». Mélange de sérieux et de second degré.
Petite mise au point, préambule avant d’allumer l’écran :
* La vision à long terme étant la transition vers un Modèle Économique Basé sur les Ressources au niveau mondial, j’ai souvenir que certaines alternatives ne sont pas approfondies dans les vidéos ci-après. Par contre, des campagnes d’activisme et de sensibilisation s’adaptent à la “situation présente”. Ceci dit, je pense que certaines formes d’organisation couplées au revenu de base inconditionnel ou autre, s’en rapprocheraient à court-moyen terme, et qu’on peut imaginer que ce n’est pas incompatible avec des démocraties qui ne feraient pas la guerre aux autres pays. Pour approfondir une “voie démocratique”, à lire : http://www.lejournaldepersonne.com/2013/04/democratie-reelle-les-fondamentaux-de-la-pensee-detienne-chouard/
Culture en Déclin - Episode 1 - Quelle démocratie ?
Culture en Déclin - Episode 2 - L’économie pour les nuls
Culture en Déclin - Episode 3 - TCV : Trouble de la Consommation-Vanité
Culture en Déclin - Episode 4 - Guerre contre la nature
Un être marchait en bord de mer, à l’heure de la nuit noire. La marée basse allumée par le voile de la pollution lumineuse urbaine et par la diaphane de l’univers, semblait lui dévoiler un paysage apocalyptique. Il n’osa trop s’approcher de l’écume, bien que l’envie y était, lorsqu’un étrange éclat cylindrique attira son attention, un éclat de temps en temps recouvert par les vagues, bougeant un peu, pas tout à fait ancré dans le sable.
Il contempla l’objet quelques instants, fasciné par ce qu’il découvrait, comme si il avait devant lui un trésor à la valeur indéfinissable : une bouteille à la mer. Ces instants passés, il mit les pieds dans l’eau, la prit aux vagues qui semblaient vouloir encore jouer avec, et s’en alla dans un lieu où il pourrait lire la lettre.
Une fois fait, il remit la bouteille à la mer, et en attendant de mettre en application ce qui y a été écrit, il laissa les muses verser des gouttes de leur essence à ses oreilles…
Bouteille à la mer.
Bouteille à la mer Lancée par volonté de fer, Chemin vers les autres, Affrontera remous qui sont nôtres.
Les pieds dans le sable, Bouteille à la mer, Regard sur l’horizon clair, Le coeur touche l’ineffable.
L’âme sent la terre, Hume, s’en imprégne, Bouteille à la mer Sur vagues qui saignent.
Des mots, souffles de vies Couchés sur papier de l’ère Lancé au destin, son alchimie, Bouteille à la mer.
Bouteille à la mer…
Ne restera lettre morte, Même si mauvais sort l’emporte, Car l’élan ne se perd, Car son feu ne peut s’éteindre en mer
Telle une expiration dans le vide, Un baume sur la misère terrestre, Un pont vers l’inconnu, son être, Une nappe phréatique en terre aride
Appelle à dépasser ce qui nous intox’, Nos afflictions ; à sortir de notre box, Réunir l’indicible et le concret ; A ne pas, par vue, se laisser décourager
A ouvrir la porte à l’incertitude, Faire front, être prêt à toujours révolutionner, A affronter tout ce qui nous est rude, A se laisser voguer sur ce qui nous est étoilé…
* Enfin, vous trouverez les derniers articles (histoires engagées, points de vue politique…) qu’elle a publiés, en plus des “billets vidéos”, depuis la page d’accueil et en remontant via “2, 3…” en bas de page : http://www.lejournaldepersonne.com
Il était une fois un jardinier pas comme les autres, s’occupant d’une flore pas comme les autres…
Elyséen, le jardinier, venait matin et soir bichonner la verdure de son immense serre baptisée Démocranerie. Il arrosait chaque parcelle avec un liquide argenté, apportait du soin à toute la troupe verdoyante, mais plus particulièrement à deux créatures qui avaient les faveurs de la galerie : une rose rouge et un chêne. Pas des que l’on trouve partout ! Non ! Des qui parlent ! Enfin, qui émettent des sons ! Il n’y avait que quelques spécialistes qui arrivaient à traduire leur langage, du moins, le prétendaient-ils ! Personne ne pouvait vérifier…
La rose était resplendissante, ses pétales semblables à la soie émettaient une douce lumière rosée qui touchait le cœur de nombreux visiteurs, qui ne cessaient de l’admirer. Elle inspirait à partager, du moins en apparence : certains se disputaient la place où ses crins rosés étaient le plus efficaces.
Le chêne était majestueux, ses branches, ses feuilles semblaient inaltérables, la cime renvoyait une lumière bleue d’un côté et rouge légèrement rosé de l’autre. Il inspirait la virilité, la vigueur, les esprits guerriers, du moins en apparence : comme pour la rose, certains se disputaient une place, celle où les rayons convergeaient, mais c’était plus des chamailleries d’enfants jouant dans un bac à sable.
Certains semblaient jongler entre plusieurs, aller d’un groupe à l’autre. Il comprenait ces derniers, car pour lui, toute la flore avait son charme.
Elyséen n’avait pas pris une ride. Il lui semblait travailler ici depuis toujours. Il pensait faire ce qu’il fallait, il y mettait tout son amour, même s’il se rendait compte qu’il devenait de plus en plus difficile de bien prendre soin de la vie de sa serre, quand les groupes qui s’étaient formés autour d’une créature végétale ou une autre, se disputaient en leur sein et contre les autres. Les plus grosses affluences, les plus grosses disputes revenaient par période cyclique : tous les 5 ans, depuis un certain temps, où tout le peuple de France devait élire sa créature préférée, et lui donner ainsi à elle et son groupe de fans de le diriger à la baguette.
Elyséen pensait faire ce qu’il fallait, mais il se rendit à l’évidence, un jour, qu’il n’y était pas, qu’il s’était trompé… C’était un de ces jours à mettre un Cyrano dehors… pfiout… Envolé le long nez, les tirades, le cœur enivré… Il avait boudé la rose et choisit le chêne au dernier concours, chêne qui avait perdu l’affection de la majorité des électeurs. Grand mal lui en a pris ? Que nenni. C’est un pic, c’est un cap… c’est un tsunami qui a tout renversé la péninsule. Même la victoire, l’élection du grand arbre pour le cycle en cours n’aurait peut-être pas pu retenir le grand gaillard. C’est du moins la réflexion que s’était faite le jardinier en allant s’occuper de la rose…
Ce jour où il se rendit compte à quel point il s’était trompé, Elyséen eut l’impression de tout redécouvrir… En trouvant la rose à l’agonie, n’émettant plus de lumière, se trouvant maintenant dans l’ombre du chêne, toute flétrie, il creusa un peu à côté, pour aérer les racines… et tomba sur une racine du chêne… Il alla ailleurs, près d’un autre végétal… Même chose. Il comprit que si chaque créature semblait avoir sa propre âme, sa propre vie, elles étaient toutes liées aux autres d’une manière ou d’une autre, par les ombres mélangées et/ou les racines.
Elyséen retourna près de la rose… Pour la première fois, il lui sembla comprendre ce qu’elle disait, écouta ses dernières volontés émises d’une voix cristalline :
« Cueille-moi, délicatement,
Offre-moi à une ménestrelle
Qui a vu venir le déclin de mes frêles.
Tu la reconnaîtras aisément,
Elle ne ressemble à personne,
Racontera mon histoire comme Personne ! »
… Il se raconte sur les chemins que la rose desséchée a été vue dans la bouche d’une grande artiste, guitare à la main, racontant son histoire à quelques privilégiés…
Un matin de Noël, je m’approchais de l’âtre. Il ne restait que des braises vives, suffisamment pour éclairer un peu la pièce ; dehors, il faisait sombre, des nuages cotonneux se doraient la face lumineuse et nous laissaient que l’ombre de leurs anges…
J’avais dans les bras une créature chétive, l’incarnation de peurs, et l’idée de la jeter sur les braises, geste qui me semblait digne d’un cadeau d’anniversaire et de Noël fait au coeur, dans l’espoir que la créature enflammée rallume les braises, fasse la flamme renaître et illuminer de la surface de la peau aux tréfonds de l’âme…
Arrivé tout prêt, dans l’ultime instant, une autre étrange créature se jeta sur moi, me fit trébucher et m’immobilisa, me tétanisa sans me toucher. Elle me toisa un instant, puis cracha un étrange liquide sur mon corps. Elle semblait prête à vouloir me tuer, à me pousser dans les braises pour me faire flammes…
Une amie arriva, tenta de chasser la créature. Cette dernière la repoussa d’abord, la fit s’asseoir, tenta de la ligoter. Mais l’amie n’avait pas dit son dernier mot ! Elle lui donna un grand coup de pieds, puis un deuxième qui la déséquilibra pour de bon… Je pus de nouveau bouger, me relever, aider l’amie à immobiliser la créature, pour finalement la mettre « au feu » avec la créature chétive…
Et la flamme fut, et la lumière chaude envahit la pièce, accompagnée d’un souffle qui ouvrit la fenêtre, gagna les nuages, et le soleil d’hiver se mit à tomber vers les chaumières, vers nos têtes, vers la terre, incarné en petites étoiles gelées qui recouvriraient bientôt tout d’un manteau immaculé…
Ouvrez, ouvrez
la cage de silences
aux mots dits…
Ouvrez, ouvrez
la cage de l’hors temps
à l’instant éternel…
Ouvrez, ouvrez
la cage du gris
à la vie et ses couleurs…
Ouvrez, ouvrez
la cage d’une sagesse sans sage
aux sages de passage…
Et rions, rions, brûlons par le rire les peurs, les phobies, même les plus amphibies ! Et vivons, vivons, une autre ronde, une ouverte à la vie, où chaque jour se fête, sans les bornes de l’interdit, sauf celles qui seront pesées, discutées, voulues par le for intérieur ?! Et rions, rions, sourions, sourions, aimons, aimons…
- Eh bien, tu vois, ton papa et ta maman se sont un jour rencontrés, des étoiles sont nées dans leurs yeux, puis un jour, une de ces étoiles devenues filantes est passée dans le ciel. Mais c’était pas une étoile filante comme les autres. Au lieu de juste passer et repartir, elle est rentrée dans notre atmosphère, et est allée dans le ventre de ta mère. Cette étoile filante, c’était toi !
- Et ça lui a fait mal ? Et y avait un peu de mauvais avec cette filante qui est tombé à côté ? Parce qu’ils se disputent de plus en plus souvent…
- Un peu au début, mais après elle et ton papa ont été tout contents. Ils se disputent plus souvent ? Pourquoi ? Je sais pas, quand on est adulte, on a appris beaucoup de mots pour se parler, mais des fois, on se comprend de moins en moins, et puis… y a le quotidien, tout un tas de facteurs, c’est compliqué…
- Vous seriez pas un peu compliqués, vous les adultes ?
- Hu hu, peut-être !
- Et comment est né mon ami qui a deux papas ? Une étoile filante est tombée dans le ventre d’un des deux papas ?
- Heu… Tu veux pas plutôt que je te dessine un mouton ?! Ou si tu veux, tu m’en dessines un et tu m’expliques tout ce qui te passe par la tête ?!
Dans le silence mortifère de l’alité, Dans l’ombre de la vie qui à l’enfer met, Se sonde la volonté…
Une fois de ses cendres renaît, Il n’y a plus qu’à se baisser, Ramasser le glaive maculé du pur Et se relever contre l’infâme en colombe déguisé…
***
Je cherche…
Sais-tu que l’espoir porté par le printemps Ne peut durer quand les déguisés coulent sur le vert Tels des avions qui ont fait plonger des tours face contre terre Tels des mensonges médiatisés qui font se déchaîner les éléments
J’effleure…
A travers les rideaux s’anime l’air du Temps Sais-tu que nos jeux d’été se nourrissent d’aimants On ne devrait garder la tête dans les orages ficelés On ne devrait laisser les soldats d’airain aux cimes dégagées
Je touche…
Les feuilles ensanglantées se posent sur tête du promenoir La menace mortifère prépare sa messe noire Sais-tu qu’à l’automne se cachent certains anges Sais-tu que le diable en profite pour tambouiller ce qui l’arrange
J’explore…
Aux pieds d’un grand blanc les paysages d’ère Défilent comme farandole par calame Les cowboys téléguidés ne me disent rien qui vaille Ils déroulent leur grand plan qui à des terres est infâme
Je fonds…
Une ange fée se pose sur tête du premier et dernier soir Agite sa baguette pour faire renaître la force de l’espoir Elle prépare et répare source au soleil du hors temps Des cendres renaît l’épée, le songe du printemps…
- Ça ne pique pas, une mouche ! et je n’ai pas été piqué…
- C’est une image ! Et puis, si, certaines…
- Une image ça…
- Stop, je sais ce que vous allez dire… Arrêtez de répliquer comme ça…
- En fait, c’est vous qui voulez me piquer, et plusieurs fois en plus ?!
- … Bon… Et sinon… Dans le lait des rêves il tombe toujours une mouche (citation de Ramon Gomez de la Serna).
- Si Noé avait vraiment été un sage, il aurait tapé sur ces deux mouches (citation de Helen Castle).
- Ah ah ! Vous voulez qu’on fasse un duel de citations ?!
- Non, mais là, c’est vous qui me cherchez !
- Ah ! Vous admettez donc ?! Soit, revenons à nos mouches…
- Elles sont plusieurs, maintenant ?! Diantre, fichtre, vous devriez investir dans une tapette !
- Vous voilà reparti…
- Non, non, je suis toujours là, devant vous !
- … Bon, toujours est-il que non, je n’investirai point. Je n’ai rien contre les mouches ! Je préfère soigner le mal à la racine, les mer…credis qui les attire.
- Si c’était si simple ! Et qu’avez-vous contre les mer… credis ? C’est un jour de la semaine, le royaume du milieu en plus ! Vous ne seriez pas raciste ?
- … N’est raciste que le racisme !
- Mais vous admettez donc que vous avez une dent contre ?
- Si je m’amusais à répondre comme vous, je vous dirais que mes dents sont dans ma bouche, et ne peuvent être contre quelque chose d’extérieur !
- Et vous auriez bien raison !
- … Hum, bon… Je crois que j’ai ma réponse, c’est la mouche du loustic qui vous a piqué !
- Un moustique ? En cette saison saison ? Je vous croyais plus sérieux !
- … Hu hu… Je capitule. Faisons la paix, voulez-vous ?
- Pourquoi ? Je n’ai pas cherché à vous faire la guerre ! Je me suis juste amusé à vous répondre ! Ne jouez pas votre Israël !
- … Ah, là, je crois que vous m’avez mouché… Je vous laisse le dernier mot !
- Hmmm… Euh… Quand la mouche va, tout va ?! Ou… derrière chaque mouche se cache les larmes d’une fée qui a fait tomber ses ailes ?!
- Je vois pas trop ce que ça veut dire, mais… J’avais dit que je vous laissais le dernier mot… A vous de le choisir !
Ô souci, tendre souci, dites-nous encor, Dites-nous l’horizon qui trouble le regard ; Capitaine de notre voile, à nu le for ; Dites-nous la direction, chemin du phare.
Ô souci, tendre souci, voile sans oubli, Justice de l’émoi, en phase avec l’amarre, Avec ce qui la cahote, fait notre vie, Dites-nous l’horizon au-delà du regard.
Ô souci, tendre souci, dis-moi tout ce feu Qui brûle sans brûler au chemin des hasards, Ce qui nous divise et devise nos cieux ; Rencontre de l’Homme avec lui-même, sans fard.
Ô souci, tendre souci, dis-moi, souffle encor ; Dis-moi la goutte de rosée, la trouble ronde ; Souffle invincible qui plume, se joue de mort… Sais-tu ? Nous t’aimons tel, ami, soleil d’un monde.
En un lieu sur terre, Encore un, Les loups cherchent à assouvir leur faim, Poussant hommes et femmes à faire sonner le fer, Encore une fois…
En un lieu sur terre, Pour une foi, Les loups veulent aller au bout de leur plan, Usent jusqu’aux ficelles les plus grossières, Mais rencontrent plus qu’un contretemps…
En un lieu sur terre Où femmes et hommes restent fiers, Où même si l’amour y reste sans frontières, Il se tue pour la protection d’une liberté entière ; Leur eau de vie jaillit de la poussière…
En un lieu sur terre, Les roses du désert Sont comme d’autres fleurs de chair Mais résistantes à la volonté de fer, Et le prêcheur des loups trépasse…
En un lieu sur terre, Toujours pas de conquêtes las, Les maîtres de l’échiquier déplacent Des pions étrangers qui y défilent, Leurs défaites s’enfilent…
Mais ces loups y façonnent leur profit, Car pour eux qu’importe la vie A laquelle ils n’accordent que le prix D’une solde qui est vouée à l’oubli…
* Monsieur Aupied Delalettre et madame N. vont visiter leur ami monsieur Phénix. Arrivés à sa porte, ils voient accroché à la poignée un écriteau blanc où il est écrit en couleur cendre : « Ne pas déranger avant la Renaissance ! » *
Aupied Delalettre : Euh, il a inventé une super machine à remonter le temps qui va tous nous embarquer à cette époque ? En plus, c’est pas toi qui nous avait dit que c’était une escroquerie le nom donné à cette période ? Quel c…
N. : … Qui se sait profond tend vers la clarté ; qui veut le paraître vers l’obscurité ; car la foule tient pour profond tout ce dont elle ne peut voir le fond.
Aupied Delalettre : … J’ai pas compris le rapport ?!
N. : Tout individu collabore à l’ensemble du cosmos.
Aupied Delalettre : … mais encore ?
N. : Ah ! Il y a tant de choses entre le ciel et la terre que les poètes sont seuls à avoir rêvées.
Aupied Delalettre : ? C’est cela, oui…
N. : En vérité, les convictions sont plus dangereuses que les mensonges.
Aupied Delalettre : … Regarde-moi dans les yeux ! On a pourtant pas fumé nos cigarettes Nietzschèenes !
N. : … Entre amis, il est si beau que le silence soit d’or, mais le rire bon et frais l’est beaucoup plus encore.
Aupied Delalettre : … Ah ah ah, je rigole ! Mais si mon rire n’est pas assez frais pour toi, désolé, j’ai rien compris…
* A la fin de cet échange dont l’auteur ne saurait trop vous dire le sens, un bruit près de la porte se fait entendre. Un parchemin en sort, avec un oeil clair dessiné en haut. Madame N. se baisse et lit les mots à l’ami Aupied Delalettre : *
Aspiration à briser
Les chaines
Celles qui nous divisent Harmonie brisent Attisent et pactisent contre vie Inhibent à mauvais dessein les fleurs Nous troublent la chaleur Escamotent et font torpeur Sur nos corps gravent repli.
Pour être libre d’être, d’être un ensemble Pour être libre de suivre un chemin sans le marché Pour être libre de…
P.S. : Travail de Renaissance pas fini, repassez plus tard.
Dans la “lumière” de l’ombre de nos illusions se programment les gènes qui donneront corps à l’état personnel et collectif, dont rares sont ceux qui arrivent à s’en déconnecter.
Mirage, ô mirage, pousse-toi de notre soleil que nous retrouvions la vue, que nos coeurs se libèrent des nuageuses pensées.
Depuis la nuit de la nuit…
Dans la “lumière” de l’ombre de nos illusions, se cachent les fils, les chaînes du capital à l’écran cathodique au tableau de bord à l’ordre fatidique.
Mirage, ô mirage, pousse-toi de notre soleil, qu’à défaut de lendemains qui chantent, nous puissions chanter nos lendemains ; car là où il y a gêne, il n’y a pas de “plaisir” !
(Note : Le mirage en question concerne “ce” qui trouble la “vue”, concerne ce qui voile notre regard sur l’autre, sur les autres, les préjugés, notre formatage, les mensonges véhiculés par les médias de masse, les manipulations, les propagandes diverses et variées qui jouent sur la division du peuple, des intérêts…
Le soleil, contrairement à ce que l’on pourrait croire au premier degré de lecture, après avoir vu la vidéo, n’est pas la lumière blanche que l’on voit à la fin, mais est incarné par Personne, et à un autre degré, il s’agit du soleil intérieur, d’une certaine joie quand on relativise tous nos problèmes, quand on relativise tous les “obstacles” que l’on rencontre dans notre “système” et qui au fond ne sont pas toujours “réels” (dans le sens où ils peuvent être vus comme découlant d’une construction impalpable, d’un paradigme qui peut évoluer, changer…) )
Et s’il suffisait de. ? Je panse donc je sens ? « Heureux » de partager un instant, cet instant, de vous lire, d’écouter, de regarder, comme un bout de potager commun, où l’on y pousse une culture sans presser la faim… Sans oublier les malheurs du monde, de la ronde… ?
Et s’il suffisait de. ? Nous pansons donc nous essens-ons ? Sans feu à brûler, pour guérir de la douleur de chutes, une « heureuse » pensée pour les roses blessées ; une « heureuse » danse pour chasser le gris des entrailles et ne plus se tracasser pour ce qui a été, s’ouvrir à ce qui est et ce qui sera… Sans oublier les autres, ce monde hors de notre ronde… ?
Tant d’hommes et de femmes Laissés sur le carreau, Civilisation désanchantée, Errance d’âmes Avec ou sans oripeaux, Ecrasés par un non sens marchandisé.
Tant d’hommes et de femmes Entre quatre murs Ou quatre vents, A la recherche d’une flamme, D’un partage, d’une armure, D’un nouvel élan…
Tant d’« un homme et une femme » Pourtant faits l’un pour l’autre, Qui passent, troublés par jeu des apparences, à côté De ce que les profondeurs de leur coeur clament, Perdus dans une ronde à l’agonie, pour certains morte, Retrouvés dans un instant fragile au goût d’éternité…
Tant d’« un homme et une femme » Destinés à se croiser, sans amour consommer Au Temps qui joue parfois sales tours, Reflets d’états en perte d’âmes, Aux sombres contours, Au miroir brisé.
Temps d’une civilisation déchue, Où les repairs sont à la rue, Où il arrive que la lucidité de vie, tue… Reste l’espoir de ce qui est en mue, De ces hommes et femmes qui réveillent le flux, Aident la Vie à retrouver un sens aux nues…
* S’avance avec un couteau dans une main et une clef dans l’autre *
Ô mère, chère mère, Babel or not Babel, Il est si difficile de communiquer Quel que soit le bout de terre, Avec ou sans ailes, Avec ou sans espoir d’éternité…
* S’approche un peu plus *
Ô mère, chère mère, Babel or not Babel, Nous trouvons difficilement l’accord, Quel que soit la nature de l’air, Avec ou sans essence-ciel, Avec ou sans remords…
* S’agenouille, pose le couteau et la clef devant lui *
Ô mère, chère mère, Babel or not Babel, Avec chacun sa barre dans l’ère, Que l’on conjugue au singulier ou pluriel, Nous cherchons, nous explorons, En essayant de sentir une direction…
* Se met à creuser un trou *
Ô mère, chère mère, Babel or not Babel, Trop souvent, nous faisons couler le fiel De nos mains et coeurs voulant pourtant bonne roue, Mais je ne crois pas que le ver soit dans l’univers, A moins que l’univers soit en ver et contre tout ?
* Semble hésiter entre le couteau et la clef *
Ô mère, chère mère, Babel or not Babel, Nous cherchons toujours à nous défaire Des chaînes qui nous les gèlent… Mais sans voir que l’on s’en crée souvent d’autres, Avec parfois le mal, pour soi et/ou pour les autres…
* Met finalement le couteau dans le trou *
Ô mère, chère mère, Babel or not Babel, Si le ver est vraiment dans l’univers, Alors… envoyons-y un poisson… Ou lançons-y un hameçon…
* Toussote et rougit *
Euh… Hum…
Ô mère, chère mère, Babel or not Babel, Nous arrivons rarement à trouver une voix pour l’ère ; Certains préfèrent la voie du silence et d’autres des remous ; Mais tous cherchent, explorent la terre et le ciel, Et même si en dysharmonie, nous essayons de faire tourner la roue…
* Après un instant d’hésitation, finit par ajouter la clef *
Ô mère, chère mère, Nous nous chamaillons souvent, Et nous sommes pourtant si désolé Lorsque nous constatons notre enfer… Et désolé, je le suis pour le mal qu’on t’a fait, de tout temps.. Nous pardonneras-tu d’avoir si mal fait ?
* Entamme un geste pour mettre un peu de terre dans le trou, mais s’arrête au-dessus… et finit par mettre la terre à côté *
Ô mère, chère mère, Babel or not Babel, Je ne sais pas ce qui va se passer d’ici à au-delà des mers, Pour moi, pour les autres, pour nous, pour toi, Mais j’espère… Et si « dieu » veut bien nous donner des ailes, Peut-être que nous arriverons à faire entendre notre loi… ?
* Se relève, a une larme qui coule sur son visage, se tourne et va se poser dans un coin *
En silence, Une larme s’échoue, Tête de terre, Coeur noué…
En silence, Le désir d’absolu Fait face aux résidus…
Deuil du parfait ? Ou chemin tracé Vers un possible à réaliser ?
* Tourne la tête vers la mère et a un léger sourire *
En silence, Un sourire Offert par l’espoir…
(Note : Il s’agit d’une réponse d’un “guerrier” à la “mère nation”)
On se chamaille, On bataille, Parfois pour des mots On crée des maux, Fait fuser des balles Ou on empale.
On se chamaille, On bataille, Souvent en pointant du doigt Celui qu’on a élu louve ou loup, Nos gueules dans la boue, Prêt à faire taire tout émoi.
On se chamaille, On bataille, Souvent contre l’ego de l’autre, Pensant par là flatter le nôtre ; Des mots pour des maux, On se fait faux.
On se chamaille, On bataille, Parfois on se fait faux Au nom de ce que l’on croit vrai, On se désigne un ennemi juré A en devenir sot…
Pendant ce temps, A tourné la ronde… Et alors qu’on voulait, dans l’élan, Donner le meilleur de notre sang, On a fait que piétiner la rose du monde ; Ses yeux embués… parce qu’on s’est fait méchants…
Pendant ce temps, Se change le monde… Et alors qu’on prêchait la prudence de l’élan, On a laissé de côté notre flamme féconde ; En criant au loup, on s’est fait loup ; L’ego a pris le pas sur le coeur, à être en moue.
Pendant ce temps, A tourné la ronde… Et alors qu’on voulait verser nos tripes Pour mettre fin à tout ce qui gronde, On a – presque – mis nos rêves en fripes, Brisé de l’autre et de soi l’élan.
Pendant ce temps, Se change le monde… On s’est bataillés, On s’est chamaillés, Alors qu’on voulait, au-delà des mots, la paix, Alors qu’au fond, de tout un chacun, On ne souhaite - à commencer par soi ? - que le bien…
Bien à toi, Bien à vous, Bien à nous, Et vive cette « loi »…
(Note : En écrivant “on”, je pensais à ceux qui aimeraient bien changer le monde mais jettent l’anathème sur une artiste, par contumace, par méprise, aveuglés par leur théorie, et qui au final ne font rien de bien constructif pour leur / une cause)
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Introspection automnale
(un de mes “vieux” poèmes dont j’ai rafraîchi quelques vers pour l’occasion)
Regarde la pluie, regarde l’hiver, Il pleut des ombres Sur des yeux de terre, Envie de feu à faire fondre.
[ Et pourtant nous sommes qu’en automne, Celui de la mort des anges, Des bourses qui caracolent, Du monde qui cherche à rebondir en fond. ]
Regarde la pluie, regarde le printemps, Avec la céleste, l’art rose fleurit Sur la ville d’un Nougaro entraînant, Envie de m’y joindre en catimini.
[ Et pourtant nous sommes qu’en automne, Celui de la mort des anges, Des bourses qui caracolent, Du monde qui cherche à rebondir en fond. ]
Regarde la pluie, regarde l’été, Le ciel se brise sous éclairés Et le vert crame sur le parvis, Envie d’un bain d’étoiles à la lie.
[ Et pourtant nous sommes qu’en automne, Celui de la mort des anges, Des bourses qui caracolent, Du monde qui cherche à rebondir en fond. ]
Regarde la pluie, regarde l’hors-saison, Les mystères défilent sur le dôme de création, De l’aigre et du doux s’entremêlent en la lumière, Envie d’barioler les statues et changer de débarcadère.
[ Et pourtant nous sommes qu’en automne, Celui de la mort des anges, Des bourses qui caracolent, Du monde qui cherche à rebondir en fond. ]
Regarde la pluie, regarde l’automne, Il pleut du rouge au vent Là où les branches sont mornes, Des coeurs cherchent à dérouler le Temps.
Et pourtant… Ah, pardon, nous y sommes, ardents !
[ Et pourtant nous sommes qu’en automne, Celui de la mort des anges, Des bourses qui caracolent, Du monde qui cherche à rebondir en fond. ]
Envie de tourner les pages du grand livre de la vie, D’un repas sur les cratères sans presser la faim, De trouver la recette pour l’incarnation de rêves unis, Que l’augure espérance devienne de nos mains…
… Soudain, un vortex noirâtre se forma tout à côté. La plume et le corps lié y plongèrent sans se poser de question, pour réapparaître dans un clair-obscur.
Cette fois-ci, ce vortex resta ouvert.
Non loin, en face, adossé à un mur de suie semblant n’avoir de fin, que cela soit en hauteur à droite ou à gauche, en dessous de l’unique fenêtre - en arc de cercle légèrement pointu au sommet - visible à vue d’oeil, un homme restait immobile, tête baissée, crâne couvert d’une capuche noire, le reste de la chair emmitouflée dans une toge tout aussi noire.
Les poils de l’auteur se dressèrent. Il eut une étrange sensation, une sorte de froid dans le dos sans vraiment avoir froid, du moins qu’un court instant, de celui qui précède l’introspection… De l’homme se dégageait une profonde solitude, comme s’il cherchait à se cacher de tous, y compris de lui-même, sans pour autant en être totalement affecté, y trouvant même une paix certaine, tel un puissant feu dormant protégé par une bulle givrée avec assez d’espace pour qu’ils ne s’affectent pas respectivement.
Par la fenêtre, se distinguèrent des ombres sombres rôdant autour, sur un fond bleu. De temps en temps, elles semblèrent vouloir mener un assaut, mais n’étaient pas assez éthérées pour passer à travers la matière séparatrice, ni assez palpable pour simplement la briser.
… Soudain, la plume suinta l’encre sang, s’échappa de la main qui la tenait… et alla se dresser face à la fenêtre. Tout de go, dans un élan fluide, l’homme se redressa et se tourna vers la fenêtre, l’ouvrit en se saisissant de la plume qu’il agita dans l’air…
Il s’échappa des éclairs rougeâtres qui allèrent frapper les ombres… et les transformèrent en fleurs géantes. L’homme lâcha la plume, grimpa sur le bord, sauta, commença à courir vers la gauche, en soulevant sa capuche au moment où il quitta l’horizon vu par la fenêtre depuis la position du scribouilleur, et la plume n’en vit pas plus non plus, s’étant retournée. Elle sentit néanmoins qu’il avait fait fondre le givre et que son énergie s’était connectée avec celle de ce monde… Quelques mots se dégagèrent de tout ceci…
« Dans le silence agité
De l’agenouillé,
Dans l’ombre
du chagrin
alité,
Tombent les armes…
Une fois consommé,
Il n’y a plus qu’à se baisser,
Ramasser le glaive maculé
du pur
Et se relever
A la recherche de la vraie lumière… »
Aussitôt ancrés, nos deux comparses repassèrent par le vortex… Qui ne s’évapora toujours pas une fois arrivés dans un ailleurs, si ce n’est qu’il ne fut plus noirâtre, mais… arc-en-ciel. Le ciel crépusculaire en était recouvert de plusieurs. Un bâtiment circulaire royal, en or rouge, ressemblant à celui du village de Flororie sur la planète de L’or des passages, se dressait devant. Juste à côté, sur une pancarte en or blanc, était écrit en or vert :
« Urgent,
Cherche personnes motivées pour faire la révolution universelle !
S’adresser à votre ambassade féerique en faisant six fois le tour de vous même dans le sens des aiguilles d’une montre, un poing levé et en coeurant « vive le partage ! » »
Sur ces mots, la plume s’agita, l’auteur se laissa guider, exécuta la sorte d’incantation…
La plume révéla dans la foulée ce qui dormait dans une page blanche :
« Sur mes plans de scribouilleur Sur mes brouillons et la poussière de toile Sur l’ère de l’automne J’écris ton nom
Sur tous les univers visités Sur tous les instants à venir Glace feu eau ou terre J’écris ton nom
Sur le journal aimé Sur les calames posés Sur le cri silencieux des esprits J’écris ton nom
Sur l’urbain et le rural Sur les murs sur les toits et les foyers Sur les statues de sel J’écris ton nom
Sur les rêves du jour et de la nuit Sur les engrenages hérités d’origine rouillés Sur le temps à dérouler J’écris ton nom
Sur toutes les pages déchirées Sur les non-dits mangés par les vers Sur l’horizon qui bouge J’écris ton nom
Sur les abîmes plaines et montagnes Sur l’oeil de la lune Et sur les crins solaires J’écris ton nom
Sur chaque inspiration des tripes Sur ce qui sépare et réunit Sur la soif et la faim de vie J’écris ton nom
Sur les nuages troublés Sur le vent déchaîné Sur les gouttes volontaires corrosives J’écris ton nom
Sur les formes tapies dans l’ombre Sur les murmures pesés dans le noir Sur la vérité de l’union du corps et de l’esprit J’écris ton nom
Sur les voies du réveil Sur les avenues à venir Sur les convergences qui trépignent J’écris ton nom
Sur les écrans qui s’allument Sur les écrans qui s’éteignent Sur nos raisons senties J’écris ton nom
Sur le socle inébranlable De l’élan qui ne coupe la poire en deux Sur ma main souple mais ferme J’écris ton nom
Sur l’étincelle bouillante Qui ouvre les murs de ma tête Sur les flux de mon corps et mon âme enragés J’écris ton nom
Sur ce qui ne doit plus durer Sur les chaînes à briser Sur les remous des indignés J’écris ton nom
Sur tout ce qui est avalé Dans la poignée tendue Sur chaque poing levé J’écris ton nom
Sur les cieux à barioler Sur les silences à écouter Du bout des lèvres J’écris ton nom
Sur les décombres Sur les souffles coupés Du bout d’une plume ravivée J’écris ton nom
Sur le centre de mon coeur Sur les mots et les maux qui tuent Pour les enrober d’un bouclier J’écris ton nom
Sur tout ce qui peut renaître Sur les risques à prendre Sur le vert et rouge persistants J’écris ton nom
Sur tout ce qui est à réveiller Pour construire… de nos propres mains Le monde… de demain J’écris ton nom
Et par le pouvoir d’un bond J’ouvre grand les yeux de la conscience et m’élance Je suis né pour te connaître Pour te nommer
La porte du bâtiment royal s’entrouvrit. Dans l’entrebâillement, des parchemins virevoltaient, dansaient au rythme d’une douce symphonie libérée. Au travers du vitrail au-dessus de la porte, se dessinèrent une silhouette, puis une autre, et encore une autre…
Le scribouillard eut envie d’aller se présenter, mais alors qu’il eut fait quelques pas, passé la pancarte, un dragon noir se matérialisa devant lui. Aussitôt, la porte se referma et les silhouettes s’évanouirent. Face à l’intimidante créature, l’homme recula. Le dragon ne bougea pas d’un cil, le toisant juste de ses yeux ténébreux. Un autre pas en arrière… et tout se figea, même un oiseau dans le ciel, entre deux arcs-en-ciel.
« … Qu’est-ce qui se passe ? »
« Chut ! » lui ordonna la plume.
« Oui, mais… C’est toi qui as provoqué cet arrêt ?! »
« L’essentiel n’est pas dans tes mots ! Tu ne dois pas perdre de vue l’essentiel… »
« Ah ? Je me demande bien pourquoi je te tiens alors… » répliqua l’auteur avec un léger ton ironique.
« Cette joute verbale ne rime à rien… »
« Juste, nous sommes en prose ! » rebondit la bouche taquine.
« … »
« Tu sous-entends que le dragon, c’est moi qui… ? Oh… Je dois le vaincre à l’intérieur de moi ? Comment ?! »
La plume haussa ses barbes et se tourna vers le vortex qui commençait à changer de couleur…
« … Hey ! J’ai envie de la faire, cette révolution ! Et d’aller voir, d’aller discuter avec ces personnes ! Pourquoi tu veux qu’on aille s’embarquer dans ce vortex ? »
L’auteur décida de se mettre dans la position du lotus, face au dragon. Les contours de ce dernier commencèrent à devenir flou… Soudain, tout s’anima de nouveau… mais le vortex avait grossi et l’engloutit avec sa plume, ne lui laissant pas savoir si il avait réussi, ne lui laissant pas le choix.
Lorsqu’ils s’incarnèrent de nouveau, le vortex, cette fois, se referma. Ils étaient revenus près de la bulle de Gel… L’homme grommela, se promettant de revenir visiter le précédent « lieu » dès que possible, d’une manière ou d’une autre…
to be continued / à suivre / essere continuato
Présentation : Le Journal de Personne pratique la scénarisation à outrance, pour illustrer une question d’actualité. Son info est une info scénario, son drame: une dramatisation et sa réalité: une réalisation. Vous auriez mauvaise grâce d’assimiler Personne à ses personnages, et ses histoires à des dérapages. L’humour et la dérision y ont toujours fait bon ménage. Le Journal n’est l’otage d’aucun parti, prisonnier d’aucune opinion, dupe d’aucun soupçon. Ni à gauche, ni à droite, mais au cœur de l’événement, il aborde tous les sujets, pose tous les problèmes et relance tous les débats.
Sinon… Depuis quelques temps, “on” parle pas mal du plan C d’Étienne Chouard. Voilou un bout de conférence : http://youtu.be/vkW7GSWxWK0
Descriptif : Etienne Chouard est un homme doux, parfaitement en colère. Poil à gratter de la pensée unique, il agace, perturbe, fait réfléchir. Et en attendant, il bosse. Calomnié, encensé, il ne laisse pas indifférent. C’est probablement qu’il a quelque chose à dire.
Enseignant l’économie et le droit, à l’occasion du Référendum de 2005, Etienne se plonge dans les textes du projet de Constitution Européenne.
Ce qu’il découvre le change à jamais. Depuis, loin des organisations partisanes, il dénonce notre apathie et veut redonner au mot démocratie sa véritable signification.
Son credo : une constitution écrite par les citoyens et des représentants tirés au sort.
Pour approfondir le sujet, je vous invite à voir une conférence - Conférence de Lyon, le 9 mars 2012. MJC St Just. “La démocratie est-elle un leurre ?” - découpée en plusieurs parties, compilées sur une playlist : http://www.youtube.com/playlist?list=PLFF001C4AD7D68D0D
Vous trouverez un résumé (et d’autres vidéos), une explication concise du projet sur ce site : http://www.le-message.org/
“Dans nos médias, on entend et on lit souvent des commentateurs parler du nombre de problèmes sociaux auxquels nous faisons face, comme le réchauffement climatique, la destruction de l’environnement, le chômage, le crime, la violence, la pauvreté, la faim et l’explosion démographique. Combien de fois entendez-vous parler de plans d’actions valables pour résoudre la plupart de ces problèmes ?” Texte extrait de : Les causes du retard culturel : l’influence de la science-fiction : http://www.youtube.com/watch?v=ERhz4-163to&feature=youtu.be
Présentation :Zeitgeist : Moving Forward (Aller de l’avant), réalisé par Peter Joseph, est un film documentaire qui présente un argumentaire en faveur d’une transition qui déboucherait sur l’abandon de l’actuel paradigme socio-économique qui gouverne toutes les sociétés du monde. Ce film transcende le relativisme culturel ainsi que les idéologies traditionnelles et se focalise sur les principaux attributs humains et sociaux, ce « terreau vivant ». Le nouveau paradigme social durable qu’il prône, appelé “économie basée sur les ressources”, s’inscrit dans le respect des lois immuables de la nature.
Apparaissent dans ce film des experts dans les domaines de la santé publique, de l’anthropologie, de la neurobiologie, de l’économie, de l’énergie, de la technologie, des sciences humaines et autres domaines ayant trait au fonctionnement socio-culturel. Ses trois thèmes centraux sont le comportement humain, l’économie monétaire et les sciences appliquées.
Dans son ensemble, cette œuvre engagée constitue un modèle de compréhension du paradigme social actuel et explique pourquoi il est impératif d’en sortir. La nouvelle approche sociale radicale, mais néanmoins pratique, qu’elle propose, est fondée sur des connaissances avancées qui permettraient de résoudre les problèmes sociaux auxquels le monde est aujourd’hui confronté.
Une des caractéristiques uniques de ce film, qui le différencie en termes de style de la plupart des autres documentaires, est qu’il exploite en parallèle un thème cinématique/dramatique dans le cadre duquel figurent de véritables acteurs qui jouent différentes scènes abstraites liées au message général du film. Il utilise également avec force de nombreux effets visuels et de l’animation en 2D et 3D, et n’a donc recours que ponctuellement aux caractéristiques traditionnelles des films documentaires.
Si vous n’avez jamais entendu parler du Mouvement Zeitgeist, ni du Projet Venus du génial Jacque Fresco, pas prêté attention aux analyses approfondies, sourcées des films, j’ai fait une “petite” playlist, qui commence et finit avec des vidéos plus courtes (introduction résumant l’aspiration, le principe ; analyse, critique et place de l’éducation…) : http://www.youtube.com/playlist?list=PL14540E34BB841A4C
(Je préférerais le revenu de base inconditionnel en tant que plan de transition, s’il devait y en avoir une : http://www.youtube.com/watch?v=-cwdVDcm-Z0 Mais le plan des 4 heures par jour tel que décrit a le mérite, à mes yeux, d’illustrer le noeud gordien du système “économique” actuel)
Présentation : Comment les produits chimiques qui contaminent notre chaîne alimentaire sont-ils testés, évalués, puis réglementés ? Au cœur de cette enquête , il y a une question fondamentale : comment les produits chimiques qui contaminent notre chaîne alimentaire sont-ils testés, évalués, puis réglementés ?
Au cours des 30 dernières années, le cancer, les maladies neurologiques (Parkinson et Alzheimer) ou auto-immunes, le diabète et les dysfonctionnements de la reproduction n’ont cessé de progresser. Comment expliquer cette inquiétante épidémie, qui frappe particulièrement les pays dits « développés » ? C’est à cette question que répond Notre poison quotidien, fruit d’une enquête de deux ans en Amérique du Nord, en Asie et en Europe.
S’appuyant sur de nombreuses études scientifiques, mais aussi sur les témoignages de représentants des agences de règlementation — comme la Food and Drug Administration (FDA) américaine ou l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) —, le film montre que la cause principale de l’épidémie est d’origine environnementale : elle est due aux quelques 100 000 molécules chimiques qui ont envahi notre environnement, et principalement notre alimentation, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Cette grande enquête retrace le mode de production, de conditionnement et de consommation des aliments, depuis le champ du paysan (pesticides) jusqu’à notre assiette (additifs et plastiques alimentaires). Elle décortique le système d’évaluation et d’homologation des produits chimiques, à travers les exemples des pesticides, de l’aspartame et du Bisphénol A (BPA), et montre qu’il est totalement défaillant et inadapté. Elle raconte les pressions et les manipulations de l’industrie chimique pour maintenir sur le marché des produits hautement toxiques. Enfin et surtout, elle explore les pistes permettant de se protéger en soutenant ses mécanismes immunitaires par la nourriture, ainsi que le démontrent de nombreuses études scientifiques (décriées par l’industrie pharmaceutique).
Une enquête de Marie-Monique Robin sur la contamination de la chaîne alimentaire par des milliers de produits chimiques, utilisés depuis la fin de la seconde guerre mondiale.
Présentation : Le mouvement Let’s Do It, World! est né dans un petit pays du nord de l’Europe, l’Estonie, où 50 000 personnes — soit 4% de la population totale — se sont réunies un 03 mai 2008 pour nettoyer en cinq heures de temps 10 000 tonnes de déchets sauvages et illégaux répartis sur tout le pays.
Alors, ça vous tente ? Let’s Do It, France! Let’s Do It, World!
Cette année, plus que 80 pays vont se mobiliser pour récurer la planète et venir à bout des déchets sauvages. Chaque pays organise une journée entre mars et septembre 2012 pour nettoyer les décharges illégales dans la nature à l’aide de milliers de volontaires et de bénévoles, de partenaires publics et privés, d’associations ou ONG. L’opération française est prevue le 22 septembre 2012.
Présentation : Son nom est Green, une femelle orang-outan, seule dans un monde qui ne lui appartient plus. C’est un voyage bouleversant à travers les yeux et les sentiments de l’un des derniers grands singes de Bornéo. Un témoignage puissant, une œuvre rare qui modifie pour longtemps le regard que nous portons sur la Nature et notre société. Green est le résultat du travail et de la volonté d’un seul homme : Patrick Rouxel, parti pendant plusieurs mois sans financement, seul avec une caméra dans la jungle de Bornéo. Un documentaire exceptionnel récompensé par 22 prix décernées aux quatre coins du globe. Une chose est sûre : impossible d’oublier les yeux de Green…
Il est question de comprendre les conséquences de la déforestation en indonésie et son impact sur l’environnement. Il est question de la condition animale. Il est question de dresser un portrait des industries du bois, du papier, de l’huile de palme et du bio diesel. Un très bon film qui montre uniquement par l’image la réalité de ce commerce qui nous favorisons en consommant des bois exotiques, du bio diesel et de l’huile de palme. A conseiller a toute personne désireuse de prendre conscience de sa réelle responsabilité de consommateur.
Ce film montre un cas parmi tant d’autre. La déforestation en indonésie ne doit pas être le bouc émissaire de notre déséquilibre environnemental. De nombreuses formes de commerce sont bien malheureusement en partie responsable de cette situation mondiale.
Présentation : Documentaire de France Mercille et Luce Cloutier, montage François Grondin, d’une durée de 43 minutes ce documentaire révèle l’impact sur les personnes vivant près des puits de gaz de schiste.La fracturation du sol pour libérer le gaz de schiste fracture aussi les hommes, les femmes et les enfants . Ce documentaire a reçu une motion à la chambre des communes par mr. Mathew Dubé du NPD.Vos commentaires seraient appréciés ! Reportage de JE à voir …traitement de faveur à l’industrie du gaz de schiste… copiez l’adresse suivante dans la barre d’adresse : http://tva.canoe.ca/emissions/je/reportages/115826.html
Présentation : Le gaspillage et les scandales alimentaires. Les quantités de nourriture jetées chaque année sont effarantes. En cause, un système économique où il est plus rentable de jeter que de donner.
Les dates limites de consommation incitent les grandes enseignes de supermarché à jeter leurs produits environ 7 jours avant la date limite de consommation pour montrer la réelle fraîcheur des produits vendus.
Une aberration contre laquelle certains s’engagent en mettant en place des systèmes alternatifs efficaces. Pourquoi ces solutions ne deviennent pas la norme.
De nombreux mouvements et initiatives locales se mettent en place pour proposer des solutions viables et alternatives à ce système déficient : Les Paniers de la mer récupèrent les invendus de poissons à la criée, les préparent pour les distribuer aux associations caritatives d’aide alimentaire aux plus démunis. A la préparation, ce sont 4 salariés permanents et une vingtaine de personnes en réinsertion qui s’activent, fiers du rôle qu’ils jouent par le biais de cette activité. Article détaillé sur Terra Eco Le réseau des épiceries solidaires lutte contre l’exclusion en proposant à ceux qui n’y ont pas toujours accès un magasin d’alimentation générale avec des produits valant autour de 20% du prix usuel. Cette participation financière symbolique de la part des bénéficiaires est une façon de participer à la dignité des personnes qui se sentent ainsi moins redevables. Interview de Guillaume Bapst, créateur du réseau des épiceries solidaires Le mouvement alternatif et militant des Freeganers dont le mode d’alimentation principal est basé sur la récolte de produits gratuits dans les containers à déchets. Il démontre ainsi l’absurdité du gaspillage alimentaire pratiqué dans nos sociétés. La Tente des Glaneurs. Cette association, née à Lille en décembre 2010, a pour principe de collecter les invendus des commerçants des marchés afin de les distribuer à ceux qui en ont besoin à la fin. La distribution est assurée par un réseau de bénévoles.
Présentation : Pendant deux ans, Nikolaus Geyrhalter a placé sa caméra au coeur des plus grands groupes européens agricoles, nous donnant accès des zones inaccessibles. Il a filmé les employés, les lieux et les différents processus de production pour réaliser un documentaire cinéma qui interroge et implique intimement chaque spectateur. Notre pain quotidien ouvre une fenêtre sur l’industrie alimentaire de nos civilisations occidentales modernes. Réponse à notre sur-consommmation, la productivité nous a éloigné d’une réalité humaine pour entrer dans une démesure ultra-intensive qui a rejoint les descriptions des romans d’anticipation. Cadrages minutieusement composés, images cristallines, montage fluide construisent un film sans commentaire, sans propagande, dont les images parlent et demeurent. Notre Pain Quotidien questionne, inquiète et fascine.
Présentation : La désobéissance civile est le refus de se soumettre à une loi, un règlement, une organisation ou un pouvoir jugé inique par ceux qui le contestent. Le terme fut créé par l’américain Henry David Thoreau dans son essai Résistance au gouvernement civil, publié en 1849, à la suite de son refus de payer une taxe destinée à financer la guerre contre le Mexique.
En Europe, même si le recours au concept de désobéissance civile a tardé à être formulé, l’idée de la résistance à une loi inique ou injuste a existé bien avant le XIXe siècle. Aujourd’hui, le concept s’est étendu à de nombreuses personnes notamment par les actions très médiatiques des altermondialistes ou celles des mouvements anti-pub, certains ne voyant dans ces actions que la dégradation de biens, d’autres y voyant un acte salutaire de désobéissance civile, visant à faire modifier la politique des autorités.
Présentation : Moi j’adore les J.O. et je vous le fais savoir ! Rejoignez nous sur Facebook : http://www.facebook.com/M.Mondialisation Au nom de ceux qui aspirent à des Jeux Olympiques équitables, libérés du système totalitaire marchand. Réalisateur et Texte : Mr Mondialisation.
Voili voilou. Ceci est probablement mon dernier article sur ce blog à propos de l’économie, de la politique…, du moins sous la forme de “partage” de reportages, documentaires… Vous avez déjà un paquet de données à mirer, découvrir, digérer, apprécier…, mais si vous voulez me suivre sur twitter : http://www.twitter.com/France_Toulouse et puis vous pouvez vous inscrire à la newsletter d’un point de vue : http://un.point.de.vue.free.fr
Bon surf, bonne fin d’été, début d’automne etc. @ peluche !
Au passage, si vous voulez semer des graines où vous passerez :
Il était une fois des Incroyables Comestibles… Petite vidéo explicative : Incredible Edible Todmorden - Reportage (VO-ST / Français) :
Présentation : Court-métrage mettant en évidence le travail totalement novateur d’auto-production de l’alimentation locale des “Incroyables Comestibles de Todmorden” par la participation des habitants en coopération avec les forces économiques, associatives et politiques du territoire, rendant possible l’autonomie alimentaire de la population.
Rapports des travaux en français sur l’expérience de la Transition “Incredible Edible Todmorden” et de la Nouvelle Économie Vertueuse de l’abondance partagée rendue possible par le processus de co-création du Nouveau Paradigme avec la participation citoyenne : http://www.incredible-edible.info/?page_id=690
Pour s’investir dans le mouvement visant une économie basée sur les ressources, lire un guide d’actions concrètes, possibilité de rejoindre une “branche locale”… cf : http://sinvestir.mouvement-zeitgeist.fr/
Vidéos :
- qui “résume” le projet Venus : Paradis, ou Perdition ? - Le film :
- A voir aussi : Andrew Buxton : Présentation de l’équipe design du Projet Venus :
Présentation : Présentation donnée lors du Zeitgeist Day 2011 de Londres (mars 2011), dans laquelle Andrew décrit le processus de communication des concepts du Projet Venus (les villes circulaires, en particulier) à travers des rendus 3D.
- Zeitgeist 2 : Addendum :
Présentation : Depuis début décembre 2008, la suite du documentaire “Zeitgeist : The Movie”, intitulée “Zeitgeist : Addendum”, tente de cerner les causes principales de cette corruption sociale envahissante, et offre une solution. Cette dite solution n’est pas basée sur la politique, la moralité, les lois, ni aucune autre constitution, mais plutôt sur une compréhension moderne et non-superstitieuse de ce que l’on est de notre lien à la nature, de laquelle nous faisons partie. Cette œuvre préconise un nouveau système social adapté à la connaissance moderne, hautement influencé par le travail de Jacque Fresco et du Venus Project. Le film est disponible sur Internet gratuitement et propose un système alternatif à la société actuelle.
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