Blog littéraire, artistique de Pascal Lamachère

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vendredi, novembre 25 2016

À vos souhaits !, Le journal de Personne de septembre-novembre 2016, poèmes, contes




À vos sou­haits ! : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2016/11/a-vos-sou­haits/


Couverture Le journal de Personne de septembre novembre 2016

* Un qua­trième numéro d’e-zine du jour­nal de Per­sonne est dis­po­ni­ble, avec les publi­ca­tions de sep­tem­bre au 23 novem­bre 2016. Vous pou­vez télé­char­ger gra­tui­te­ment le fichier à cette adresse : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/lejour­nal­de­per­son­ne­sep­tem­bre­no­vem­bre.pdf

* Vous trou­ve­rez les 3 ezi­nes pré­cé­dents, une vidéo rétros­pec­tive com­po­sée cette fois d’extraits de l’année anni­ver­saire 2015-2016, et cætera, sur : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/joyeux-anni­ver­saire-per­sonne-retros­pec­tive/

* Per­sonne s’auto­pro­dui­sant, elle ne peut comp­ter que sur notre sou­tien, le sou­tien des inter­nau­tes, alors si vous en avez l’élan, pour sou­te­nir Per­sonne et le film “Le pro­cès d’un pro­cès” vous pou­vez deve­nir copro­duc­teur dona­teur (com­prend lien d’accès à la page où vous pour­rez voir le film) : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/cam­pa­gne-de-sou­tien-film-pro­ces-dun-pro­ces/

ou pas­ser par la case “Cam­pa­gne de sou­tien pour les films et le jour­nal de Per­sonne” : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/cam­pa­gne-de-sou­tien-films-jour­nal-de-per­sonne/

Pour ceux qui décou­vrent Per­sonne et son jour­nal, et pour ceux qui n’auraient pas encore fait le tour des archi­ves, vous trou­ve­rez plus de 1000 billets-vidéos sur la chaîne you­tube : http://www.you­tube.com/user/lejour­nal­de­per­sonne

Le site du jour­nal de Per­sonne : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com

Page fan Face­book de son jour­nal : https://www.face­book.com/lejour­nal­de­per­sonne

Sa page perso : https://www.face­book.com/infos­ce­na­rio­de­Per­sonne

* Divers liens (art, actua­lité, alter­na­ti­ves diver­ses) : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/per­son­nea­per­sonne.php

* Quel­ques tex­tes poé­ti­ques :

Vive­ment

Ins­piré de : L’Escale



http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2016/11/les­cale/

Vive­ment qu’un jour la France,
Qu’un jour dans le monde,
L’impé­ria­lisme soit rendu sou­ve­nance,
Ainsi que dans le ciel et sur terre, les fron­des

Vive­ment qu’un jour les mar­chands d’armes,
Qu’un jour les jon­gleurs avec vie,
Les créa­teurs de vacar­mes
Écou­tent les souf­fles qui réson­nent jusqu’aux par­vis

Vive­ment qu’un jour la France,
Qu’un jour des citoyens
Arri­vent à faire con­ver­gence,
A chan­ger le mau­vais sort fait aux « indiens »

Vive­ment qu’un jour les spé­cu­la­teurs,
Qu’un jour les mar­chés des ingé­ren­ces
Soient ren­dus cen­dre par la bien­veillance,
De l’enchan­te­ment dans les cœurs

Vive­ment qu’un jour, dans la vie des che­mins,
Qu’un jour au-delà des tem­pê­tes et des erran­ces,
Se par­tage l’eau fraî­che et se mul­ti­plient les pains
Entre voya­geurs et séden­tai­res, le ciel étoilé pour puis­sance.

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Des roses et des hori­zons

Ins­piré de : La guerre des roses : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2016/11/la-guerre-des-roses/

Des fleurs des champs de la France,
En effer­ves­cence,
Choi­sis­sent une rose
Et font des tran­chées
Pour que la leur soit his­sée,
Trône un temps en vir­tuose

Dans les allées du jar­din,
Des jar­di­niers arro­sent,
Diver­ses pla­ces en lien,
Ils choi­sis­sent aussi de la rose,
Les épi­nes et les péta­les
Uti­li­sés pour leur Graal

Un jar­din, des outils et des camps,
Cer­tai­nes fleurs hési­tent
Face au jeu des urnes en rite,
Tour­nées vers le ciel ou leur champ,
La rosée de l’aube en créa­tion,
Mais la voie d’Ély­sée à son hori­zon.

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Le visage du bon­heur

Ins­piré de : Veux-tu être heu­reux ? : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2016/11/veux-etre-heu­reux/

A l’ins­tant
Où se voit le visage d’un(e) heu­reux(se),
Une carte tirée et jouée sous le signe de la bonne étoile,
Île para­di­sia­que trou­vée et savou­rée au hasard des cieux

Et qu’importe s’il n’est que fugace,
si l’heur n’est pas à la bonne heure,
si les remous de la trame font boire de la tasse,
c’est un tout qui fait s’épa­nouir les fleurs

Le fil se déroule « pas » après « pas »,
avec les ins­tants man­qués et de grâce,
de « da capo » à la page sui­vante de la voie,
des sorts se font avec ou sans audace

Puis, pour cer­tains, un ins­tant,
La bonne heure au visage de bon­heur,
Se par­tage les mets et de l’humeur joviale,
Et du prin­temps à l’hiver, du fond des yeux.

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Sen­sa­tion

Ins­piré de : La névrose : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2016/11/la-nevrose/

Une réflexion,
Au coeur des mon­ta­gnes rus­ses,
Au fil des ins­tants

Même si impar­fait,
Si demain reste incer­tain,
Se che­mine, se vit

L’étant fait son temps,
Si per­siste des bles­su­res,
Pluie n’est éter­nel

Une réflexion,
Au coeur du cycle jour-nuit,
Au fil sus­pendu

Si vagues se font, défont,
Même si pareil pour l’éclair­cie,
Le rivage est rivage

Sur­face se façonne,
Si l’être est mys­tère voilé,
Se che­mine de la vie.

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Ins­tants de fêtes

Ins­piré de : Qu’est-ce que tu fêtes ?



http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2016/11/quest-ce-que-tu-fetes/

Le long d’une allée de tom­bes, je mar­chais,
Ima­gi­nant des morts se mani­fes­ter,
Mes grands-parents mater­nels me saluer,
Me don­ner des nou­vel­les des pater­nels,
Et moi par­ler de l’ère, de la terre au ciel,
De mes bour­des, des sta­tues et vases fêlés,
D’ins­tants pas­sés, d’idées, d’hori­zons, de rêves,
De for­ces, fai­bles­ses, con­tin­gence et sève.

Le long d’une allée de tom­bes, je regar­dais,
J’écou­tais, res­pi­rais la vie hors de por­tée
Des en cer­cueils qui ne peu­vent plus se lever,
En dehors des fuga­ces sou­ve­nirs per­sis­tants,
Je réflé­chis­sais à tout ce qui peut être essayé,
Pansé, réa­lisé, forgé d’ins­tant en ins­tant,
A la beauté de sillons tra­cés et à tra­cer,
Au clin d’œil d’une étoile filante aux incar­nés.

Le long d’une allée de tom­bes, je repar­tais,
Savou­rant, empli de l’ins­tant, des creux aux som­mets,
Je regar­dais un vol d’oiseaux comme en fête,
Non loin d’un clo­cher son­nant l’heure écou­lée ;
Par-delà les aléas, les échecs, éti­quet­tes,
Je pen­sais aux che­mins des con­duc­teurs et pas­sa­gers,
Au sort des vies croi­sées, puis les voies pas­sées,
Aux évo­lu­tions, actions des exis­ten­ces aspi­rées.

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Le Samain de Pyg­ma­lion

Ins­piré de : Mon halo win : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2016/10/mon-halo-win/


Le pre­mier jour de Samain, Pyg­ma­lion, druide mage de son vil­lage, en ren­trant de sa jour­née à faire quel­ques exor­cis­mes con­tre des pos­ses­sions - cou­ran­tes en cette période de l’année pro­pice aux ouver­tu­res vers “l’Autre Monde” - se posa devant son bureau, face au par­che­min prêt à être ancré par la noo­sphère de sa pla­nète bleue. Celui-ci lui déli­vrait cha­que jour, quand il l’ouvrait, via pay­sa­ges let­trés appa­rais­sant sur le papier, des his­toi­res et des thè­ses dif­fé­ren­tes, au « hasard du grand tout ». Ce soir-là il décou­vrit une his­toire qui lui fit ima­gi­ner la femme de ses rêves. Il ne savait trop si elle était par­fai­te­ment décrite ou si c’était l’œuvre de son ima­gi­na­tion face à la lec­ture, ou un peu des deux, mais il se demanda si elle avait été ou était de ce monde, ou si elle avait été ima­gi­née par un autre esprit qui l’avait ainsi fait naî­tre dans la noo­sphère. Tou­jours est-il qu’il con­tem­pla un long moment le par­che­min en ima­gi­nant la belle en sor­tir et pren­dre corps devant lui.

Quand il sor­tit de sa rêve­rie, en ran­geant l’enroulé, il lor­gna du côté de l’armoire où étaient posé son gri­moire et de ses potions. Avec ses pou­voirs de mage-sculp­teur, il aurait pu faire une ersatz se rap­pro­chant de son aspi­ra­tion, mais il ne pou­vait lui don­ner ainsi toute une âme. Il se rési­gna à aller rejoin­dre les son­ges des yeux fer­més.

Cette nuit, il eut l’impres­sion d’avoir rêvé d’elle et peu après son réveil, ou bien rêvait-il encore ?, quand il alla dans son bureau, il vit la femme en chair et en os.

« Est-ce que… Est-ce un rêve ? Êtes vous un esprit de l’autre monde venu me han­ter en cette occa­sion de Samain ? Si l’on peut par­ler ainsi vu tout le charme qui émane de vous ! »

« Je… je ne sais pas ! Que fais-je ici ? Est-ce que moi-même je rêve ? Êtes-vous le fruit d’une drô­le­rie de mon ima­gi­na­tion ? »

« Euh… Vous me met­tez le doute… Mais pour­quoi serais-je le fruit d’une drô­le­rie ? Je suis pas un drôle de djinn quand même ! J’ai l’air si peu sérieux ? »

« Oh, eh bien, disons que vous sor­tez de l’ordi­naire ! Et cette pièce est… étrange ! »

« Si c’est mon accou­tre­ment, c’est que vous n’êtes pas de la même cul­ture que la mienne ? De laquelle venez-vous ?! »

« Je… Je ne sais pas trop… En fait… »

« Vous savez au moins qui vous êtes ?! »

« Cela oui ! Si l’on peut con­si­dé­rer vrai­ment le savoir. Je m’appelle Gala­tée ! Et vous ? »

« Enchanté ! Moi, c’est Pyg­ma­lion ! Som­mes-nous en plein rêve ? »

Pyg­ma­lion se pinça puis se regarda dans le miroir de la pièce, accro­ché au mur dos au bureau.

« Je n’ai pas cette impres­sion ! Mais d’habi­tude les esprits en visite lors de Samain en savent plus sur eux. Est-ce les pou­voirs de mon incons­cient en cette période où la magie est ampli­fiée, qui vous ont fait sor­tir d’un lieu tel que les lim­bes, voir pren­dre corps depuis la noo­sphère ? J’en ai entendu des his­toi­res extra­or­di­nai­res, mais rien de tel. Ou ai-je fait un sort en état de som­nam­bu­lisme ? »

« Ne me deman­dez pas ! Je sais au moins que… Euh… »

« Vou­lez-vous bien me don­ner votre main ? Ou plu­tôt me la ten­dre ? Que l’on voit ce qu’il se passe ! »

Lors­que la main de Gala­tée effleura la sienne, Pyg­ma­lion ouvrit les yeux, assis face à son bureau. Avait-il fait un sim­ple rêve ? Com­ment était-il arrivé là ? Il était cer­tain d’être allé dor­mir sur sa paille. A tra­vers la fenê­tre, les lueurs de l’aube s’infil­traient comme lors de la pré­sence de son rêve. Il alla ren­dre des menus ser­vice au vil­la­geois lors de cette seconde jour­née puis, pen­dant la nuit, il eut de nou­veau la visite de Gala­tée, avec la même sen­sa­tion de réa­lisme sur­na­tu­rel que la veille. Si il se « réveillait » à un moment ou un autre, tou­jours face à son bureau, qu’il ne pou­vait être cer­tain de la nature de Gala­tée, il avait au moins le plai­sir de par­ta­ger des moments avec elle, de faire un peu plus sa con­nais­sance. Du moins, se disait-il.

Le der­nier jour de Samain, après une soi­rée à avoir allumé les feux de joie avec le bois sec sacré et être ren­tré avec des brai­ses, comme de cou­tume, il mit du temps avant de s’endor­mir. Il avait peur de voir pour la der­nière fois Gala­tée. Ses appa­ri­tions, quelle que soit la magie autour, étaient sûre­ment favo­ri­sées par la période d’ouver­ture vers “l’Autre Monde”. Même si elle n’en venait pas à pro­pre­ment dit, ou dif­fé­rem­ment des autres esprits, peu de pro­ba­bi­lité que cela soit une coïn­ci­dence. Il pria ainsi du plus pro­fond de son être la grande déesse de pou­voir retrou­ver d’une façon ou d’une autre Gala­tée après son réveil, ou de pou­voir con­ti­nuer à la côtoyer les jours sui­vants, encore et encore.

Samain passé, Pyg­ma­lion fut introu­va­ble dans le vil­lage. Non qu’il fut devenu un esprit de “l’Autre Monde” ou qu’il l’eut été dans cette his­toire. Il fut exaucé d’une cer­taine façon. Du moins, cer­tains pos­ses­seurs d’un par­che­min comme celui de Pyg­ma­lion purent lire une mytho­lo­gie lais­sant enten­dre que ce put être le cas dans une autre dimen­sion où la grande déesse l’aurait fait s’incar­ner.

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Vif d’aimer

Ins­piré de : FOR­TE­RESSE



http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2016/10/for­te­resse/

Au début de la nuit des temps,
Chro­nos, en aper­ce­vant Gaïa,
Eut une sen­sa­tion qui le remua,
A en des­si­ner tout le tour d’un cadran.
Il vit alors l’uni­vers se for­ger
Et la belle dan­ser sur sa pla­nète,
Parer des cou­leurs des sai­sons
Au cours du sablier à voya­ger.
Sans expé­rience, avec l’aide des comè­tes,
Dans un pre­mier temps sans son dia­pa­son,
Il tenta de lui faire des clins d’œil,
Au ris­que de pro­vo­quer des col­li­sions.
Elle, de ces fruits, des pous­siè­res stel­lai­res,
Se fabri­qua un satel­lite, comme un tapis de feuilles
Sur lequel elle pour­rait par­ta­ger des aspi­ra­tions, de ses visions
Avant de pou­voir le ren­con­trer sur la terre.
Mais les grains de la source con­ti­nuè­rent de s’écou­ler
Et une nuit Chro­nos fut ame­ner à d’autres galaxies,
Et Gaïa con­ti­nua de vivre ses sai­sons
Et appren­dre à con­naî­tre des habi­tants de la Voie lac­tée.
Ils ne vou­laient tou­te­fois, ne pou­vaient pas s’oublier sans être en anoxie,
Ils déci­dè­rent et mirent tout œuvre pour cons­truire un pont
Et se retrou­vè­rent ainsi à volonté, le jour et la nuit, au fil du temps,
Vécu­rent leur éter­nité vers le ciel de l’absolu, de prin­temps en prin­temps.

© Pas­­cal Lama­­chère

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Bonne fin d’année 2016,
@ pelu­che !
Pas­cal
Pour me rejoin­dre sur le réseau social Fra­mas­phere : https://fra­mas­phere.org/u/pas­cal_lama­chere
Pour me (re)join­dre sur face­book : http://fr-fr.face­book.com/pas­cal.lama­chere
Page un point de vue : https://www.face­book.com/des­points­de­vue
Pour sui­vre ce que je par­tage sur twit­ter (vous pou­vez le faire sans vous y ins­crire) : http://www.twit­ter.com/France_Tou­louse
You­tube : https://www.you­tube.com/user/pas­cal315
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mardi, août 9 2016

Poèmes + écologie, politique, message par l'art + appel femmes de Gaza + jeux olympiques de Rio 2016 etc


dessin oeil femme terre amérique pour illustrer la note, compilation de liens



La rai­son éco­lo­gi­que : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2015/09/la-rai­son-eco­lo­gi­que/



Bon­jour !

Depuis hier, l’huma­nité aurait con­sommé la tota­lité du “bud­get éco­lo­gi­que” annuel de la Terre. Si la popu­la­tion mon­diale con­som­mait comme la France, d’aucuns pen­sent que 3 pla­nè­tes Terre seraient néces­sai­res.

Ceci dit, il me sem­ble que le « dos­sier » / « pro­blème » est à met­tre en pers­pec­tive avec le régime ali­men­taire (et mode de pro­duc­tion), façon de faire de la poli­ti­que et de mener « l’éco­no­mie » (pro­blème de l’obso­les­cence pro­gram­mée, pro­duc­tion dis­pen­sa­ble pour ali­men­ter un sys­tème de con­som­ma­tion-tra­vail-con­som­ma­tion etc.).

* Bref, voici des com­pi­la­tions de docs que je vous invite à con­sul­ter :

- Divers docs (éco­lo­gie, santé, végé, éco­no­mie-poli­ti­que, mes­sage par l’art) : https://fra­mas­phere.org/posts/2076742

- Selon une “étude : si tout le monde deve­nait végé­ta­lien, on sau­ve­rait 8 mil­lions de vies” (7,3 avec régime végé­ta­rien) : https://fra­mas­phere.org/posts/2040790

- Liste-com­pi­la­tion de vidéos divers (poli­ti­que, éco­no­mie, tech­no­lo­gie, ali­men­ta­tion, phi­lo­so­phie, artis­ti­que etc.) : https://www.you­tube.com/play­list?list=PL9C4E9847954BBFF4

- Divers docs (phi­lo­so­phie sur l’auto­rité, l’huma­nité, poli­ti­que, le mes­sage par l’art etc.) : https://fra­mas­phere.org/posts/2065448

- Quel­ques recet­tes pour l’été, voire toute sai­son : https://fra­mas­phere.org/posts/2022748

- Alter­na­ti­ves à cer­tains outils (moteur de recher­che, réseaux sociaux etc.) : https://www.face­book.com/des­points­de­vue/posts/1359385854076466

- Les fem­mes de Gaza appel­lent les fem­mes du monde et per­sonne ne répond ? : https://fra­mas­phere.org/posts/2075140

Pour ceux qui sont sur Face­book, vous trou­ve­rez des com­pi­la­tions par­ta­gées sur la page d’Un point de vue : https://www.face­book.com/des­points­de­vue/


* Je vous invite encore et tou­jours à sou­te­nir Per­sonne, Artiste qui info-scé­na­rise des ques­tions de société et d’actua­lité avec talents. A voir notam­ment son billet pour les jeux olym­pi­ques :



J.O : Le cré­pus­cule des idiots : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2016/08/j-o-cre­pus­cule-idiots/


Comme elle s’auto­pro­duit, elle ne peut comp­ter que sur notre sou­tien, le sou­tien des inter­nau­tes. Alors si vous en avez l’élan, pour la sou­te­nir, vous pou­vez deve­nir copro­duc­teur dona­teur (com­prend lien d’accès à la page où vous pour­rez voir le film) du film “Le pro­cès d’un pro­cès” : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/cam­pa­gne-de-sou­tien-film-pro­ces-dun-pro­ces/

ou pas­ser par la case “Cam­pa­gne de sou­tien pour les films et le jour­nal de Per­sonne” : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/cam­pa­gne-de-sou­tien-films-jour­nal-de-per­sonne/


* Quel­ques liens poè­mes, tex­tes de moi (via liens sur Face­book et Fra­mas­phere, mais même si vous n’y avez pas de compte vous devriez pou­voir y accé­der, les lire) :

Début his­toire : Au bout du fil : https://www.face­book.com/notes/pas­cal-lamach%C3%A8re/au-bout-du-fil/10154120844086418

Texte poé­ti­que : Regard lunaire : https://www.face­book.com/notes/pas­cal-lamach%C3%A8re/regard-lunaire/10154140279976418

Texte poé­ti­que : Un regard d’ère : https://www.face­book.com/notes/pas­cal-lamach%C3%A8re/un-regard-d%C3%A8re/10154096176586418

Texte poé­ti­que : Des nou­vel­les du monde : https://fra­mas­phere.org/posts/2064191


* Divers liens (art, actua­lité, alter­na­ti­ves diver­ses) : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/per­son­nea­per­sonne.php


Bon mois d’août,
@ pelu­che,
Pas­cal


jeudi, juillet 14 2016

Poème, billets de Personne sur le thème de la révolution, point de vue sur l'histoire de la révolution française etc


Des deux mains



Poème en “écho” à / ins­piré de : La Révo­lu­tion silen­cieuse : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2016/07/la-revo­lu­tion-silen­cieuse/

et L’homme singe : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2013/06/lhomme-singe/


montagephoto avec peinture la liberté guidant le peuple

* Sur le thème de la révo­lu­tion, quel­ques billets-vidéos de Per­sonne :

- Grrr rêve ! : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2012/10/grrr-reve/
- Nous ne devons rien ! : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2014/01/nous-de-devons-rien/
- L’Autiste Révo­lu­tion­naire : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2012/04/lau­tiste-revo­lu­tion­naire/
- Il était une fois deux… : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2013/03/il-etait-une-fois-deux/
- Je crois enten­dre encore : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2014/01/je-crois-enten­dre-encore/
- Haut les cœurs ! : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2014/10/haut-les-coeurs/
- Suis-je une ter­ro­riste ? : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2015/12/suis-je-une-ter­ro­riste/
- La Révo­lu­tion silen­cieuse : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2016/07/la-revo­lu­tion-silen­cieuse/
- Je change les règles ! : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2014/07/je-change-les-regles/
- Pre­miers pas vers la Révo­lu­tion : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2014/06/pre­miers-pas-vers-revo­lu­tion/
- Révolte à l’ita­lienne : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2013/03/revolte-a-lita­lienne/
- La légende du siè­cle : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2012/05/la-legende-du-sie­cle/
- Le cer­cle des poè­tes réap­pa­rus : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2012/08/le-cer­cle-des-poe­tes/
- Le Rite de Sisy­phe : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2012/05/le-rite-de-sisy­phe/
- Une Révo­lu­tion vir­tuelle : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2011/08/une-revo­lu­tion-vir­tuelle/
- La Révo­lu­tion au mar­teau : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2013/03/la-revo­lu­tion-au-mar­teau/
- La règle d’or : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2011/09/la-regle-dor/
- Indi­gnés, unis­sez-vous ! : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2011/06/indi­gnes-unis­sez-vous/
- Le séisme des coeurs : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2011/03/seisme/
- Bas­cula : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2013/04/bas­cula/
- La Nou­velle Révo­lu­tion Fran­çaise : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2013/03/revo­lu­tion-fran­caise/
- Non Négo­cia­bles : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2011/11/non-nego­cia­bles/
- Morose : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2012/05/morose/

* Autres billets :

- Sur le mot clé : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/sujets-billets-videos-arti­cles/revo­lu­tion/
- Avec le mot en recher­che : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/?s=r%C3%A9vo­lu­tion


* Pour sou­te­nir Per­sonne et le film “Le pro­cès d’un pro­cès, vous pou­vez deve­nir copro­duc­teur dona­teur (com­prend lien d’accès à la page où vous pour­rez voir le film) : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/cam­pa­gne-de-sou­tien-film-pro­ces-dun-pro­ces/

ou réser­vez votre lien d’accès en pas­sant par la case “Cam­pa­gne de sou­tien pour les films et le jour­nal de Per­sonne” : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/cam­pa­gne-de-sou­tien-films-jour­nal-de-per­sonne/


* Films déjà sor­tis :

- Le film « SACRI­FICE » : http://www.infos­ce­na­rio­de­per­sonne.com/gui­chet-film-sacri­fice/

- La Base
Un thril­ler conçu et vécu par Per­sonne.
Un mem­bre d’A lQaïda prend en otage une jour­na­liste nom­mée Aïda.
Tout ce que vous avez cher­ché à savoir sur Per­sonne sans oser le deman­der.

Page “gui­chet”, vous y trou­ve­rez l’entrée en matière, des extraits ainsi que les pre­miers retours : http://www.infos­ce­na­rio­de­per­sonne.com/gui­chet-du-film-la-base/

- pour le film de Per­sonne ins­piré de la vie de Maria Cal­las : « Cal­las­ni­kov » : http://www.infos­ce­na­rio­de­per­sonne.com/gui­chet-du-film-cal­las­ni­kov/

- Pour voir le film « Il était une Foi… Gaza » : http://www.infos­ce­na­rio­de­per­sonne.com/gui­chet-film-etait-foi-gaza/


* Retour sur l’His­toire – Robes­pierre sans mas­que : http://cor­tecs.org/media­tex/retour-sur-lhis­toire-robes­pierre-sans-mas­que/

* Henri Guille­min expli­que Robes­pierre et les “Révo­lu­tions Fran­çai­ses” : http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2012/05/04/218-henri-guille­min-expli­que-robes­pierre-et-les-revo­lu­tions-fran­cai­ses_la-fausse-et-la-vraie

* Entre­tien avec Eric Hazan : https://www.you­tube.com/watch?v=QBJf­viVXWfo

Pré­sen­ta­tion : « Éric Hazan, écri­vain et édi­teur de La Fabri­que, était l’invité de Joseph Con­fa­vreux. Il est revenu sur son livre récem­ment publié, Une his­toire de la Révo­lu­tion fran­çaise, mais aussi sur la situa­tion à Gaza, etc. »

* Entre­tien avec Fré­dé­ric Lor­don sur l’Europe : http://www.revue-bal­last.fr/fre­de­ric-lor­don-orga­ni­ser-la-con­ta­gion/

* Sur l’Eloge de la fuite, ou la ques­tion des stra­té­gies de domi­na­tion : http://www.arti­cle11.info/?Sur-l-Eloge-de-la-fuite-ou-la

* La Répu­bli­que est une idole : http://www.revue-bal­last.fr/la-repu­bli­que/

* Ber­nard Friot “La con­fé­rence ges­ti­cu­lée” : https://www.you­tube.com/watch?v=ZuZz9N­SOh10

* Docu­men­taire : Vivre l’uto­pie : https://www.you­tube.com/watch?v=-wLH8­vea­Vrw

* Divers liens (art, actua­lité, alter­na­ti­ves diver­ses) : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/per­son­nea­per­sonne.php

Bonne fin de semaine,
@ pelu­che !
Pas­cal


mercredi, octobre 22 2014

Rumî : le parfum de Dieu et Le bon, la brute et le truand


Rumî : le par­fum de Dieu




Rumî : le par­fum de Dieu : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2014/10/rumi-par­fum-dieu/

Près du jar­din, s’enten­dent les bat­te­ments de lumière,
Résonne le chant de la terre au ciel.
Le temps passe, mais il est un feu que rien n’altère
Tel un guet gravé sur et sous l’oriel.

Dans le jar­din, ger­mes, sur le ter­reau de cen­dres et de sang,
Entre­te­nus par les mur­mu­res et les ins­pi­ra­tions,
S’épa­nouis­sent et embau­ment aux pieds des élans,
Autour de la fra­grance éter­nelle de la créa­tion.

Dans l’un, dénudé au cœur du voile des mains divi­nes,
La cons­cience s’abreuve, évite de s’assou­pir.
Près des péta­les et bran­ches qui se des­si­nent,
L’amour danse, se repose, reprend, vit sans vieillir.


Le bon, la brute et le truand




Le bon, la brute et le truand : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2014/10/bon-brute-truand/

I have a dream

Je suis mous­saillon sur un bateau qui vient de pas­ser sous un fanion estam­pillé France, infor­mant du nom des eaux navi­guées. A la roue du gou­ver­nail, une capi­taine expé­ri­men­tée qui avait déjà bravé les dan­gers de tou­tes les mers de la pla­nète bleue, et une gar­dienne à ses côtés trans­met­tant les ordres ou sug­ges­tions, en fonc­tion des situa­tions. Devant nous, d’autres bateaux, plus ou moins grands, plus ou moins petits, cer­tains pro­ches d’une bar­que. Tous voi­les ouver­tes en direc­tion d’un trône géant qui doit être bien ancré au fond des eaux, car il ne bouge pas, est sem­bla­ble à une drôle d’île, pen­dant que nous som­mes caho­tés.

Lors­que je regarde le garde man­ger des embar­ca­tions pro­ches, je cons­tate qu’il reste sur­tout des ton­neaux d’eau, comme sur le nôtre. Bien que décon­seillé sur ce ter­ri­toire marin par une men­tion sur un ban­deau tour­nant dans le ciel, du fait de la pré­sence de piran­has, cer­tains ont sorti les can­nes. Il ne faut quel­ques vagues avant qu’ils ne se fas­sent man­ger les lignes, pour les plus chan­ceux.

Sou­dain, je réa­lise qu’il y a trois géants verts sur un ton­neau gigan­tes­que, flot­tant près du trône, à sa droite. Deux essayent de le secouer, de le tirer vers eux, d’une main, leur autre main tenant un drôle de mono­cu­laire pointé dans plus ou moins tou­tes les direc­tions. La troi­sième géante sem­ble se con­sa­crer à l’obser­va­tion, si ce n’est quel­ques chants et sa signa­ture qu’elle pose de temps en temps sur des par­che­mins volants, et…

Après un flot­te­ment, un des deux géants verts qui secouaient le trône, saute dans l’eau, cher­che à tout faire virer sur la droite, quitte à faire cha­vi­rer. Comme si entre deux temps, le temps s’est sus­pendu, se dévoile un étrange dis­po­si­tif, de fils plus ou moins épais et de tuyaux, invi­si­ble jus­que là dans l’écou­le­ment du flux, qui s’est relié à tous les bateaux sans qu’ils aient pu y pren­dre garde, aux ton­neaux et aux vivres, aux cof­fres, aux marins, aux géants, au trône, à l’inté­rieur ? jusqu’à un étrange nuage au-des­sus ? Ou c’est le nuage qui est relié au trône ? Dif­fi­cile de savoir. Par con­tre, les habi­tants de l’île du trône n’ont pas trop l’air de s’inquié­ter de tous les remous : ils siro­tent tran­quille­ment ce qui s’écoule du dis­po­si­tif.

Lors­que je me tourne vers la capi­taine pour l’aver­tir du dan­ger, je réa­lise qu’il n’y a aucun fil, qu’elle a déjà dû les cou­per sans que j’y prenne garde, du fait de son épée sor­tie, dans une main, l’autre sur la roue, son cha­peau relevé, mon­trant son visage légè­re­ment sou­riant et ses yeux scru­tant la scène. Mais son front se plisse, lais­sant trans­pa­raî­tre une inquié­tude, les géants verts se fai­sant de plus en plus agi­tés, avec des dorés qui ont pointé le bout de leur nez. Face à la menace, elle fait un signe de la main, fait tour­ner la roue, puis la gar­dienne demande à tous d’aller à bâbord, sûre­ment dans l’objec­tif de ten­ter de ne pas se faire hap­per, d’évi­ter que l’on ne pen­che de trop, que le gou­ver­nail puisse res­ter opé­ra­tion­nel. Pen­dant que nous nous exé­cu­tons, je vois les bar­ques les plus peti­tes, mis à part cel­les que des bateaux ont accro­ché à leur proue, cha­vi­rer et tom­ber dans le tour­billon des géants dorés, cer­tains le fai­sant déli­bé­ré­ment, pen­sant évi­ter le pire, ren­for­çant visi­ble­ment ainsi les for­ces des dorés.
Bra­vant le dan­ger, la capi­taine s’élance alors vers l’avant et lance son épée tel un boo­me­rang, en vue de cou­per les fils. Nous som­mes plu­sieurs à sui­vre, à essayer de faire de même, cer­tains le fai­sant en réci­tant des priè­res. En réponse, divers géants que je n’avais pas encore vus se met­tent à agi­ter des sor­tes de télés, des livres, papiers, cla­viers, pour un effet d’éven­tail, dévier les armes, ten­ter de faire taire, con­trer nos mots à l’atten­tion des autres bateaux.

Tout d’un coup, un oiseau dans le ciel, un éclair bleu-blanc-rouge et en fin vio­let, et tout s’apaise.

© Pas­­cal Lama­­chère

* * * * * * *

D’autres vidéos de Per­sonne à appré­cier sur Le jour­nal de Per­sonne : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com

A lire et signer :
Pour la sou­ve­rai­neté du peu­ple, con­tre la sou­ve­rai­neté du capi­tal : http://www.m6r.fr/2014/10/sou­ve­rai­nete-du-peu­ple-con­tre-sou­ve­rai­nete-du-capi­tal/



/ JdP /PRES­CRIP­TEUR

mercredi, janvier 1 2014

Un nouveau site de contes vidéo à découvrir : La Cour des Contes

A décou­vrir, un nou­veau site qui va vous en con­ter sans se lais­ser comp­ter, d’une artiste de talent, ouvert à tous, pour une année qui conte ! : http://www.lacour­des­con­tes.com/

Au pro­gramme, à l’affi­che :


L’ancien mot-conte vidéo d’ouver­ture, visi­ble gra­tui­te­ment, le mot de Per­sonne : L’année 3.14



Sans oublier les autres rubri­ques que vous trou­ve­rez depuis la page d’accueil. Petit tour des lieux sur la newl­set­ter avec voeux pour une année qui conte : http://www.lacour­des­con­tes.com/?wysija-page=1&con­trol­ler=email&action=view&email_id=5

Les futurs séan­ces seront payan­tes. Vous pou­vez voir ça comme un ticket de cinéma, à vous offrir et/ou à offrir à quelqu’un. Après, il y a des rubri­ques pour les con­teurs et les lec­teurs. De plus, les créa­teurs de con­tes-vidéos pour­ront y trou­ver leur conte, sans oublier le Jeu Conte. Bref, tout un pro­gramme !

Page de pré­sen­ta­tion : http://www.lacour­des­con­tes.com/page-a-gui­chet-ouvert/

Si vous ne con­nais­sez pas encore « Per­sonne », vous pou­vez voir gra­tui­te­ment beau­coup de vidéos sur le site du jour­nal : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/

Bon­nes fêtes de fin d’année, bonne année 2014 !

vendredi, septembre 13 2013

Il était une fois des contes


/ JdP /PRES­CRIP­TEUR


photo plume

Une rose d’hiver


Ins­piré par :


http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2013/07/la-can­tate-de-per­sonne/

Une fin de jour­née d’hiver, un feu s’allonge sur la glace d’une rivière…
Par quel­ques cré­pi­te­ments, il mur­mure au ciel som­bre, pen­dant que tombe du sable blanc :

« Qu’il est si dur d’aimer
Quand on ne peut par­ta­ger
Le cœur du ciel tout entier,
Garde enfoui du sacré. »

L’air ne résonna pas, nulle réponse, si ce n’est… La glace qui se mit à trem­bler, jusqu’à se faire enten­dre.

La glace : « Vous fai­tes point de fusion,
Êtes-vous en com­bus­tion ?
Est-ce ainsi être amour ? »

Le feu : « Il y en a de tou­tes les sor­tes,
Mais tou­tes ont en com­mun de pou­voir 
Faire cou­ler lar­mes, de l’ombre au séjour.
Quoi­que cela ne soit pas de sa porte,
Pas tou­jours du fait, en soi, du miroir,
Du sen­ti­ment pou­vant val­ser mor­tes.
Plus d’autres qui l’ouvrent et s’y mêlent,
Font chauf­fer bouillon avec bouts d’ailes,
For­ment une bien étrange cohorte
Qui s’en vont fort com­pres­ser la source,
En tirer la sub­stance des lar­mes. »

La glace : « Qu’est-ce que c’est que lar­mes ? »

Le feu : « Les lar­mes, un peu comme de la mousse,
Des paro­les de la lumière en soi,
Qui vien­nent des pro­fon­deurs pour signal,
Si je puis arri­ver à l’écou­ter.
Elles par­lent au cœur qui écoute la loi,
Mur­mu­rent au monde incarné un mal,
Sou­pirs désin­car­nés qui vont tom­ber
En grim­pant la mon­ta­gne con­sa­crée.
Elles sont un peu comme un jar­din secret
Qui pousse der­rière les pages noi­res. »

La glace : « Alors, ça peut faire mal ? »

Le feu : «  Mon amour, des lar­mes de sang a fait cou­ler,
M’a par­tagé entre la joie d’or et l’espoir,
Entre un hori­zon sans orage et un dédale. »

La glace : « Cepen­dant, votre flamme est encore très forte.
Était-elle comme de la lave, ou la mousse 
Ne l’a-t-elle pas apai­sée… D’autres escor­tes ? 
Pen­dant que nous par­lons, je sens des secous­ses !
Une alarme qui me dit que ma fin appro­che ! »

Le feu : « Vous m’en voyez désolé.
Je n’arrive à m’apai­ser,
Juste un peu, par­fois, fan­to­che
D’un vol­can qui est vol­can. »

La glace : « Vous allez vous enfon­cer ?!
Nous ris­quons ainsi tout deux
Pas­ser sous larme du temps. »

Le feu : « Qu’ainsi réa­li­sée,
Pas­sion aura senti cieux,
Car sans, je ne suis rien,
Juste un trait perdu au loin. »

Une soi­rée d’hiver, des mur­mu­res se per­di­rent entre les abî­mes et les cimes.

Au petit matin, un pro­me­neur trouva une sta­lag­mite écar­late en forme de rose au milieu de la rivière.


Con­tes à l’Insou­mise


Ins­piré par :


http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2013/06/lin­sou­mise/

« Déca­pi­ter ? Gloups… »

Un sol­dat se tourna vers le puits sans fond don­nant sur un ténu filet de lumière.

« Vous avez entendu ? ô capi­taine, mon capi­taine, que pou­vons-nous faire ? »

Point de réponse. Le sol­dat pani­qua quel­que peu.

« Euh… ô gar­dienne du châ­teau des muses, fée du cer­cle des mots dits, enchan­te­resse du bal­con des étoi­les,

A l’heure où la hache tour­noie, où le tran­chant pointe le bout du trait, telle la lune dans la nuit qui pro­vo­que les marées,

Laisse-moi te con­ter l’his­toire de la pierre voya­geuse, qui s’élance vers le bout du bout du monde, et tombe sur une ange, du moins sa malle !

Alors, alors… Il était une fois une pierre voya­geuse qui s’élança vers le bout du bout du monde, mais tomba sur une malle por­tée ! Et voilà ! Tadam !

Euh… Non, atten­dez, pas la déca­pi­ta­tion … Euh, ô capi­taine, mon capi­taine ?! »

Tou­jours pas de réponse, si ce n’est… Cette fois, le filet de lumière s’éva­pora, lais­sant place à une étrange brume phos­pho­res­cente qui remonta, remonta, sor­tit du puits et assom­brit le pay­sage tout en lui don­nant une tou­che de cou­cher de soleil tamisé.

La voix du sol­dat se fit enten­dre tel un écho, un peu plus modu­lée :

« Ô ! fleur de feu,

Il était une fois, dans un vol­can sous-marin, l’ombre de créa­tu­res oubliées depuis la nuit des temps.

La lumière de leur être se cachait dans l’abysse des abys­ses.

Tou­tes s’en por­taient bien ainsi, pou­vant dan­ser, nager, sans être inquié­tées par les créa­tu­res d’en haut.

Un jour de plein été, à l’heure où les nua­ges gron­dent, où l’air est mitraillé des éclats de l’airain céleste, une gigan­tes­que pierre issue de la nuit des temps som­bra, s’engouf­fra en direc­tion du vol­can. Des pois­sons et des mam­mi­fè­res marins ne purent rien faire à son pas­sage, d’autres eurent le temps de quit­ter le point d’impact.

Il était une fois, un vol­can sous-marin à la crête ouverte.

La pierre fut arrê­tée, ne fit pas de dégâts parmi les créa­tu­res du vol­can sous-marin, leur châ­teau encore intact. Mais bien­tôt l’eau salée et l’eau de feu se ren­con­trè­rent, sui­vit une réac­tion en chaîne, et les ombres devin­rent vivan­tes, et les vivan­tes furent mises en dan­ger par le chaos ambiant.

Des requins pré­his­to­ri­ques, nés dans la nuit de l’océan, sor­ti­rent à ce moment vers ce jour de flamme.

Il était une fois un jour de flamme dans une nuit de lumière.

Sans l’envoyée des anges du ciel, une sirène, cette his­toire se serait arrê­tée là, dans une fin sinis­tre pour les créa­tu­res sans défense face aux élé­ments déchaî­nés.

Il était une fois une envoyée des anges du ciel, une sirène munit du scep­tre des 5 élé­ments.

Après avoir agité son scep­tre, la sirène poussa un cri défiant tout bruit et tout silence. Une étrange lumière jaillit de sa bou­che jusqu’à l’abysse des abys­ses, éloi­gnant les requins, enro­bant d’un voile pro­tec­teur cha­que être des créa­tu­res oubliées afin qu’elles puis­sent rega­gner leur pro­fon­deur sans être plus bles­sées, sépa­rant l’eau de feu et l’eau salée, dis­sol­vant la pierre issue de la nuit des temps, y for­geant un nou­veau dôme pour le vol­can sous-marin. Aus­si­tôt fait, l’envoyée rega­gna son poste de vigile de la Loi du Ciel.

Il était une fois plu­sieurs mon­des sau­vés. »

Ces der­niers mots expri­més, la brume s’éva­pora, lais­sant un sol­dat per­plexe, mais pas trop mécon­tent.

« Alors ?! A vous de déci­der du sort qui sera réservé ! »

Et c’est ainsi qu’un cou­pe­ret tomba, à côté, jusqu’à une pro­chaine fois ?!

*     *     *     *     *     *     * 


Une belle nuit d’été, rien ne sor­tit de la bou­che du capi­taine. Le sol­dat pani­qua quel­que peu lorsqu’il vit l’ins­tant fati­di­que appro­cher et la grande Shah­ryare s’impa­tien­ter. Il mar­cha à pas rapi­des sur les rem­parts, posant tour à tour ses yeux sur l’hori­zon obs­cur de l’océan silen­cieux et celui de vagues remuan­tes, et sur le cou­pe­ret dans la cours.

Sou­dain, alors que ses pau­piè­res se fai­saient lour­des, il eut une idée ! Il cou­rut jus­que dans une cham­brée, sor­tit un par­che­min et alla voir la gente dame au tran­chant ferme.

Si vous me le per­met­tez, ô insa­tia­ble Shah­ryare, insou­mise parmi les insou­mi­ses, je res­sors un texte de cir­cons­tance pour cette fin de nuit :

« Avant d’aller dor­mir ou mou­rir

Avant d’aller dor­mir ou mou­rir,
Rejoin­dre la lumière du dehors
Par les ombres du dedans,
J’aurais voulu vous dire,
J’aurais voulu con­ter stel­laire flore,
J’aurais voulu dans l’élan,
Au creux des mots tami­sés,
Les légen­des d’aujourd’hui vous dévoi­ler…

Avant d’aller dor­mir ou mou­rir,
J’aurais voulu aller au bout de mes aven­tu­res
Mais la plume d’esprit a « tiqué »,
Les héros se sont mis à fré­mir,
Se sont faits à con­tre pau­pière le mur
Et mon cœur s’est mis à cour­ser
Le sable du mar­chand en vue d’offrir
Une fin des temps aux faux mobi­les…

Avant d’aller dor­mir ou mou­rir,
Rejoin­dre la pénom­bre qui oscille,
J’aurais voulu pou­voir la dire,
La beauté de vie en mots à par­ta­ger,
La beauté de la faran­dole des par­che­mins liés,
Ceux qui ont été
A nos riva­ges semés…

Avant d’aller dor­mir ou mou­rir,
J’aurais voulu pou­voir com­po­ser,
En une courte envo­lée, en quel­ques vers,
L’his­toire des mon­ta­gnes sai­sir
Des abî­mes, des cieux gri­sés,
Par­ler des maux de la terre,
Mais une muse a voulu savou­rer
Et sur la page ces lignes a « sai­gné »…

Pour l’indi­ci­ble, repos n’est pas une trêve,
L’éveil en est la sève,
Les volets clos en sont la grève,
Alors je vous sou­haite doux rêves…

Et main­te­nant, la tête repo­sée,
Je peux aller dor­mir ou mou­rir, même si la mutine
Con­ti­nue, dans les recoins, lumière à poin­ter,
Mur­mu­rant ses mots, agi­tant en songe sa mine… »


Le réci­ta­teur déglu­tit, espé­rant avoir échappé une nou­velle fois au cou­pe­ret.

*     *     *     *     *     *     * 


Alors qu’il était dans la cours, à gam­ba­der sur les vagues impal­pa­bles, près du cou­pe­ret, une fin de jour­née, au temps des falai­ses du cré­pus­cule, le sol­dat fut inter­pellé par un capi­taine : « Si vous êtes prêt, c’est à votre tour ! »

Le sol­dat fit un signe d’enten­de­ment et se leva, prit une grande ins­pi­ra­tion et se ren­dit à pas rapi­des dans la salle des mille et une his­toi­res. Il eut un mélange d’appré­hen­sion et de joie. Mais alors qu’il fran­chit le seuil, une lumière vio­lette cré­pus­cu­laire illu­mina son regard, et il s’arrêta un ins­tant.

L’Insou­mise Shah­ryare : « Eh bien ?! J’attends ! Que fai­tes-vous donc planté là ? Si vous vou­lez direc­te­ment aller au cou­pe­ret, libre à vous ! »

Le sol­dat baissa les yeux : « Ô gente Shah­ryare, oreille atten­tive, cro­queuse de con­tes, muse d’Athéna… »

L’Insou­mise Shah­ryare : « Muse d’Athéna ? Vrai­ment ? »

Le sol­dat releva les yeux, avec un air légè­re­ment con­trit, puis laissa s’échap­per un petit rire en haus­sant les épau­les : « Oui, vrai­ment ! »

Il alla s’assoir sur le cous­sin du con­teur, devant le trône.

Le con­teur : « Ce soir, je vais vous racon­ter l’his­toire du capi­taine qui se pre­nait pour un sol­dat… Mais si ça ne vous plait pas, plu­tôt que de me faire cou­per la tête, j’opte­rai pour le déshon­neur en m’enfuyant ! »

L’Insou­mise Shah­ryare : « Oh oh ! Vous voilà bien opti­miste ! Je suis peut-être réel­le­ment muse d’Athéna ? En tout cas, vous le décou­vri­rez si jamais vous essayez de fuir ! »

Le con­teur : « Vous voilà bien opti­miste ! »

L’Insou­mise Shah­ryare : « Imper­ti­nent ! »

Le con­teur : « Per­ti­nent ! Je cours vite et j’ai déjà mon plan, mais… »

L’Insou­mise Shah­ryare : « Je pour­rais deman­der à l’ins­tant à ce que la porte de cette salle soit fer­mée et les fenê­tres gar­dées ! »

Le con­teur : « J’ai des com­pli­ces ! »

L’Insou­mise Shah­ryare : « Vous bluf­fez ! »

Le con­teur : « Euh… Oui, bon, je ne sais pas vous men­tir ! Tou­jours est-il que… Euh… ça sem­blait une bonne idée au départ, en fait… Bref ! De tou­tes les façons, je vous aime bien, et je n’ai pas l’inten­tion de fuir ! Et puis même si mon his­toire est courte, je pense qu’elle devrait m’évi­ter de pas­ser l’arme sous terre ! »

L’Insou­mise Shah­ryare : « Merci de m’en lais­ser juger ! »

Le con­teur se lança : « Lors d’un nou­veau jour nais­sant,
en fin d’hiver, au fri­mas,
un capi­taine sorti,
prêt à bra­ver tous les temps.
Il fut seul, sans ses sol­dats,
vou­lant met­tre que sa vie
en jeu dans les cou­tu­mes
à exé­cu­ter tou­jours.
Quand à l’une il s’apprê­tait,
sur la rive de l’écume
des étoi­les du gel lourd,
il vit un vieillard tom­ber.
Tou­ché par la vue de faux,
il tituba, s’arrêta,
à cet ins­tant, des sor­ciers
du grand pays des cents flots,
élu­rent de plan­ter mats,
de pos­sé­der les êtres
devant ses yeux immo­bi­les.
Mais ils ne furent maî­tres
qu’un bat­te­ment qui cille,
un moment de fai­blesse.
Pas assez pour l’empor­ter,
assez pour qu’aucun gagne,
tous vivent l’ins­tant tris­tesse :
mages noirs dépos­sé­dés,
échap­pant de peu au bagne ;
capi­taine sans mémoire,
se pre­nant pour un sol­dat. »


L’Insou­mise Shah­ryare : « Euh… Com­ment s’en est-il sorti ? Seul con­tre des mages ? C’est pas un peu abusé ?! »

Le con­teur : « J’ai pas fini ! Enfin, j’ai pas abordé le com­ment, pour lais­ser votre ima­gi­na­tion déci­der ! Voyez comme je suis géné­reux ! Mais dans mon his­toire, il avait quel­ques pou­voirs, un capi­taine des mages blancs ! et puis il a été aidé par d’autres, aler­tés par la bataille ! »

L’Insou­mise Shah­ryare : « Hu hu ! Bon, soit ! Finis­sez ! »

Le con­teur : « Depuis lors, les siens eurent beau
lui rafrai­chir, sans espoir
devant son man­que de foi.
Il erra ainsi, ser­vant
sans cher­cher à com­man­der,
sans met­tre non plus élan,
jusqu’à l’illu­mi­na­tion
de sour­ces à pro­té­ger,
vue de cieux en créa­tions,
tels ceux d’une Shah­ryare
et de sa suite aux his­toi­res. »


L’Insou­mise Shah­ryare : « Bon ! Vous pou­vez dis­po­ser pour ce soir ! Allez me cher­cher le sui­vant ! »

Le con­teur s’inclina, adressa un franc sou­rire à Shah­ryare et s’exé­cuta.

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Autre suite sur : Pro­ject Chaos : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2013/08/pro­ject-chaos-pas­cal-lama­chere/

Autre conte à lire : His­toire d’une créa­tionhttp://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2013/08/ana­lyse-lit­te­raire-de-123-soleil-pas­cal/

D’autres poè­mes et con­tes à lire sur : http://fr.groups.yahoo.com/group/coeur­ro­man­ti­que/mes­sage/244

Pour décou­vrir les der­niè­res créa­tions, les der­niers billets-vidéos de “Per­sonne”, du Jour­nal de Per­sonne (con­cept d’info-scé­na­rio, perle artis­ti­que à ne pas man­quer, à médi­ter, par­ta­ger), sui­vez la piste sur : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/cate­gory/jour­nal/

vendredi, juillet 12 2013

Explorations poétiques de l'être


L’être ailleurs

Ins­piré par : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2013/02/le-monde-vir­tuel/

L’être ailleurs, navi­gue, écla­boussé par les embruns de l’océan des rêveurs…
Une pierre, un pay­sage, une nature, loin de la cité aux feux caden­cés où des pas de loups façon­nent le ter­rain…
Un reflet, un hori­zon, un voyage vers l’impal­pa­ble, l’inconnu, l’impré­vi­si­ble, où se côtoient les astres mor­do­rés et les mor­su­res de la glace…

Un hiver, une nuit, dans le cime­tière des esprits, il glissa à vue. Il allait entre cha­vire et vogue au large de la galère ter­res­tre.
En cause, deux ques­tions lan­ci­nan­tes que posait le sphinx de la brume : Quel feu suis-je ? Quel feu es-tu ?
S’il trou­vait la réponse, l’être ailleurs pour­rait pour­sui­vre vers la clai­rière des for­mes vivan­tes…

« Le feu charme, corps en transe,
Le feu danse, bois cha­vi­rent,
Le feu brûle, let­tres de cen­dres,
Le feu étoilé, dou­ble mesure, enfants joueurs,
Le feu joueur, les joues éti­rées en cou­leur,
Le feu ato­mise, matière désar­ti­cu­lée…

Tu es le feu éter­nel, qui jamais ne s’éteint, jamais ne brûle, éclaire la nuit et le jour sans jamais briller, l’étin­celle d’un autre feu, peut-être du mien.
Je suis le feu qui peut réu­nir des feux, qui jamais ne brûle, éclaire la nuit et le jour sans jamais éclai­rer les pay­sa­ges mais je peux peut-être me con­su­mer ! »

L’être ailleurs n’eut d’écho à ce qu’il venait d’expri­mer, si ce n’est qu’il reprit le cours de la glis­sade et s’échoua sur la terre embau­mée. Un peu écor­ché, il se releva et pour­sui­vit.

Un hiver, une nuit…

* * * * *
* * * *

Êtres aimants

Ins­piré par : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2013/07/tout-est-a-recom­men­cer/

Sur la pla­nète Dé Sisy­phe, dans l’antre des astres, après avoir fran­chi le seuil, dans une sorte de cou­loir don­nant sur une immense cavité, une mage gar­dienne expli­qua à un ermite sa fonc­tion dans le grand manège.
 
La mage : « Cha­que nuit, notre lune se trans­forme en arai­gnée, des­cend par la grande ouver­ture tout, tout en haut, dans la salle cen­trale, au-des­sus du petit lac d’eau, là-bas ! Vous voyez le fai­ble filet de lumière ? »

L’ermite fit oui de la tête, fas­ciné par le spec­ta­cle qui se dérou­lait devant ses yeux, près de la berge oppo­sée : un corps de lumière pure en train de dan­ser, tout en agi­tant autour de lui des lames de feu, cou­pant au pas­sage des fils qu’il dis­tin­guait à peine.

La mage : « Elle tisse une toile pour y dépo­ser ses der­niè­res lar­mes à l’aube, après avoir recueilli les pre­miè­res du feu suprême, la source de tout souf­fle et de toute magie ici, même de celle de l’ombre. »

L’ermite : « Je… C’est lui, là-bas ? S’il se mani­feste ainsi, tou­jours ici, il ne ris­que pas d’être cap­turé ? Et com­ment fait-il pour en même temps éclai­rer ailleurs ? Et pour­quoi sem­ble-t-il cou­per la toile ? »

La mage : « Lon­gue his­toire… Pour vous la faire courte… Deux aimants, au début des temps, dans l’ère du néant des incar­nés ; Romero de la famille des âmes de feu, et Juli­nette de celle des divi­ni­tés des dimen­sions, des for­mes. Deux famil­les enne­mies, des pou­voirs com­plé­men­tai­res et anta­go­nis­tes. Les deux avaient trouvé la voie de l’équi­li­bre, mais lors­que leur des­sein a été décou­vert, ils ont été mau­dits par le con­seil de leur famille res­pec­tive. Du moins, ils l’auraient été tota­le­ment, si la source du grand tout, le cou­ple des for­ces ori­gi­nel­les, n’avait insuf­flé de la clé­mence dans l’ire. C’est ainsi qu’un jour, quel­ques temps après le com­men­ce­ment des temps, dans la for­ma­tion de l’uni­vers incarné, la pro­jec­tion des élé­ments, Romero devint la source de notre astre de vie, soli­taire, et Juli­nette notre lune, con­dam­née à ne pou­voir pro­fi­ter que du reflet, ou pres­que… »

L’ermite : « Oh, c’est de là d’où est tiré le conte pour pre­miers mages ? »

La mage : « Tout à fait ! »

L’ermite : « Merci pour votre his­toire, mais cela ne répond pas vrai­ment à mes ques­tions ! »

La mage : « Je vais y venir… »

Alors que la mage et l’ermite s’étaient rap­pro­chés de l’eau, que le corps de lumière n’était plus très loin, il devint tout à coup éva­nes­cent, jusqu’à lais­ser place à la nuit quel­ques bat­te­ments plus tard, et d’étran­ges per­les phos­pho­res­cen­tes à terre, là où il s’était tenu avant de dis­pa­raî­tre. L’ermite, trou­blé par l’air étrange qu’il avait sem­blé voir se des­si­ner sur le visage de Romero au moment fati­di­que, n’y prêta pas trop atten­tion, se posa à terre, la tête levée en direc­tion de l’ouver­ture d’où l’arai­gnée devait appa­raî­tre.

La mage : « Nous y voilà ! »

La mage se mit dans une pos­ture de com­bat, sor­tit un bâton de sa man­che lon­gue, et fit face à une nuée de chau­ves-sou­ris qui sem­blè­rent être appa­rues de nulle part et cher­cher à attra­per les per­les. Elle réus­sit à repous­ser tou­tes cel­les qui s’appro­chaient de trop près, sous le regard admi­ra­tif de l’ermite qui avait détourné sa mire. Les autres pour­sui­vi­rent leur che­min vers un cou­loir sur le côté droit.

La mage : « C’est ce que vous devrez faire les jours pro­chains, pen­dant mon absence ! »

L’ermite : « Il fau­dra que vous m’expli­quiez aussi le pour­quoi du com­ment ! »

La mage : « Je suis cer­taine que vous pou­vez com­pren­dre par vous-même ! »

L’ermite : « Vous me sures­ti­mez peut-être ? Mais expli­quez-moi quand même, au cas-où ! Je ne vois pas la logi­que, la rai­son… »

La mage : « Ah ! La rai­son… Tout ceci néces­site de l’intui­tion… Du moins, d’être à l’écoute de cer­tains sens ! Gar­der cette grotte sacrée, être le témoin de la danse entre deux sor­tes de divi­ni­tés dis­tan­tes comme si elles étaient pro­ches, recom­men­cer cha­que cycle avec la même éphé­mé­rité tout en le vivant comme si c’était éter­nel… apprend beau­coup sur l’impor­tance de l’ins­tant, sur ce que l’on déroule pour se for­ger sans s’arrê­ter figé à l’inté­rieur de l’antre des regrets. Vous ver­rez ! »

L’ermite, les yeux levés vers l’arai­gnée qui était apparu et com­men­çait à des­cen­dre vers le cen­tre: « Oh, ça, je pense l’avoir déjà vu, mais peut-être pas suf­fi­sam­ment pour l’inté­grer, l’appli­quer… »

La mage : « Qu’avez-vous res­senti juste avant d’entrer ici ? »

L’ermite : « Une sen­sa­tion étrange. Joie et tris­tesse mêlées, mais sur­tout des efflu­ves d’un je ne sais quoi d’auguste à pro­té­ger de tout l’être. Un je ne sais quoi qui est peut-être l’essence du ciel, de la vie ? Plus impor­tant que les mots pour le nom­mer : le lien qui nous y relie ? Plus impor­tant que le dire : ce qu’il y a au-delà de son reflet, ce qui le fait naî­tre et mou­rir, comme un fil soudé ? »

La mage : « Cela ne devrait-il pas vous suf­fire ? »

L’ermite : « Pour l’action, oui, mais pour ma curio­sité… »

La mage com­mença son expli­ca­tion, pen­dant que l’arai­gnée aux yeux de crois­sants de lune entama le retis­sage de sa toile, en com­men­çant par le bas de la grotte, à l’opposé, après avoir bas­culé d’avant en arrière de sorte à pou­voir à se lâcher au-des­sus du rivage : « Bien, alors, euh, vous vous deman­diez pour les ris­ques. Lui, impos­si­ble qu’il soit cap­turé. Il n’y a que la magie pour l’attein­dre, et aucun mage, aussi téné­breux soit-il, n’y aurait inté­rêt, ne pour­rait s’en ser­vir à ses pro­pres fins, et même un mage vou­lant taire toute magie, ne le pour­rait. Tout au plus l’affai­blir un peu après avoir rejoint les désin­car­nés. Il ne craint rien…

Si notre astre de feu et la lune peu­vent pren­dre forme sans dis­pa­raî­tre du ciel, c’est tout sim­ple­ment que c’est un peu comme si c’était leur anima. Et par con­tre, elle, ses yeux vont jusqu’à reflé­ter comme on la voit dans le ciel, et elle pour­rait être tuée. Enfin, son corps. Son anima serait alors errante dans l’air jusqu’à la fin des temps, sans plus pou­voir sen­tir la pré­sence de l’autre, sans pou­voir se rac­cro­cher à une forme incar­née.

Elle tisse une toile de fils lunai­res pour qu’il puisse s’en vêtir, la sen­tir près de lui. Ce que vous aviez vu, était une forme de récolte. Encore que, nous ne som­mes pas cer­tain de ce fait. Par con­tre, nous savons qu’il n’y a que des fils frais d’une nuit qui peu­vent recueillir leurs sali­nes sacrées. Ils y pui­sent de quoi con­ti­nuer à se recréer dans un cycle voué à se répé­ter, une façon d’être maî­tre du des­tin tracé. Un peu comme l’arai­gnée pen­due qui fait bas­cu­ler ce qui la lie au ciel, d’un bord à l’autre. »

L’ermite : « Et pour les per­les phos­pho­res­cen­tes et les chau­ves-sou­ris ? »

La mage : « Je vous racon­te­rai ça une autre fois. Bien que vous devriez avoir com­pris ! Si non, l’impor­tant, juste à com­pren­dre que vous aurez à les écar­ter, en sui­vant votre ins­tinct ! Si vous vou­lez regar­der un peu encore le tis­sage, sen­tir le sens, je vous laisse, je vous attends dehors ! »

L’ermite : « Vous ne comp­tez pas la pro­té­ger ? Oh, la grotte est pro­té­gée ? C’est juste le soir et le matin, aux alen­tours du cré­pus­cule et de l’aube, qu’il y a ris­que ? »

La mage opina et laissa l’ermite médi­ter sur cet ouvrage recom­mencé cha­que jour.

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Voie d’être

Ins­piré par Les enne­mis jurés http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2013/05/les-enne­mis-jures/
et Com­mis­sion men­son­gère http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2013/05/com­mis­sion-men­son­gere/
(un peu aussi de l’esprit : Les pau­vres http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2013/05/les-pau­vres/
et La garde à vue http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2013/05/lagarde-a-vue/ )

Cha­que jour que le grand mys­tère incarné fait,
A tra­vers la danse des astres,
L’être qui ouvre les yeux s’en va dévoi­ler
L’ombre immo­bile de l’âtre.

A tra­vers la danse des astres,
La vérité du che­min de l’uni­vers se décou­vre
Telle une forme à mode­ler que la lumière couve
Au-delà des coins de l’igno­rance faste.

L’être qui ouvre les yeux s’en va dévoi­ler
L’essence de la pous­sière et du vide qui ne se démonte,
Des ato­mes que des ficel­les veu­lent entre­cho­quer,
Récu­pé­rer et façon­ner ce qui pré­juge et compte.

L’ombre immo­bile de l’âtre
Devient éva­nes­cente lors­que l’âme s’aven­ture,
Ouverte à la vie, che­vau­che au cœur du verbe mûr,
A l’essen­tiel du lien, fi des céras­tes.

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Sur le che­min

Ins­piré par : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2013/05/swim­ming-with-sharks/

Sur le che­min de la ronde, que tous tra­ver­sons,
Petits et grands, sim­ples et tyrans,
Il existe une val­lée de brai­ses, de gla­ces,
Et dans cette val­lée, un abîme sous un fin pont.
Un jour ou l’autre, vient le temps,
Quel­ques pas, et l’être y fait face :
Un tré­sor se dresse à l’hori­zon,
Une source d’argent ou d’éther, c’est selon.

Celui qui décide de ten­ter la tra­ver­sée,
Sans le res­pect du mys­tère, de l’alté­rité,
Affronte l’impré­vi­si­ble qu’il ne peut domp­ter,
Et s’il cher­che à le rai­son­ner à tout prix,
Et s’il ne prend garde, à se croire déjà dans la “Vérité”,
Prêt à ten­ter ou à créer le dan­ger,
Pen­sant qu’est ainsi pro­té­gée sa “Vie”
Ou que quelle que soit l’issue
Il y trou­vera une ouver­ture vers un para­dis,
Il ris­que bien plus que des lam­beaux
Dans le piège ainsi tendu,
A la mesure de l’illu­sion ou de l’aspi­ra­tion :

L’être peut en per­dre le che­min de la mai­son,
Effi­lo­cher son lien à la créa­tion,
Réa­li­ser l’inverse de son sou­hait de fond
Et / ou se noyer, qu’un temps ? , dans les crocs longs.

(Pour être cer­tain d’arri­ver au bout,
Une recette impa­ra­ble : met­tez-vous à l’écoute du grand tout,
Lais­sez-le venir à vous, et peut-être que : http://www.you­tube.com/watch?v=zkUT2GXC9hc )

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Ins­piré par :


http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2013/07/fai­tes-moi-la-grace/

Ô flamme du coeur, che­min et source du ciel,
telle l’épée for­gée dans les batailles,
le cours et le cou­rant, le vide et la rocaille,
pur­gés pour tou­cher et embras(s)er sub­stan­tiel,

Qu’au jour où les vagues du temps s’échouent
sur les rives de ton éter­nité,
le sort du mor­tel soit doux

Que l’ouver­ture de ton miroir sans reflet (*)
et sur ton âtre vigou­reux (*)
accueille et passe les rayons du radieux

Que sur la table, l’offrande con­som­mée
soit sur la voie de la der­nière pro­phé­tie
faite à un Nabucco assagi

Ô cœur de flamme, ombre et lumière du ciel,
vive dans la danse des astres la joie,
la paix même dans l’affron­te­ment tor­ren­tiel,
et que le malin s’avoue devant ta loi.

(* Per­sonne n’ignore qu’il y a deux entrées par où les opi­nions sont reçues dans l’âme,
qui sont ses deux prin­ci­pa­les puis­san­ces, l’enten­de­ment et la volonté.
- Blaise Pas­cal)

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L’éter­nel retour

Ins­piré par :


http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2013/06/les-trois-pro­phe­ties/


« Il est un temps fis­si­ble,
Il est un temps invin­ci­ble »

Une créa­ture mar­che sur les sen­tiers froids et humi­des d’un cime­tière, sur une col­line. Dans le ciel, un océan de nuit peu­plé d’une myriade de fleurs de feu. En bas, le vil­lage de son enfance. Au som­met, un indi­ci­ble brouillard dis­si­mu­lant mal une tour.
 
Dans le cime­tière, à cha­que croi­sée, elle, il tombe sur des ombres qui s’agi­tent tout autour de lui, sem­blant prê­tes à vou­loir le dévo­rer. Les pre­miè­res fois, il subit la peur qu’elles lui ins­pi­rent, sans cher­cher à se défen­dre, con­tour­nant fina­le­ment par un che­min de tra­verse. Mais au bout d’un moment, à force de détours, il finit par se retrou­ver à son point de départ. Sou­hai­tant pour­sui­vre son che­min, il se décide à en affron­ter… pour ne rien faire, si ce n’est accep­ter le sort qu’elles lui réser­vent.

Leur fai­sant face, immo­bile, après un assaut d’ombres qui se com­por­tent tel­les celle d’un feu cher­chant à ren­trer dans les flam­mes, elles se trans­for­ment en pierre de néant, col­lées sur son dos. Se sen­tant plus léger, bien que plus lourd à l’exté­rieur, il con­ti­nue alors, croi­sées après croi­sées, jusqu’à la sor­tie. Il se retrouve prêt à faire quel­ques bonds de géant, avec une bosse sur le dos.

Plus loin, en mon­tant, il se retrouve face à une fosse rem­plie d’une eau lumi­neuse. Sûr de lui, il s’y pen­che, y plonge ses jam­bes, et finit par se rou­ler dedans, de sorte qu’une fois sor­tie, à l’air obs­cure, il se retrouve avec une bosse fluo­res­cente, ayant dou­blée de volume.

Les pre­miers pas sui­vant, la créa­ture a une impres­sion d’eupho­rie. Sou­dain, un orage gronde, et quel­ques gout­tes de pluie devien­nent, à ses sens, tem­pête. Au point qu’avant le som­met, elle, il finisse à genoux, mains à terre, à bout de souf­fle. Il reste ainsi quel­ques temps, puis s’allonge sur le dos.

« Il est un temps fria­ble,
Il est un temps bâtis­sa­ble »

Une créa­ture se repose sur les sen­tiers abys­saux et mon­ta­gneux d’un cime­tière inté­rieur. Dans le ciel, tou­jours un océan de nuit peu­plé d’une myriade de fleurs de feu. En bas, le vil­lage peu­plé de ses fan­tô­mes. Au som­met, un pic qui se dresse fiè­re­ment, aux por­tes de l’essence ciel.

Dans le cime­tière, pen­dant que sa bosse se dis­sout, l’indi­ci­ble sem­ble vou­loir l’enve­lop­per. Pour le bien, pour le mal, elle, il ne sau­rait dire, tel­le­ment ses sens sont trou­blés. A mesure qu’il se laisse faire, ses pau­piè­res se font lour­des, et une autre étrange créa­ture, un dra­gon, appa­raît un peu plus loin. Il finit par rugir, rou­vrir les yeux, se remet­tre debout, cou­rir dans sa direc­tion, prêt à l’affron­ter. Mais un peu avant le choc, il change d’avis, puise au fond, tout au fond, et la créa­ture s’éva­nouit, et lui se retrouve allongé sur le dos, non loin du som­met de la col­line.

« Il est un temps de mort,
Il est un temps de renais­sance »

Une créa­ture s’appro­che d’une tour, entou­rée d’un brouillard en train de s’éva­po­rer. Dans le ciel, tou­jours un océan de nuit peu­plé d’une myriade de fleurs de feu. En bas, un autre temps. Non loin, un puits sans fond menant à…

A la sor­tie des sen­tiers per­dus, une créa­ture se dirige vers une porte. Elle, il se met à jouer, le coeur léger, prêt d’autres créa­tu­res bien­veillan­tes. Il ouvre alors la porte, se dirige vers le puits, et fait le voyage sans retour immé­diat, vers un nou­veau corps, la dimen­sion de l’incarné, sur la pla­nète terre.


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Si vous vou­lez décou­vrir d’autres créa­tions de “Per­sonne”, de l’actrice-artiste qui est aussi rédac­trice-plume-scé­na­riste, cf son site : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/

et sa nou­velle for­mule : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/page-a-gui­chet-ouvert/

Bon été !


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