Blog littéraire, artistique de Pascal Lamachère

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Balise - romancier

Fil des billets - Fil des commentaires

jeudi, janvier 15 2009

Suite 4 et fin chapitre 1 du roman à suivre 'Les pages déchirées' (partie 5)



Pour (re)lire la quatrième partie cliquez ici


Dehors, la chatoyante faisait frémir les rues animées de couleurs. Après quelques pas séparant l’antre de son immeuble de la route, le chineur de plume se figea. Les tutures et compagnie semblèrent l’inviter à se joindre à leur danse motorisée. Greendle se sentit attirer et fit un pas, puis deux… puis hésita, s’arrêta comme un automate qui a fini sa série de mouvements. Il était à deux mètres de la crêpe humaine, le regard perdu dans le vide. Il se tourna dans la direction opposée à Saint-Sernin, se figea de nouveau. Une drôle de sensation le submergea, un peu comme s’il  venait d’avoir une prémonition indescriptible, dont seul comptait la répulsion. L’anglais tressauta et secoua la tête, se retourna dans la direction qu’il avait prévu de prendre… et la suivit.

« Lorsque la lueur des possibles est voilée,
un chemin unique a été pris, une ligne tracée
et il n’est plus possible de faire marche arrière,
reste plume, témoin du retournement de terre… »

Greendle passa par le jardin des plantes, se mit à flâner lorsqu’approcha la statue en hommage à Saint-Exupéry et à son petit prince. Un groupe de jeunes jouait au rugby non loin, en grande partie sur la pelouse. Il porta son regard de la statue à leur ballon ballotté d’une main à l’autre, « déconnecta » son oreille saturée par les appels au ballon des uns et des autres, les conseils de placement des capitaines et entraîneurs de fortune, concentra ses sens sur la vue. Il la dirigea vers le ciel. Des anges lui semblèrent danser dans les interstices des nuages…

Quelques oraisons plus loin, le photographe-reporter se planta un instant sous la branche d’un arbre, subjugué par quelques fleurs aux alentours. L’ovale échappé des mains d’un joueur arriva dans sa direction. Il essaya d’apprécier la trajectoire de manière à bien le réceptionner et se rendit compte qu’il était déjà parfaitement placé. Lui avait-on sciemment envoyé le ballon ? Le fruit du hasard ? Sans plus pousser l’enquête, il rendit l’objet à l’envoyeur et ne se sentit pas de rester…

Au moment où notre chineur arriva sur la place, en face de l’église, les cloches sonnèrent 11 h et… ? Il réalisa qu’elles rythmaient aussi les quarts d’heure. Il lui sembla que ce fut la première fois qu’il y prêtait attention. Celle-ci passa des cloches à un trio. Trois couvres chef de pirates sortirent d’un bar et vinrent dans sa direction. Greendle secoua la tête, essayant de chasser les bribes de son dernier cauchemar. Il fut aidé par la vision d’une fleur asiatique qu’il effleura. Il en fut plus troublé. En plus du souffle coupé, son cerveau se liquéfia, il devint tout pâle, mais pour une sensation bien plus agréable. Le battement aurait pu paraître éternel si sa « raison » n’avait refait surface. Il détourna le regard, se dirigea vers l’emplacement de mister Shakire Jackson.

Toujours assis aux milieu de sa « boutique de rue », le vendeur aux merveilles enrubannées par des mots - des histoires à dormir sur une page des milles et une nuit – était en fin de conversation avec une jeune dame en robe pourpre portant sur la tête un chapeau assorti.

- J’vous assure que ça les vaut ! M’enfin, tant pis, j’ai un acheteur pour la plume qui m’attend ! Si vous ne prenez pas le lot, ça vous passera sous la page ! asséna Shakire en montrant Greendle de la main.

- Je… euh… Si vous trouvez un pigeon pour ça, tant mieux pour vous ! Moi, c’est pas mon affaire. Au-revoir ! Conclut la dame sur un ton hautain après s’être tournée dans la direction de la main.

- Bye belle dame ! Beau jour maille lord ! Vous êtes vous bien enivré ? Avec le temps qu’il fait aujourd’hui, vous avez pas fini ! s’empressa de rebondir Shakire, sans se dépareiller de son air jovial mais avec un grain qui trahissait sa déception de laisser filer une potentielle cliente.

Greendle se sentit mal à l’aise. L’air de rien, il venait d’être dévisagé avec un regard  qu’il avait ressenti comme légèrement dédaigneux et par une bouche qui l’avait étiqueté comme potentiel pigeon. Il ne laissa cependant pas transparaître sa susceptibilité et afficha un sourire poli. Il ne répondit néanmoins pas tout de suite. Ses noisettes verdâtres se tournèrent vers la plume dorée, son corps se dodelina sous l’effet de son envie de s’en saisir.

- Merci de votre… so… sollici… tude ? Je… Euh… On peut passer les amabilités ? J’ai vraiment envie de cette plume mais il m’en coûterait de devoir me débarrasser de trésors pour un lot que je ne désire pas ! souffla-t-il presque.

… La discussion fut plus rapide et le dénouement plus heureux que notre chineur ne l’avait espéré. Sans devoir vendre un de ses livres, Greendle put acheter la plume et un encrier sculpté dans du bois d’ébène qui aurait appartenu à quelqu’un dont il avait déjà oublié le nom au moment où il prit congé.

L’anglais occupa le reste de sa journée à faire ce qu’il avait prévu, à profiter du beau temps, à prendre des photos, à user du clavier, à lire… et à « faire connaissance » avec sa plume dorée.

Le soir venu, avant de se coucher, Greendle consulta ses messages. Il lut en premier la réponse de Liloo à ses conseils. Ce fut à son tour de s’inquiéter. Elle lui avait répondu en une sorte de poème dont la forme et l’envolée ne lui ressemblait guère, du peu qu’il en avait lu, mais qui le prit aux tripes.

« Quand les mots m’ont blessée,
J’ai apprivoisé le silence,
Quand le silence m’a blessée, « lésée »,
Je me suis réfugiée dans le monde de l’esprit,
Et quand mes rêves s’y sont égrenés,
Ont été entrechoqués, brûlés dans l’« immobilité »
Face à la mobilité du feu de la vie,
J’ai tardé à réagir et ai rejoint l’ombre,
La dernière parcelle avant le néant ?
Là, mon vent et mon volcan aux nues
N’ont trouvé que l’écho du sans temps…
Puis un jour, avant la grande éruption, j’ai ouvert la fenêtre
Et dans les bras de mère poésie je me se retrouvée…
La plume à la main et les cimes pour seule quête,
Ô grande littérature, jamais je ne la lâcherai !

Ton amie,
Liloo »

Greendle hésita quant à sa réponse. Se disant qu’il valait mieux qu’il évite de trop en faire, il lui décrit d’abord sa première réaction, broda ensuite autour.

« Hello,

Je viens de te lire juste avant de rejoindre la dimension où l’impalpable devient palpable et vice versa. Tes mots m’ont presque ôté les miens. Tu es la poétesse que je ne suis pas. Tu me diras, normal, je suis un homme. Mais sans moquerie, sans plaisanterie, tu as fait mouche, je ne tenterai plus de te détourner de ton chemin poétique. Ceci dit, l’invitation à écrire à deux plumes tient toujours. Ce que tu voudras !

@micalement,
Greegree »

Notre jeune lord envoya son message, consulta les autres qu’il avait reçus puis alla rêver…


« - Qu’y a-t-il dans et derrière cette brume ?

- Des réponses à éclaircir.

- Et si j’en ai pas vraiment ?! Si les questions m’ont échappées ?

- Alors tu sauras.

- Quoi ?

- Ce qui est, ce qui compte, l’essence de l’être… »

Le lendemain, les yeux ouverts, le stylo sur son calepin des rêves, il nota ce dialogue insolite qu’il avait eu avec la plume chinée. Le plus déroutant pour lui c’est qu’il ne se souvint pas d’avoir fait d’autres rêves, et encore moins qu’il y avait eu un cadre autour du dialogue. Hésitant quant à l’interprétation qu’il pouvait en faire, il lorgna du côté de son ordinateur, songeant à faire une recherche sur un site dédié aux rêves. Il n’eut cependant le temps de s’attarder sur l’étrangeté, une journée de reportage l’attendait et il fallait qu’il s’empresse de se préparer.

Fin du chapitre 1 - Greendle et la plume chinée

à suivre / to be continued - cliquez ici pour lire la suite et début du deuxième chapitre du roman Les pages déchirées

© Pascal Lamachère – novembre-décembre 2008 – Janvier 2009



vendredi, décembre 24 2004

Présentation

montage photographique pieds rêveurs vers bond lunaire, pieds en dessous de la lune

Par­ler de moi n’est pas mon “dada”, mais je vais ten­ter de me prê­ter au “jeu”…

Pour com­men­cer, je me pré­sente : Pas­cal Lama­chère, né en fin d’année 1976. J’habite quel­que part sur un nuage céleste entre la lune et la terre, au-des­sus d’une ville fran­çaise, dans l’agglo­mé­ra­tion de celle sur­nom­mée “la ville rose”.

J’aime écrire (poé­sie, con­tes, nou­vel­les etc.), la musi­que (j’ai des goûts assez éclec­ti­ques, mais mes oreilles ont une pré­fé­rence pour la chan­son fran­co­phone, celle dite inter­na­tio­nale, pour le rock, la musi­que clas­si­que, les ban­des ori­gi­na­les de films, les musi­ques irlan­dai­ses, d’ins­pi­ra­tions cel­ti­ques/bre­ton­nes), le web, le cinéma, les séries et tout.

Pour déve­lop­per un peu, mes pre­miè­res let­tres étaient cel­les de l’alpha­bet, comme tout le monde en fait… Mes pre­miers mots datent de la même épo­que. C’étaient ceux que l’on devait copier comme un per­ro­quet pour appren­dre à mieux les com­pren­dre et les manier ; rien de bien pal­pi­tant en somme. Mes pre­miers écrits étaient tour­nés vers la poé­sie, les con­tes, l’écri­ture de scé­na­rios ins­pi­rés de bds. Là, mon aven­ture à tra­vers les bul­les d’encre, les pay­sa­ges let­trés pre­nait son envole… C’était déjà un peu plus inté­res­sant, plus… “gri­sant” ; enfin, pour moi. Pour les yeux des pre­miers lec­teurs cobayes, je n’en suis pas cer­tain ;op. Puis, de fil en aiguille, j’ai laissé ma plume s’envo­ler, voler, la lais­sant se gui­der au grès du vent, de l’ins­pi­ra­tion, en essayant de façon­ner, de pétrir avec un peu plus d’ardeur mes scri­bouilla­ges, vou­lant ren­dre au mieux, res­ter le plus fidèle pos­si­ble aux voya­ges à tra­vers les abys­ses, les cieux, le bain d’ima­gi­naire. Main­te­nant, j’écris beau­coup en me lais­sant habi­ter par les mélo­dies que j’écoute, et si je m’oriente vers l’écri­ture de romans, j’écris de temps en temps des scé­na­rios de ban­des des­si­nées et de films (courts et longs-métra­ges), des piè­ces de théâ­tre - du moins je m’y essaye - et je con­ti­nue d’écrire des poè­mes, des tex­tes qui seront peut-être un jour trans­for­més en chan­sons.

Côté édi­tion, publi­ca­tion, j’ai fait publier cer­tains poè­mes dans des maga­si­nes ama­teurs, un alma­nach, ma plume a été con­viée à une antho­lo­gie poé­ti­que que vous pou­vez com­man­der “ici” et j’ai com­pilé un cer­tain nom­bre de mes écrits dans une sorte de recueil que vous pou­vez télé­char­ger / com­man­der ici : http://laplu­mette.free.fr

Tout com­men­taire cons­truc­tif de votre part sera le bien­venu, mais j’espère avant tout que vous avez appré­cié / appré­cie­rez votre plon­gée dans quel­ques-unes de mes bul­les let­trées… Et à ce pro­pos, pour vous bala­der sur le blog, flâ­ner à tra­vers les « notes », vous avez les caté­go­ries du menu en haut, à droite, ou vous pou­vez aussi lire les notes-tex­tes des plus récen­tes aux plus ancien­nes via la page d’accueil en cli­quant sur [ billets pré­cé­dents] qui se trouve juste en-des­sous de la der­nière d’une page (« action » qu’il vous fau­dra aussi faire sur les autres rubri­ques si ce qui s’y trouve vous inté­resse et qu’il y a suf­fi­sam­ment de « notes » pour « ouvrir » d’autres pages)…

Ah ! j’allais oublier. Pour le côté créa­tions visuel­les, pho­to­gra­phies, je prends des pho­tos en ama­teur, sou­vent à la va vite, de ce qui m’ins­pire, de ce qui attire mon oeil, mon cœur, mon esprit. J’en fais le plus sou­vent pos­si­ble un sup­port à ma muse, quel­ques mots illus­trés, une pen­sée pal­pa­ble, une his­toire gra­vée en image. J’essaye­rai d’appro­fon­dir mes bala­des pho­to­gra­phi­ques, afin de vous offrir de zolies ima­ges, des ima­ges « mar­quan­tes ».

Et en par­lant d’efforts, je doute d’arri­ver à un bon niveau en des­sins. Aussi, si vous sou­hai­tez voir de beaux des­sins en lieu et place de mes « immon­di­ces / gri­bouillis », vous savez ce qu’il vous reste à faire ;op.

Enfin, si vous êtes écri­vain, si la plume vous cha­touille, si vous aimez user du cla­vier, ou si vous êtes des­si­na­teur, com­po­si­teur, chan­teur et cae­tera… Toute pro­po­si­tion de col­la­bo­ra­tion sera la bien­ve­nue !

Pour tout con­tact, pour toute requête vous avez le “for­mu­laire de con­tact” à dis­po­si­tion (n’oubliez pas de men­tion­ner l’objet de votre mes­sage).

Notes :

- Mes tex­tes, pho­tos, des­sins sont “dépo­sés”, “pro­té­gés”, sous ©, mais j’accèpte en géné­ral, avec plai­sir, qu’ils soient repris. Sauf que pour ça, je sou­haite que l’on me demande la per­mis­sion avant de repren­dre du con­tenu et merci de citer la source, faire un lien quand vous pre­nez de mes créa­tions/écrits/pho­tos, après l’auto­ri­sa­tion.

- pour télé­char­ger / com­man­der mon recueil : http://laplu­mette.free.fr

- Forum cul­tu­rel, loi­sirs, pas­sions (lit­té­ra­ture, jeux vidéo, His­toire, science, infor­ma­ti­que, cinéma, musi­que…) : http://leplu­mo­rum.free.fr

- Si vous êtes des­si­na­teur / trice, savez des­si­ner, êtes prêt(e) à user du crayon, de la palette gra­phi­que : je recher­che un/des crayon/s pour un/des pro­jets de bds et de comic strips : http://leplu­mo­rum.free.fr/view­to­pic.php?t=94

- Pour ren­trer en con­tact avec moi sur un tchat, dia­lo­gue en “direct” etc :
* Mon face face­book (lien vers la page de demande “d’ami­tié”/”d’ajout” ) : http://fr-fr.face­book.com/peo­ple/Pas­cal_Lama­chere/1132252801
* msn : pas­cal.lama­che­re@g­mail.com
* ym : pas­ca­lou_bilou@ya­hoo.fr

* irc : (néces­site un logi­ciel du type mirc, trillian, que vous pou­vez télé­char­ger gra­tui­te­ment sur le site http://www.tele­char­ger.com ) nom du ser­veur : chat.fan­ta­sya.org - Port : 6667 - Chan­nel : #sur­les­nua­ges­du­net

Notez que vous pou­vez aussi vous con­nec­ter sur le tchat, le salon, depuis la page du forum dédiée : cli­quez ici - http://sur-les-nua­ges.forum­de­dis­cus­sions.com/Bavar­doire-h3.html