Blog littéraire, artistique de Pascal Lamachère

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Balise - science fiction

Fil des billets - Fil des commentaires

mercredi, mars 11 2009

Jeu de rôle sur forum Firrriöne ou la Terre de Tolkien, nouvelle introductive

bannière jeu de rôle par forum la Terre de Tolkien


Il était une fois, dans une loin­taine galaxie…

« Attends, grand Pah ! Si l’his­toire se déroule sur la pla­nète où l’on va aller, elle ne se trouve pas dans une galaxie loin­taine, non ? »
« Je suis d’accord avec Tibon, le début est nul ! »
« Les enfants ! Lais­sez Pah con­ter l’his­toire ! »
« Merci Luna. Tibon, Veline, j’aurais pu adap­ter cette his­toire à votre géné­ra­tion, mais com­pre­nez qu’il s’agit de se met­tre à la place de ceux qui atten­daient que les éclai­reurs revien­nent de plu­sieurs galaxies ! Bon, je reprends… »

Il était une fois, dans une loin­taine galaxie, une expé­di­tion humaine com­po­sée des vais­seaux spa­tiaux Sky­wal­ker 6, Pot­ter 7, Sda 3, Dis­que Monde 36 et Kok 1. Depuis Terra Octa, l’expé­di­tion avait tra­versé le cen­tre de l’uni­vers, le voile rouge du cen­taure, la galaxie gelée de Vela­nore la bleue, avait réussi à évi­ter de peu l’attrac­tion des cra­tè­res for­més par les galaxies jume­lées bap­ti­sés les Mires

« Bip ! Firr­riöne moins 45 bat­te­ments ! »

Lou lança un regard atten­drit et fit un petit signe de la main vers sa petite famille réu­nie sur un fau­teuil en forme d’étoile, dans une pièce ovale trans­lu­cide. Bien qu’il n’était pas tech­ni­que­ment utile, le com­man­dant de la navette devait être pré­sent à l’arri­vée. Celui-ci était resté debout, près de l’entrée, et n’avait que quel­ques pas à faire et un élé­va­teur à pren­dre pour se retrou­ver dans la salle des navi­ga­teurs-ser­veurs-androï­des où les rôles et les tâches s’effec­tuaient et se chan­geaient en fonc­tion d’un plan­ning écrit au bat­te­ment près, avec un sur­plus d’effec­tif dédié à « l’impré­vi­si­bi­lité humaine ». Seul le rôle de Lou n’était pas inter­chan­gea­ble. Pour la sta­gna­tion (équi­va­lent de l’atte­ris­sage) le pro­to­cole exi­geait la pré­sence d’un humain à qui le rôle avait été con­fié et enre­gis­tré dans la base de don­nées. Si jamais il avait trouvé la mort avant de rem­plir son rôle, la navette se ser­rait mise à l’arrêt le temps que les auto­ri­tés com­pé­ten­tes enre­gis­trent un nou­veau res­pon­sa­ble.

Pour­quoi un être humain est-il indis­pen­sa­ble pour l’arri­vée ? Allez deman­der cela à l’équi­page test du nou­veau pro­to­cole qui devait démon­trer que cette étape, entre autre, était inu­tile, que les ordi­na­teurs pou­vaient juger par eux-mêmes si suf­fi­sam­ment bien pro­gram­més. Seu­le­ment, vous ne pour­rez inter­ro­ger que la copie de leurs cons­cien­ces avant le moment fati­di­que. Ils ont tous trouvé la mort en atter­ris­sant dans un lieu mal­famé. Même pas à cause de pira­tes de l’espace qui les auraient pris par sur­prise. Non. Ils s’étaient retrou­vés dans un lieu peu­plé par une espèce de mou­tons noirs qui s’étaient avé­rés être des car­ni­vo­res plus dan­ge­reux et plus effi­ca­ces que des lions affa­més cou­plés à des piran­has. Un com­man­dant humain bien formé aurait inter­dit l’appro­che sans s’être assuré que ces créa­tu­res ne repré­sen­te­raient aucun dan­ger. Le cer­veau infor­ma­ti­que les avait pri­ses pour des mou­tons de Terra Prima bour­rés de méla­nine et n’avait pas cher­ché plus loin. Le pro­gram­ma­teur, après s’être excusé, avait pro­posé d’affû­ter son pro­gramme, mais suite à ce drame ses détrac­teurs ont eu gain de cause : pour­quoi rem­pla­cer un homme qui fera tou­jours par­fai­te­ment son tra­vail, avec un ris­que 0 si bien épaulé par la tech­no­lo­gie qu’il a à dis­po­si­tion ?

Lou avait donc quitté les siens en cou­rant pour faire son der­nier devoir au cours du voyage entre­pris une année humaine aupa­ra­vant, 7 années après le pre­mier con­tact avec les firr­riö­nei­mos. Lors de sa sélec­tion en tant que com­man­dant pour ce voyage, et pen­dant sa for­ma­tion, sa curio­sité avait été émous­tillée au point qu’il aurait posé les pieds même s’il y avait un nid de Pira­tons (les créa­tu­res qui avaient été pri­ses pour des mou­tons noirs).
En pre­mière « décou­verte annon­cée et atten­due », au moment où il mit les pieds dans la salle des navi­ga­teurs-ser­veurs-androï­des, la navette tra­versa le voile de brume qui entou­rait la pla­nète et englo­bait pres­que la moi­tié de cette galaxie. Un espace blanc cré­meux s’éten­dit à perte de vue, les étoi­les se dis­tin­guè­rent à peine et même les yeux les plus acé­rés ne purent jurer qu’il y avait un uni­vers vaste au-delà. Étant donné qu’aucun ins­tru­ment de mesure humain n’avait pu cap­ter cette par­tie blan­che de l’uni­vers, et étant donné les décou­ver­tes fai­tes sur Firr­riöne, ce phé­no­mène avait trouvé une expli­ca­tion magi­que au sein des bou­ches et des cer­veaux aussi bien vivants qu’infor­ma­ti­ques.

Le com­man­dant se trouva main­te­nant face à une vue miri­fi­que de la pla­nète ter­mi­nus. Il savoura ces quel­ques ins­tants, le cham­bou­le­ment créé par des efflu­ves magi­ques dan­sant autour de son corps puis tra­ver­sant les pores de sa peau. Il fris­sonna et épous­seta fiè­re­ment sa tuni­que océane aux épau­let­tes étoi­lées. Il se trou­vait à des cen­tai­nes de mil­lions d’années lumière de ce que ses pairs pen­saient être la pla­nète de l’ori­gine humaine et se trou­vait à la fois insi­gni­fiant et ouvert à un pou­voir sans bor­nes. L’ima­gi­na­tion de ses ancê­tres n’étaient-ils que des relents d’une réa­lité qu’ils avaient jadis effleu­rée grâce à leur sixième sens et dans laquelle ils bai­gnaient à pré­sent ? Sur­nom­mer Firr­riöne la Terre de Tol­kien était un de ces hom­ma­ges ren­dus his­toire de par­ta­ger la décou­verte avec leur mémoire. En y repen­sant, Lou se féli­cita d’avoir voté pour.

La vague de plai­sir passa et les impé­ra­tifs rap­pe­lè­rent à l’ordre le nou­veau magi­cien : il avait attiré dans sa main un verre de jus de pirias qui trô­nait sur le pla­teau-main d’un ser­veur pen­dant que le mes­sage « Ordre à don­ner » cli­gno­tait sur le devant trans­lu­cide du cock­pit.
 
« Ova ? Affi­che-moi notre lieu d’atte­ris­sage ! »

La carte de la pla­nète s’affi­cha puis laissa place à la carte du con­ti­nent et enfin un zoom fut fait sur une cité jusqu’à ce qu’une infra­struc­ture prenne toute la place. Lou cons­tata que tout était « nor­mal » et le dra­peau blanc était hissé au som­met du bâti­ment qui devait les accueillir.

« Ova, je cer­ti­fie que la sta­gna­tion peut débu­ter ! »

Ova, l’ordi­na­teur vigile avancé, lui demanda d’appo­ser son front con­tre le scan­ner de neu­ro­nes. Lou avait déjà entamé le geste et le laser fit aus­si­tôt son oeu­vre. Il avait hâte de se dégour­dir les jam­bes sur cette terre… et de décou­vrir quel serait son second pou­voir. D’après les témoi­gna­ges recueillis, chez les adul­tes le second pou­voir se mani­fes­tait quel­ques bat­te­ments après avoir res­pi­rée la pla­nète. Plus que 2 bat­te­ments et cela serait pos­si­ble…

Il était une fois une pla­nète où la magie était aussi pré­sente que l’air dans les pou­mons d’un vivant, une pla­nète où se côtoyaient des tech­no­lo­gies dites pri­mi­ti­ves et des tech­no­lo­gies de l’ère bap­ti­sée l’âge d’Isaac Asi­mov ou plus com­mu­né­ment l’âge sf, une pla­nète où se tra­mait depuis la nuit des temps la des­ti­née du grand tout dans l’ombre du big-bang, dans l’ombre des étoi­les de l’uni­vers connu…
Il était une fois une pla­nète où moult guer­res épi­ques en avaient fait explo­ser des mor­ceaux, une pla­nète où, au prix de la désin­té­gra­tion de quel­ques « pre­miers », un mel­ting-pot de créa­tu­res fée­ri­ques et démo­nia­ques avaient finies par trou­ver une paix pré­caire sur la majo­rité de sa sur­face (du moins ce qu’en avaient déduit les « étu­diants »)… La venue des vais­seaux avait cham­bou­lées les for­ces en pré­sence et les « gar­diens » avaient dû faire face à l’écume de trou­bles, suf­fi­sam­ment con­te­nus pour être cachés de la con­nais­sance des « sur­veillants » humains.

La suite, l’his­toire à venir des êtres vivants de cette pla­nète fut écrite par cha­cun, anciens et nou­veaux… Y pren­drez-vous part ?

*         *
                                                                                                    *



dimanche, février 8 2009

Jeu de rôle et jeu, atelier d'écriture 'Des lumières dans l'ombre de la nuit'


Yope, nouvelle mission de jeu d’écriture ou d’atelier, selon la façon dont chacun l’abordera. Enfin, avant, je vous annonce l’ouverture prochaine du jeu de rôle sur le forum généraliste. Même si vous ne pouvez y consacrer que quelques minutes tous les 3-4 jours cela devrait « suffire ». C’est juste histoire de s’amuser un peu sans que cela prenne trop de temps. En ce qui concerne l’univers du jeu, ce sera de la viande heroic fantasy accompagnée de légumes de science fiction et d’une sauce rieuse, humoristique.

Pour accéder directement à la partie du forum qui lui sera consacrée cliquez ici.

Pour vous inscrire au forum et y participer, cliquez ici. Si jamais vous avez des problèmes avec le formulaire d’inscription, vous pouvez utiliser le formulaire de contact du blog pour me prévenir et que je vous aide à régler le problème ou que je vous inscrive de mon côté, cliquez ici.

Passons maintenant à votre nouvelle mission d’écriture…

Consignes : * S’inspirer du titre « Des lumières dans l’ombre de la nuit » ainsi que de la photographie.

* Vous pouvez écrire quelques mots, quelques vers, quelques phrases, un bout d’histoire, toute une histoire, seule ou à plusieurs, participer une ou plusieurs fois… En clair, vous pouvez « traiter le sujet » comme bon vous semble. Si jamais votre production, votre participation fait écho, fait suite à celle d’un(e) autre, merci de l’indiquer en remettant avant vos mots ceux de(des) l’autre(s) ou en mettant une mention du genre « suite de nom/pseudo de la(des) personne(s) ».

Note : Pour lire les participations, pour participer, pour poster votre (vos) contribution(s) il faut utiliser le système, le formulaire des “commentaires” (il y a deux phases, une où vous devrez cliquer sur “prévisualiser” et une où vous devrez cliquer sur “envoyer”)