Blog littéraire, artistique de Pascal Lamachère

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samedi, avril 30 2016

Le journal de Personne de mars avril et film SACRIFICE


Couverture Le journal de Personne de mars avril avril 2016
Oyez, oyez !

* Un essai de numéro d’e-zine avec les billets de Per­sonne a été fait, est dis­po­ni­ble gra­tui­te­ment à cette adresse : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/lejour­nal­de­per­son­ne­mar­sa­vril.pdf

Vous y retrou­ve­rez les tex­tes des billets de Per­sonne de mars et d’avril, une inter­view qu’elle a accordé fin février et des de billets remis en avant der­niè­re­ment sur son site.


affiche SACRIFICE avec photographie Personne dans coffre

* Le der­nier film de Per­sonne, SACRI­FICE est sorti. Une “page gui­chet” a été mise en place : http://www.infos­ce­na­rio­de­per­sonne.com/gui­chet-film-sacri­fice/

* Rap­pels :

- Vous pou­vez main­te­nant réser­ver une séance de phi­loa­na­lyse avec Per­sonne : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/reser­vez-seance-de-phi­loa­na­lyste-per­sonne/
« On s’entend mieux soi-même quand ça passe par l’autre »
Per­sonne

- Vous pou­vez vous offrir ou offrir l’ebook Le manus­crit de Per­sonne au for­mat kindle sur : http://www.ama­zon.fr/manus­crit-Per­sonne-ebook/dp/B01B­DRA116/

Il s’agit d’un recueil de tex­tes que Per­sonne a écrits pour son jour­nal, phi­lo­so­phi­ques, poé­ti­ques, poli­ti­ques, spi­ri­tuels etc. Pour plus de détails, voir la des­crip­tion et extrait sur la fiche ama­zon.

À savoir que si vous n’êtes pas en France, vous devriez pou­voir le trou­ver sur la ver­sion d’ama­zon de votre pays en fai­sant une recher­che des­sus avec le titre de l’ebook, Le manus­crit de Per­sonne, que les livres kindle peu­vent être lus sur divers sys­tè­mes, pas uni­que­ment sur les liseu­ses (cli­quez, une fois sur la fiche, sur « Dis­po­ni­ble uni­que­ment sur ces appa­reils »), et que vous pou­vez obte­nir une appli­ca­tion gra­tuite pour le lire (cf. la fiche ama­zon, du moins pour la ver­sion publiée sur ama­zon.fr).

Bon début de week-end !

@ pelu­che !


samedi, août 22 2009

Dernier jeu plumeux ? Un dernier ptit jeu d'écriture ? Un cadavre exquis urbain...


illustration cadavre exquis urbain Paris Bordeaux Berges Garonne vue tour eiffel

(* Pour voir en plus grand la photographie du parc du Champ-de-Mars et de la tour Montparnasse, cliquez ici
* Pour la photo de « Paris », cliquez ici
* Pour la photographie des berges de la Garonne à Bordeaux, cliquez ici)


Oyez, oyez !

Les jeux d’écriture sur le blog ne semblent plus titiller les plumes-claviers que vous avez au bout des doigts. Aussi, celui-ci est probablement le dernier. Et pour la symbolique, après avoir débuté par une escapade au grand vert campagnard, vous êtes invités à clore ce voyage collectif dans les paysages lettrés par un retour à la « civilisation urbaine », ou par un départ si vous habitez au sein de la nature, loin des villes.

Trêve de claviardage…

Késako un cadavre exquis urbain ? Ce n’est pas une histoire de meurtre à élucider collectivement et qui nécessiterait une finesse d’esprit, une savoureuse plume. Il s’agit simplement « simplement » d’un jeu collectif dans lequel chaque participant ignore, normalement, la contribution des autres, avant de pouvoir apprécier le résultat final. Le médium d’expression est à choisir d’un commun accord entre le pictural et les mots. Ici, ce sera, comme vous l’aurez compris, un jeu d’écriture.

votre mission sera/est :

- d’écrire un bout de phrase sur le modèle nom-adjectif-verbe-COD-adjectif, soit la partie nom-adjectif-verbe (le conducteur fatigué rate), soit, si la première a déjà été écrite, la partie COD-adjectif (le vélo bleu). Vous pouvez faire un peu plus long, détailler votre partie (En début de matinée, le conducteur fatigué rate…), mais il ne faut pas perdre de vue que même si c’est délirant, au final, il faut que la construction de la phrase soit « cohérente ».

- de vous astreindre à ne pas lire ce que vos prédécesseurs ont écrit, vous limiter au décompte du nombre de participations (normalement équivalent au nombre de commentaires affichés) avant votre contribution *, afin de savoir si vous devez écrire la partie nom-adjectif-verbe (s’il y a un nombre pair de participants avant vous) ou si c’est la partie COD-adjectif qui vous revient (si c’est un nombre impair de participants). Afin que le nombre de messages ne soit pas trompeur, je vous demande de ne pas poster de commentaires, réactions, ou si vous le faites, merci de mettre avec une participation. Notez que vous pouvez participer plusieurs fois si vos contributions sont espacées entre au moins un autre participant.

Le thème de ce cadavre exquis est « Urbain » (tout ce qui peut avoir un rapport avec la ville, la civilisation humaine dans les huttes en béton…). Vous avez jusqu’à la fin novembre 2009 pour apporter votre (vos) contribution(s), ensuite vous serez libre de commenter sans apporter vos mots à l’édifice, ainsi que de le continuer si vous en avez l’élan (mais cela deviendra plus délicat pour « suivre », vous devrez prendre connaissance, prendre en compte les interventions précédentes). J’éditerai ce message passé ce délai, et de temps en temps si on continue ce jeu, pour mettre le « résultat » et la liste des participants.

@ votre plume-clavier ! ou bonne continuation de surf !


* P.S : pour poster une participation, cliquez ici ou sur le nombre de commentaires ci-dessous, remplissez le sorte de formulaire, puis cliquez sur « Prévisualiser » puis sur « Envoyer ».

P.P.S : pour ceux qui sont sur FACEBOOK J’ai mis en place, il y a peu, un forum de discussions. Si ça vous dit de parler littérature, ciné, sports, actualité, philosophie, science, recettes de cuisine, musique etc. sur un forum-groupe, n’hésitez pas à y tremper votre clavier. Cliquez ici pour accéder à la page du forum et ici pour accéder à la liste des sujets déjà ouverts

jeudi, janvier 15 2009

Suite 4 et fin chapitre 1 du roman à suivre 'Les pages déchirées' (partie 5)



Pour (re)lire la quatrième partie cliquez ici


Dehors, la chatoyante faisait frémir les rues animées de couleurs. Après quelques pas séparant l’antre de son immeuble de la route, le chineur de plume se figea. Les tutures et compagnie semblèrent l’inviter à se joindre à leur danse motorisée. Greendle se sentit attirer et fit un pas, puis deux… puis hésita, s’arrêta comme un automate qui a fini sa série de mouvements. Il était à deux mètres de la crêpe humaine, le regard perdu dans le vide. Il se tourna dans la direction opposée à Saint-Sernin, se figea de nouveau. Une drôle de sensation le submergea, un peu comme s’il  venait d’avoir une prémonition indescriptible, dont seul comptait la répulsion. L’anglais tressauta et secoua la tête, se retourna dans la direction qu’il avait prévu de prendre… et la suivit.

« Lorsque la lueur des possibles est voilée,
un chemin unique a été pris, une ligne tracée
et il n’est plus possible de faire marche arrière,
reste plume, témoin du retournement de terre… »

Greendle passa par le jardin des plantes, se mit à flâner lorsqu’approcha la statue en hommage à Saint-Exupéry et à son petit prince. Un groupe de jeunes jouait au rugby non loin, en grande partie sur la pelouse. Il porta son regard de la statue à leur ballon ballotté d’une main à l’autre, « déconnecta » son oreille saturée par les appels au ballon des uns et des autres, les conseils de placement des capitaines et entraîneurs de fortune, concentra ses sens sur la vue. Il la dirigea vers le ciel. Des anges lui semblèrent danser dans les interstices des nuages…

Quelques oraisons plus loin, le photographe-reporter se planta un instant sous la branche d’un arbre, subjugué par quelques fleurs aux alentours. L’ovale échappé des mains d’un joueur arriva dans sa direction. Il essaya d’apprécier la trajectoire de manière à bien le réceptionner et se rendit compte qu’il était déjà parfaitement placé. Lui avait-on sciemment envoyé le ballon ? Le fruit du hasard ? Sans plus pousser l’enquête, il rendit l’objet à l’envoyeur et ne se sentit pas de rester…

Au moment où notre chineur arriva sur la place, en face de l’église, les cloches sonnèrent 11 h et… ? Il réalisa qu’elles rythmaient aussi les quarts d’heure. Il lui sembla que ce fut la première fois qu’il y prêtait attention. Celle-ci passa des cloches à un trio. Trois couvres chef de pirates sortirent d’un bar et vinrent dans sa direction. Greendle secoua la tête, essayant de chasser les bribes de son dernier cauchemar. Il fut aidé par la vision d’une fleur asiatique qu’il effleura. Il en fut plus troublé. En plus du souffle coupé, son cerveau se liquéfia, il devint tout pâle, mais pour une sensation bien plus agréable. Le battement aurait pu paraître éternel si sa « raison » n’avait refait surface. Il détourna le regard, se dirigea vers l’emplacement de mister Shakire Jackson.

Toujours assis aux milieu de sa « boutique de rue », le vendeur aux merveilles enrubannées par des mots - des histoires à dormir sur une page des milles et une nuit – était en fin de conversation avec une jeune dame en robe pourpre portant sur la tête un chapeau assorti.

- J’vous assure que ça les vaut ! M’enfin, tant pis, j’ai un acheteur pour la plume qui m’attend ! Si vous ne prenez pas le lot, ça vous passera sous la page ! asséna Shakire en montrant Greendle de la main.

- Je… euh… Si vous trouvez un pigeon pour ça, tant mieux pour vous ! Moi, c’est pas mon affaire. Au-revoir ! Conclut la dame sur un ton hautain après s’être tournée dans la direction de la main.

- Bye belle dame ! Beau jour maille lord ! Vous êtes vous bien enivré ? Avec le temps qu’il fait aujourd’hui, vous avez pas fini ! s’empressa de rebondir Shakire, sans se dépareiller de son air jovial mais avec un grain qui trahissait sa déception de laisser filer une potentielle cliente.

Greendle se sentit mal à l’aise. L’air de rien, il venait d’être dévisagé avec un regard  qu’il avait ressenti comme légèrement dédaigneux et par une bouche qui l’avait étiqueté comme potentiel pigeon. Il ne laissa cependant pas transparaître sa susceptibilité et afficha un sourire poli. Il ne répondit néanmoins pas tout de suite. Ses noisettes verdâtres se tournèrent vers la plume dorée, son corps se dodelina sous l’effet de son envie de s’en saisir.

- Merci de votre… so… sollici… tude ? Je… Euh… On peut passer les amabilités ? J’ai vraiment envie de cette plume mais il m’en coûterait de devoir me débarrasser de trésors pour un lot que je ne désire pas ! souffla-t-il presque.

… La discussion fut plus rapide et le dénouement plus heureux que notre chineur ne l’avait espéré. Sans devoir vendre un de ses livres, Greendle put acheter la plume et un encrier sculpté dans du bois d’ébène qui aurait appartenu à quelqu’un dont il avait déjà oublié le nom au moment où il prit congé.

L’anglais occupa le reste de sa journée à faire ce qu’il avait prévu, à profiter du beau temps, à prendre des photos, à user du clavier, à lire… et à « faire connaissance » avec sa plume dorée.

Le soir venu, avant de se coucher, Greendle consulta ses messages. Il lut en premier la réponse de Liloo à ses conseils. Ce fut à son tour de s’inquiéter. Elle lui avait répondu en une sorte de poème dont la forme et l’envolée ne lui ressemblait guère, du peu qu’il en avait lu, mais qui le prit aux tripes.

« Quand les mots m’ont blessée,
J’ai apprivoisé le silence,
Quand le silence m’a blessée, « lésée »,
Je me suis réfugiée dans le monde de l’esprit,
Et quand mes rêves s’y sont égrenés,
Ont été entrechoqués, brûlés dans l’« immobilité »
Face à la mobilité du feu de la vie,
J’ai tardé à réagir et ai rejoint l’ombre,
La dernière parcelle avant le néant ?
Là, mon vent et mon volcan aux nues
N’ont trouvé que l’écho du sans temps…
Puis un jour, avant la grande éruption, j’ai ouvert la fenêtre
Et dans les bras de mère poésie je me se retrouvée…
La plume à la main et les cimes pour seule quête,
Ô grande littérature, jamais je ne la lâcherai !

Ton amie,
Liloo »

Greendle hésita quant à sa réponse. Se disant qu’il valait mieux qu’il évite de trop en faire, il lui décrit d’abord sa première réaction, broda ensuite autour.

« Hello,

Je viens de te lire juste avant de rejoindre la dimension où l’impalpable devient palpable et vice versa. Tes mots m’ont presque ôté les miens. Tu es la poétesse que je ne suis pas. Tu me diras, normal, je suis un homme. Mais sans moquerie, sans plaisanterie, tu as fait mouche, je ne tenterai plus de te détourner de ton chemin poétique. Ceci dit, l’invitation à écrire à deux plumes tient toujours. Ce que tu voudras !

@micalement,
Greegree »

Notre jeune lord envoya son message, consulta les autres qu’il avait reçus puis alla rêver…


« - Qu’y a-t-il dans et derrière cette brume ?

- Des réponses à éclaircir.

- Et si j’en ai pas vraiment ?! Si les questions m’ont échappées ?

- Alors tu sauras.

- Quoi ?

- Ce qui est, ce qui compte, l’essence de l’être… »

Le lendemain, les yeux ouverts, le stylo sur son calepin des rêves, il nota ce dialogue insolite qu’il avait eu avec la plume chinée. Le plus déroutant pour lui c’est qu’il ne se souvint pas d’avoir fait d’autres rêves, et encore moins qu’il y avait eu un cadre autour du dialogue. Hésitant quant à l’interprétation qu’il pouvait en faire, il lorgna du côté de son ordinateur, songeant à faire une recherche sur un site dédié aux rêves. Il n’eut cependant le temps de s’attarder sur l’étrangeté, une journée de reportage l’attendait et il fallait qu’il s’empresse de se préparer.

Fin du chapitre 1 - Greendle et la plume chinée

à suivre / to be continued - cliquez ici pour lire la suite et début du deuxième chapitre du roman Les pages déchirées

© Pascal Lamachère – novembre-décembre 2008 – Janvier 2009