Blog littéraire, artistique de Pascal Lamachère

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mercredi, septembre 30 2015

Compilation de poèmes + film-artiste à découvrir-soutenir + docs-articles


Photo film Callasnikov - cinéma

Bon­­jour !

* Une page “gui­chet” a été mise en place pour le film de Per­sonne ins­piré de la vie de Maria Cal­las : Cal­las­ni­kov (j’ai encore une fois beau­coup aimé), vous y trou­ve­rez l’entrée en matière, un extrait ainsi que les pre­miers retours : http://www.infos­ce­na­rio­de­per­sonne.com/gui­chet-du-film-cal­las­ni­kov/

* Vous pour­rez aussi voir le film Il était une Foi… Gaza (que j’ai aussi beau­coup aimé) : http://www.infos­ce­na­rio­de­per­sonne.com/gui­chet-film-etait-foi-gaza/

* Pour ceux qui décou­vri­raient Per­sonne et son jour­nal, vous trou­ve­rez plus de 1000 billets-vidéos sur la chaîne you­tube : http://www.you­tube.com/user/lejour­nal­de­per­sonne
Et sur Le jour­nal de Per­sonne : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com


* Quel­ques arti­cles, docs :

- Le pro­blème du tram­way (avec un twist) + recet­tes galette de légu­mes, steaks de hari­cots rou­ges, arti­cles etc. : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2013/02/le-chan­ge­ment-par-las­siette-p-lama­chere/com­ment-page-1/#com­ment-42782

- Man­ger plus sain : le mythe des caren­ces ? : http://www.vegan­free­style.com/man­ger-plus-sain-le-mythe-des-caren­ces-3/

- La révo­lu­tion d’un seul brin de paille : http://jar­di­nons.word­press.com/2008/05/07/la-revo­lu­tion-du-brin-de-paille/

- Entre­tien : Ber­nard Friot à Bal­last : « Nous n’avons besoin ni d’employeurs, ni d’action­nai­res pour pro­duire » : http://chouard.org/blog/2015/09/19/ber­nard-friot-a-bal­last-nous-navons-besoin-ni-dem­ployeurs-ni-dac­tion­nai­res-pour-pro­duire/

Intro : “Éco­no­miste et socio­lo­gue, Ber­nard Friot défend depuis de nom­breu­ses années une alter­na­tive au capi­ta­lisme, qu’il a théo­ri­sée à par­tir de son sujet de pré­di­lec­tion : la sécu­rité sociale. Con­trai­re­ment à la pro­po­si­tion du revenu de base qu’il qua­li­fie de « roue de secours du capi­ta­lisme », la solu­tion du salaire à vie s’ins­crit autant dans une refonte com­plète de notre rap­port à la pro­priété que dans une démar­che de sup­pres­sion de notre alié­na­tion au mar­ché de l’emploi, au pro­fit de la valo­ri­sa­tion du tra­vail. Car, pour ce pro­fes­seur émé­rite de l’uni­ver­sité de Nan­terre, c’est très clair : nous tra­vaillons tous, même si nous n’avons pas d’emploi. Au sein de l’asso­cia­tion d’édu­ca­tion popu­laire Réseau sala­riat dont il est cofon­da­teur, Ber­nard Friot décons­truit métho­di­que­ment la rhé­to­ri­que de ce qu’il appelle la « reli­gion capi­ta­liste », que nous avons inté­grée jusqu’à en être pri­son­niers con­cep­tuel­le­ment.”

- Entre­tien avec Yann Arthus-Ber­trand (sur son film Human) : http://www.repor­terre.net/Yann-Arthus-Ber­trand-C-est-ridi­cule-ce-que-vous-dites

- Cher Yann, il y a quand même une con­tra­dic­tion… : http://www.michel­col­lon.info/Cher-Yann-il-y-a-quand-meme-une.html

- Les pro­pos d’Alain : démo­cra­tie, anar­chie, monar­chie, oli­gar­chie, cons­ti­tu­tion, abus de pou­voir : http://youtu.be/v1G­JfK6I­JIg

- Michel Col­lon : Après la Syrie, c’est nous : https://www.you­tube.com/watch?v=9GD­Fi4KP6bE

- Syrie : le révi­sion­nisme du Monde a une odeur de camem­bert : http://www.michel­col­lon.info/Syrie-le-revi­sion­nisme-du-Monde-a.html

- Qui se cache der­rière le « Réseau Syrien des Droits de l’Homme » ? : http://www.michel­col­lon.info/Qui-se-cache-der­riere-le-Reseau.html

- Sébas­tien Arsac - Actua­li­tés et inac­tua­li­tés de la ques­tion du droit des ani­maux : http://blog.l214.com/2015/09/12/video-sebas­tien-arsac-actua­li­tes-inac­tua­li­tes-ques­tion-du-droit-ani­maux

- La Révo­lu­tion de l’Esprit : http://www.infor­mac­tion.info/video-sante-la-revo­lu­tion-de-les­prit

Des­crip­tion : “D’où vient la mala­die ? Quelle est l’influence de nos pen­sées sur notre corps ?Que peut-on espé­rer des gué­ris­seurs et éner­gé­ti­ciens pour vain­cre la mala­die ? Quel est le regard de la com­mu­nauté scien­ti­fi­que sur ce type de gué­ri­sons ? Face à ces nom­breu­ses inter­ro­ga­tions, nous som­mes aller à la ren­con­tre de méde­cin, de gué­ris­seurs et d’éner­gé­ti­ciens recon­nus, afin de recueillir leur témoi­gna­ges et de les sui­vre avec leur patients : - Luc Bodin, doc­teur en méde­cine et diplômé en can­cé­ro­lo­gie cli­ni­que - Lila Rhiyou­rhi, médium / gué­ris­seuse - Elan Sarro, artiste, spé­cia­liste de la médi­ta­tion - Tal Schal­ler, méde­cin holis­ti­que - Didier Traullé, gué­ris­seur, magné­ti­seur, et rebou­teux.”

- Cybo­path, le court-métrage qui met en lumière l’impact de notre con­som­ma­tion : https://mrmon­dia­li­sa­tion.org/cybo­path-le-court-metrage-qui-met-en-lumiere-lim­pact-de-notre-con­som­ma­tion/

Des­crip­tion : Libre­ment ins­piré de l’œuvre de John Lay­man « Tony Chu, détec­tive can­ni­bale », le jeune réa­li­sa­teur Mor­gan Gas­ta­naga signe ici son pre­mier court-métrage. Celui-ci retrace, à tra­vers les visions incon­trô­la­bles d’un homme, le par­cours emprunté par nos ali­ments, de la récolte jusqu’au cad­die.

- La face cachée du pétrole : https://www.you­tube.com/watch?v=BgDm3TcBWb4

Des­crip­tion : “Un docu­men­taire tout à fait essen­tiel sur le plus impor­tant lobby d’influence aujourd’hui. Des pre­miers fora­ges de Rocke­fel­ler en 1860 à la récente guerre en Irak, le pétrole aura été le véri­ta­ble moteur de l’his­toire tra­gi­que du XXe siè­cle. Matière pre­mière vitale, stra­té­gi­que, il a été au coeur de tous les cal­culs poli­ti­ques. Tant et si bien que l’uni­vers du pétrole est dominé depuis tou­jours par l’opa­cité et la dés­in­for­ma­tion. “La face cachée du pétrole” lève le voile sur des secrets soi­gneu­se­ment cachés et donne des clés pour com­pren­dre les enjeux autour du pétrole, alors qu’une véri­ta­ble guerre des res­sour­ces est enga­gée.”

Ci-après, quel­­ques-uns de mes poè­­mes ins­­pi­­rés des créa­­tions de Per­­sonne.

Bon début d’automne,
Bien à vous,
Pas­cal

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Ins­piré de Une racine en Pales­tine



http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2015/09/une-racine-en-pales­tine/

L’Égypte aura beau ren­for­cer le blo­cus,
Gaza, la Pales­tine a ses cro­cus,
Un feu en vie, à faire le jour,
Une foi enra­ci­née autour.

Dans le regard de l’enfance,
Des étoi­les, à l’ins­tant, en nais­sance,
Un jeu avec la terre,
Autour et avec la mère.

Au cours de l’huma­nité, fil des pages,
Des guer­res et des quê­tes
Pou­vant déra­ci­ner, faire disette ;
Reste, au cœur, un souf­fle en héri­tage

Un pro­lon­ge­ment, un lien entre les âges,
Un ciel et une terre qui fleu­ris­sent à l’inté­rieur,
Dans les mains aux élans rieurs
À effa­cer les peurs et poser un rivage.

Des inté­rêts auront beau dres­ser un enton­noir,
L’essence pas­sera tou­jours
De l’aube jusqu’au soir ;
La foi des déra­ci­nés s’ancre au séjour.

Dans le regard du / des parents,
Des étoi­les, sève, force, grâce avec les enfants ;
Au-delà des pier­res, des heu­res de pous­sière,
L’hori­zon peut se savou­rer, qu’importe les airs.

© Pas­cal Lama­chère

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Ins­piré de Cal­las­ni­kov : http://www.infos­ce­na­rio­de­per­sonne.com/gui­chet-du-film-cal­las­ni­kov/

La Cal­las a puisé sur les flots de l’huma­nité
Qu’elle a tra­versé,
Toute entière,
Seule
Face aux abî­mes
De la terre,
La peau dans le lin­ceul
Avant l’heure ultime.

La Cal­las, corps et âme,
Avec pas­sion, a fait vibrer,
Ouvert les por­tes mar­brées,
Des étoi­les et des dra­mes ;
Ancrer des notes voca­les
À fleur de voie,
Tel un oiseau de cris­tal
Ne fai­sant qu’un avec les mon­ta­gnes et les fois.

La Cal­las s’est offerte aux flots de l’huma­nité,
Cha­hu­tée par les abî­mes,
Por­tée aux cimes ;
Elle a tout donné,
Mar­quée par les guer­res,
Le ciel aux entrailles de la terre,
La dis­grâce et la grâce,
L’amour et les tas­ses, jusqu’aux cas­ses.

La Cal­las a vibré et cen­drée,
Trans­cendé le spleen,
Le miroir et la tra­gé­die,
Un dia­mant sculpté,
De l’essence divine
Plon­gée dans des ténè­bres de la vie ;
A petit s’est envo­lée au bond,
Avec ses cor­des lais­sées au pan­théon.

© Pas­cal Lama­chère


Mon avis sur Cal­las­ni­kov : Une perle sur la Cal­las, un « pari » ris­qué de « huis-clos », de plan séquence inti­miste sur plus de 50 mns très réussi. J’ai trouvé le fil nar­ra­tif - qui nous fait décou­vrir les états d’âme d’une Cal­las, ramène d’une cer­taine façon sa cons­cience d’outre tombe pour nous con­ter, illus­trer les remous de son his­toire, de la per­sonne der­rière la voix, le per­son­nage -  intel­li­gem­ment, brillam­ment mené, et super­be­ment incar­née. Per­for­mance « bluf­fante ». À tra­vers elle, se dévoile des flots de l’âme humaine, de l’artiste, si je puis dire, et j’ima­gine mal ceux qui y sont sen­si­bles, qu’ils con­nais­sent ou non des tran­ches, des lignes, des pages de la vie de Maria Cal­las, ne pas appré­cier ce film. En tout cas, j’ai beau­coup aimé aussi ce film.

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Ins­piré de 11 sep­tem­bre : Amé­ri­caïn : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2015/09/11-sep­tem­bre-ame­ri­cain/

Je me sou­viens d’un 11 sep­tem­bre,
Peu après la fin d’un roseau des îles,
A voir l’humeur un peu plus s’éten­dre,
Un Guer­nica que l’on défile

La pous­sière au vent ;
Les mains de Caïn, cou­vert de sang,
Rouge sous des plu­mes de colom­bes,
Sèment au-des­sus des tom­bes

Le vent à plu­sieurs tours de la terre ;
Les cow-boys ont creusé de nou­vel­les,
Quel­ques voix, con­tre, s’élè­vent,
Mais ils sont maî­tres de guer­res

Je regarde la nais­sance d’un autre jour,
Des pages évo­quer l’ours à la porte de l’His­toire
Et les près du levant et du cou­chant au détour,
Et des par­ties per­dues dans des tiroirs.

© Pas­cal Lama­chère

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Ins­piré de Phi­lip­pot-Sarko-Arnaud : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2015/09/phi­lip­pot-sarko-arnaud/


Chairs poli­ti­ques,

J’ima­gine que vous fai­tes celui de vos mamans, mais vous ven­dez des bul­le­tins pour un Au bon­heur des Dames qui le fait avant tout pour des urnes, pour ceux qui vous croi­ront, le temps des paro­les, non ? Et puis même. Vos actions ne sont-elles à la bourse des puis­sants miroirs ? Les let­tres de vos êtres, oubliées ?

La peau ne fait-elle bon ménage avec l’aime, moins avec les esto­ca­des cen­drées au ser­vice des doru­res sans ciel ? L’eau rai­sonne-t-elle pas mieux avec l’esprit de la terre ou d’ailleurs qui écoute, du mal avec le vide qui se fait pas­ser pour un hori­zon sans même pou­voir rico­cher ?

Vien­dez au coin du feu, un clair de lune, savou­rer le chant de l’uni­vers. Peut-être les pous­siè­res d’étoi­les feront ger­mer des fleurs pour le peu­ple face aux enjeux poli­ti­ques, des rêves de tout un cha­cun en vie, pour une fres­que cul­ti­vée et une nature ? Pour un tout ? Peut-être vos aspi­ra­tions de chai­res seront autres, les sorts des bar­ques sur les vagues pour­ront choi­sir avec une bous­sole révé­lée ?

Dans l’espoir du jour,
Veuillez agréer l’idée de vous voir val­ser, et nous des citoyens,
Un humour sérieux

© Pas­cal Lama­chère

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Ins­piré de La rai­son éco­lo­gi­que : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2015/09/la-rai­son-eco­lo­gi­que/

Gaïa mur­mure, chante, cri,
Un mes­sage pour ses enfants qui s’y ouvrent ;
Au fil des sai­sons, effets de la fleur de feu
Aux­quels se som­ment l’ère du gris,
Les vagues de l’or noir que la roue entrou­vre,
Ajoute des sou­pi­res et chu­tes aux lieux.

La nature a plu­sieurs voi­les,
Plu­sieurs peaux qui réson­nent au gré des regards,
Devient la cons­cience de cher­cheurs de rai­son
Pour une cul­ture en har­mo­nie de l’astral,
De la richesse même des mares ;
Vogue la cohorte entre les canons.

Sur les élé­ments de l’ère,
Les tra­ces de la façon de faire mar­ché,
De l’océan à la terre,
Des­si­nent une voie à réflé­chir, ten­ter,
Que l’obso­les­cence ne gagne les idées,
Que les civi­li­sa­tions ne soient vora­cées.

© Pas­cal Lama­chère

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Ins­piré de Dia­lo­gue avec un réfu­gié : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2015/09/dia­lo­gue-avec-un-refu­gie/

L’his­toire du monde se déroule,
Les creu­sées à la pou­dre d’hier
Font des vagues sur les riva­ges
Et des embar­ca­tions qui cou­lent,
Et des trem­ble­ments de pères, de mères,
Et se tour­nent de nou­vel­les pages.

L’his­toire du monde se fait,
Les for­ces diver­gen­tes à l’œuvre
Comme deux vagues se ren­con­trant,
Mais le yin et le yang au pou­voir de créer,
Le ciel a son mot dans les manœu­vres,
Là où pousse l’arbre des temps.

L’his­toire du monde s’observe,
Se réflé­chit dans les miroirs,
Une chose sou­met des cho­ses,
Mais les esprits ont leurs lois en réserve,
Les flam­mes ne res­tent fixes sur les bou­geoirs,
L’impé­ria­lisme n’est pas au cœur des roses.

L’his­toire du monde s’ins­pire,
Du par­ti­cu­lier à l’uni­ver­sel,
Et vice versa jusqu’aux fron­tiè­res,
Les âmes hono­rent leur pro­pre empire,
Face aux guer­res, ne peut s’étein­dre cette étin­celle,
Advienne qu’expi­rera - des brai­ses - dans l’ère.

© Pas­cal Lama­chère

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Ins­piré de La démo­cra­chie : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2015/09/la-demo­cra­chie/

Pour la puis­sance du mar­ché,
Les cava­liers de l’oli­gar­chie ont forcé Lis­bonne,
Ont sillonné du Tafta en secret ;
L’éner­gie de la terre et du ciel, du bas à la cou­ronne,
La nour­ri­ture, la santé, l’art, la cul­ture
Sont dans leur soif de main mise,
Qu’importe le prix des écor­chu­res.
Et si des voix s’élè­vent face à leurs bali­ses,
Que des vagues devien­nent Tsu­nami,
Que l’effet papillon fait trem­bler leur affermi,
Ils ont plu­sieurs car­tes à leur selle,
Dont dres­ser les misé­reux con­tre les misé­reux,
Les peurs et la créa­tion des creux,
Des pres­ses et des par­ties oppo­sées entre elles,
Des ficel­les au cou d’inté­rêts diver­gents
Aux pas de leurs mou­ve­ments.

Pour la puis­sance du mar­ché,
Les cava­liers de l’oli­gar­chie sui­vent le cours,
Font tour­ner la roue qui pour­rait ser­vir le monde
Mais éven­tre la terre et rend de la nature sacri­fiée,
A leur faim dorée, encore et tou­jours.
Tout, ou pres­que, entre dans le regard de leur ronde,
Si ce n’est que tout ne leur est pas sou­mis,
L’absolu ne peut y être englou­tie,
Et qui aurait inté­rêt à ce que tout soit cen­dre ?
Et si un jour gagne le soin de l’envi­ron­ne­ment,
Des créa­tu­res et des âmes, dans le plan,
Si con­verge du par­tage, ger­ment des idées à répan­dre,
Qui sait ? Qui sait le poten­tiel de cha­cun,
Comme le der­rière des encres média­ti­ques ?
En atten­dant, l’Égypte inonde des tun­nels en vue d’y met­tre fin
Et un tour­nant se fait autour de la Syrie, pour des poli­ti­ques.

© Pas­cal Lama­chère

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Ins­piré de Onfray : Qui n’est pas cou­ché ? : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2015/09/onfray/

Je ne suis pas, je suis,
Je sais pas, j’explore,
Funam­bule sur le fil de la pen­sée,
Un flot qui se lan­guit
Avant de trier la malle aux tré­sors,
D’être avivé, agité.

Je suis, je ne suis pas,
Je pense savoir, je doute,
Je rature, je suture le soi,
Je m’emmêle, je démêle,
J’observe l’essence de la route,
La com­po­si­tion d’un toit.

Je regarde des autres,
Dif­fé­rents et sem­bla­bles,
Miroirs que cha­cun trans­porte,
Les civi­li­sa­tions en face du sable,
Les puis­san­ces en guerre,
Les en recher­che de terre.

J’écoute des nôtres,
Des notes comme des vôtres,
Mon envie d’écrire une ber­ceuse
Pour l’Onfray à l’humeur empailleuse,
De par­ta­ger un toc­sin
Pour l’Onfray qui dé-voile l’un.

Je cher­che, je me demande,
pose un essai dans l’écho
Au-des­sus de ma lande,
Vers l’aube qui lie les mots,
Fait fleu­rir du rêve éveillé,
Des pous­siè­res et d’étoi­les ins­pi­rées.

me demande, l’écoute,
Une onde qui nous parle,
Offre une matière pour le cris­tal,
A savou­rer, à ouvrir ou faire la voûte,
A sabrer, à plu­mer, tra­cer une voie ;
D’ici à d’ailleurs, advienne ce qui se fera.

© Pas­cal Lama­chère

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Ins­piré de Pour­quoi Dieu ? : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2015/09/pour­quoi-dieu/

Au fond des yeux, vibre une image du monde,
Un ciel cons­tellé où souf­fle de l’ori­gine,
Du pri­mor­dial qui ins­pire du meilleur,
Pour l’autre, soi, les autres, cha­que seconde,
Une envie de voir fleu­rir, dres­ser l’échine,
Qu’importe les rui­nes, les ins­tants batailleurs.

Dans le cœur, le mes­sage de l’uni­vers,
L’incar­na­tion d’une expi­ra­tion éter­nelle
Qui trouve sa voie, l’essence d’une cha­pelle,
Du vrai au-delà du prin­temps aux hivers,
Qui peut se retrou­ver même dans l’abîme,
Révèle, muse, ouvre, trans­porte des cimes.

Sur le visage, une lueur divine,
Au-delà des mots, de la nuit et du jour,
Des guer­res, des vic­toi­res et des défai­tes,
Une idée savou­rée, aussi avec les épi­nes,
Une beauté qui tou­che, peut rem­pla­cer l’ajour,
Peut faire oublier les temps de disette.

Au fond des yeux, dans le cœur, sur le visage,
L’essence d’une foi pour ce qui fait l’alliage
Entre soi et le monde, de la terre au ciel,
Entre l’autre et soi, du ciel à la terre,
Garde de la nature et com­pose des mer­veilles,
Peut se réflé­chir, même dans la pous­sière.

© Pas­cal Lama­chère

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Ins­piré de L’islam radi­cal : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2015/09/lis­lam-radi­cal/

Des hom­mes for­gent du four­reau,
Pré­pa­rent la guerre depuis leur bureau,
Au prix d’une con­quête sans fin,
Un pro­grès qui n’a pas de faim.

Des hom­mes gar­dent le four­reau,
La paix au cen­tre du cœur,
Une valeur qui n’a pas de prix,
Un ciel ouvert sur le par­vis.

Des hom­mes sor­tent du four­reau,
Des pis­to­lets et des bom­bes lan­cées,
Sacri­fient des autres pour leur tom­be­reau,
Agi­tent les camps, leur enfer déchaîné.

Des hom­mes se gar­dent du four­reau,
En quête du souf­fle de la vie,
Une graine ger­mant du ter­reau
En dedans de cha­cun, une obvie.

Des hom­mes ren­trent le four­reau,
Leurs armes tou­jours dans l’ère,
Gui­dent des dro­nes face aux hobe­reaux,
Leurs rai­sons con­voi­tent les car­riè­res.

Des hom­mes ten­tent de remet­tre le four­reau,
Le cœur à l’amour, aux huma­ni­tés,
Aux pages d’His­toire encrée et à ancrer,
Aspi­ra­tion pour tous les dra­peaux.

© Pas­cal Lama­chère

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Ins­piré de Les réfu­giés de la télé : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2015/09/les-refu­gies-de-la-tele/

Ima­gine la vérité sur le monde
A tra­vers une lucarne,
Un carré à ondes
Lié à des bri­bes qu’ils mar­nent
Pour tis­ser un point de vue,
Une bar­que, une ber­ceuse,
Un ciel, des rues,
Des heu­res dou­ces et des épi­neu­ses

Ima­gine les mar­chands de sable,
Fice­ler, qu’impor­tent les gui­gnes,
La vérité entre leurs lignes,
Près d’une source iné­pui­sa­ble,
Selon cha­que aspi­ra­tion,
Nos bar­ques à l’explo­ra­tion
D’une impres­sion de réa­lité vive,
Loin de leurs rives

Ima­gine des points de vue
Con­fron­tés pour un soir,
Une biblio­thè­que res­treinte à quel­ques tiroirs,
Sans les envies par­ti­cu­liè­res et sans l’absolu
Mais semant des grai­nes
Et des peti­tes lai­nes,
Loin des bar­ques en rui­nes,
Et de quel­ques, des étoi­les aux raci­nes

Ima­gine des réfu­giés
Dont le sort est dis­cuté,
Mis dans un sac et trié
Selon des enjeux d’émis­sions télé,
De la bar­que des invi­tés,
Comme s’il tenait à leur fil
Alors que leur his­toire est aujourd’hui à l’exil,
Et demain, avec la vérité, leur soif, qui sait ?

© Pas­cal Lama­chère


/ Le jour­nal de Per­sonne /PRES­CRIP­TEUR


vendredi, septembre 11 2015

Compilation de poèmes + auteur-compositeur à découvrir + film-artiste à découvrir-soutenir + docs-articles


Bon­jour !

Ci-après, quel­ques-uns de mes poè­mes ins­pi­rés des créa­tions de Per­sonne.

* Pour ceux qui auraient man­qué la pré­cé­dente note ou qui hési­taient à faire le pas mais ne l’ont pas encore fait, vous pour­rez voir la bande annonce, l’entrée en matière de Cal­las­ni­kov sur la page de la cam­pa­gne : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/cam­pa­gne-de-sou­tien-du-film-de-per­sonne-sur-la-cal­las-cal­las­ni­kov-pre­vente-dac­ces-et-copro­duc­teur-dona­teur/

Pour ceux qui décou­vri­raient Per­sonne et son jour­nal, vous trou­ve­rez plus de 1000 billets-vidéos sur la chaîne you­tube : http://www.you­tube.com/user/lejour­nal­de­per­sonne
Et sur Le jour­nal de Per­sonne : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com

Sur le site du ciné, vous trou­ve­rez les billets plus ou moins récents, le filmIl était une Foi… Gaza” (que j’ai pour ma part beau­coup aimé) dont le gui­chet a été ouvert : http://www.infos­ce­na­rio­de­per­sonne.com/gui­chet-film-etait-foi-gaza/

et aussi un forum : http://www.infos­ce­na­rio­de­per­sonne.com/

Ceux qui appré­cie­ront le(s) film(s), ont les moyens pour, sou­hai­tent sou­te­nir l’artiste de talents qu’est Per­sonne, peu­vent, en plus de par­ti­ci­per à la cam­pa­gne de sou­tien, offrir un ou plu­sieurs “billets sus­pen­dus” à des incon­nus, sur le prin­cipe des cafés sus­pen­dus. Voir la der­nière news­let­ter du jour­nal : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/?wysija-page=1&con­trol­ler=email&action=view&email_id=121


* Ensuite, je vous invite à décou­vrir Mylo­nite, un auteur-com­po­si­teur, à tra­vers une de ses chan­sons : Save Our Souls : https://sound­cloud.com/mylo­nite/save-ours-souls-mylo­nite

Autres chan­sons sur : https://sound­cloud.com/mylo­nite

Page Face­book : https://www.face­book.com/mylo­ni­te­re­cordz­pro­duc­tion


* Enfin, quel­ques arti­cles, docs :

- Con­fé­rence ges­ti­cu­lée - Réseau Sala­riat : https://www.you­tube.com/watch?v=EC0­Cr2Yy­qiw

- “Je ne pen­sais pas un jour être végé­ta­rienne, ni même végé­ta­lienne. Et puis j’ai décou­vert l’enfer des éle­va­ges indus­triels et j’ai arrêté de faire sem­blant en man­geant. Ce n’est pas que je n’aimais pas le viande, le pois­son, ou le fro­mage, au con­traire, j’appré­ciais ces cho­ses, mais il a fallu faire un choix et j’ai opté pour un mode de vie plus éthi­que, sans cada­vres. Mon pas­sage au végé­ta­lisme a été beau­coup plus facile que je ne le pen­sais. Il fait dire que je m’y suis pré­pa­rée, sans pres­sion, et que je me suis équi­pée pour mon mode de vie vegan, en rem­plis­sant notam­ment mes pla­cards de sub­sti­tuts aux pro­duits lai­tiers et aux œufs.” : http://auver­ta­ve­clili.fr/par-quoi-rem­pla­cer/

- Sport et ali­men­ta­tion végé­ta­rienne : http://www.vege­ta­risme.fr/pour­quoi-etre-vege­ta­rien/sport/

- Loca­vore, végé­ta­lien : quels impacts posi­tifs sur le cli­mat ? : http://www.vege­ta­risme.fr/impact-cli­mat/

- Adam : le jour où je suis devenu végé­ta­rien : http://blog.l214.com/2015/07/14/je-suis-devenu-vege­ta­rien-temoi­gnage

- Sport et véga­nisme : encore un record pour Scott Jurek ! : http://blog.l214.com/Scott-Jurek-vegan-trail-Appa­la­ches

- Le régime “éco-végé­ta­rien” selon le Point : http://www.wegan.fr/index.php?post%2F2015%2F07%2F24%2FLe-régime-éco-végé­ta­rien-selon-le-Point

- Le chan­ge­ment par l’assiette (avec com­plé­ments en com­men­tai­res - com­pi­la­tion vidéos, liens, recet­tes pour les fêtes et tous les jours, témoi­gnage de Bill Clin­ton, his­toire de soja etc.) : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2013/02/le-chan­ge­ment-par-las­siette-p-lama­chere/

Livres sur la per­ma­cul­ture, arti­cles végé etc. : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2013/02/le-chan­ge­ment-par-las­siette-p-lama­chere/com­ment-page-1/#com­ment-42516

- Con­fé­rence d’une jour­na­liste sur le sys­tème poli­tico-média­ti­que : https://www.you­tube.com/watch?v=1FN6iB05aUQ

- Peter Dale Scott, « L’État pro­fond amé­ri­cain. La finance, le pétrole et la guerre per­pé­tuelle ». : http://chouard.org/blog/2015/07/18/pas­sion­nant-et-impor­tant-peter-dale-scott-letat-pro­fond-ame­ri­cain-la-finance-le-petrole-et-la-guerre-per­pe­tuelle/

- « Nous ne pou­vons accueillir toute la misère du monde ! » Oui, mais… : http://michel­col­lon.info/Nous-ne-pou­vons-accueillir-toute.html

- Ce qui s’est passé en août quand on n’était pas là : http://www.repor­terre.net/Ce-qui-s-est-passe-en-aout-quand-on-n-etait-pas-la

- Con­fé­rence de Ber­nard Friot : Reli­gion Capi­ta­liste & Laï­cité : http://chouard.org/blog/2015/04/29/pas­sion­nant-friot-sur-la-lai­cite-outil-radi­cal-de-desin­toxi­ca­tion-des-croyan­ces-reli­gieu­ses-capi­ta­lis­tes/

- Con­fé­rence de Ber­nard Friot et Fré­dé­ric Lor­don : Con­qué­rir la sou­ve­rai­neté popu­laire, sur la valeur et sur la mon­naie : http://www.dai­ly­mo­tion.com/video/x27b­ph2_ber­nard-friot-et-fre­de­ric-lor­don-chez-tro­pi­ques_news

- Cul­ture en Déclin - Epi­sode 2 - L’éco­no­mie pour les nuls (vostfr, sous-titres à acti­ver si s’affi­chent pas) : https://www.you­tube.com/watch?v=KyGtGg79DV4&list=PLWG3Mh­J7E0­khe5C­zOW_4pExa­j61m­zAMW-&index=2

- Docu­men­taire : À nous de choi­sir vostfr Par­ties I & II : https://www.you­tube.com/watch?v=oXF­J­jIR5ui8

Des­crip­tion : “Cette série docu­men­taire explore divers aspects de notre société. Pour repen­ser les pos­si­bles dans notre monde, nous devons envi­sa­ger dans quel type de monde nous vou­lons vivre. Bien que nous nous y réfé­rions en terme de civi­li­sa­tion, elle est tout sauf civi­li­sée. Les visions d’unité et de fra­ter­nité mon­diale ont long­temps ins­piré l’huma­nité, pour­tant les arran­ge­ments sociaux d’hier à aujourd’hui ont lar­ge­ment échoué à réa­li­ser un monde paci­fi­que et pro­duc­tif. Alors que nous som­mes tech­ni­que­ment avan­cés, nos valeurs et com­por­te­ments ne le sont pas. La pos­si­bi­lité d’un ave­nir opti­miste est en con­tra­dic­tion totale avec les dilem­mes sociaux, éco­no­mi­ques et envi­ron­ne­men­taux actuels.

« À Nous de Choi­sir » com­prend l’inter­view d’émi­nents scien­ti­fi­ques, pro­fes­sion­nels des médias, auteurs et pen­seurs étu­diant les dif­fi­cul­tés que nous ren­con­trons.

La pre­mière par­tie four­nit une intro­duc­tion et un aperçu des con­di­tions cul­tu­rel­les et envi­ron­ne­men­ta­les qui sont inte­na­bles pour une civi­li­sa­tion mon­diale sou­te­na­ble. Elle explore les déter­mi­nants du com­por­te­ment pour démys­ti­fier le mythe de la « Na­ture humai­ne », tout en démon­trant la façon dont l’envi­ron­ne­ment con­di­tionne le com­por­te­ment. La science du com­por­te­ment est un ingré­dient émi­nem­ment impor­tant dans notre cul­ture, fai­sant pour­tant lar­ge­ment défaut.

La deuxième par­tie s’inter­roge sur les valeurs, les com­por­te­ments et les con­sé­quen­ces qu’entraî­nent nos struc­tu­res socia­les, et mon­tre en quoi notre sys­tème moné­taire mon­dial est obso­lète et arrive de moins en moins à sub­ve­nir aux besoins de la majo­rité de la popu­la­tion. Un exa­men cri­ti­que des fonc­tion­ne­ments ban­cai­res, des médias, et du sys­tème judi­ciaire et pénal révèle ce que sont vrai­ment ces ins­ti­tu­tions : des outils de con­trôle social, gérées par l’élite poli­ti­que et éco­no­mi­que éta­blie. Si nous con­ti­nuons sur le modèle actuel, les cycles fami­liers du crime, des booms éco­no­mi­ques sui­vis de failli­tes, de la guerre et de des­truc­tion envi­ron­ne­men­tale accrue sont iné­vi­ta­bles.

La troi­sième par­tie (à paraî­tre plus tard cette année) expli­quera les métho­des et le poten­tiel de la science. Il y sera pro­posé des solu­tions qui pour­ront être appli­quées dès main­te­nant pour éli­mi­ner le recours aux sour­ces d’éner­gie non renou­ve­la­bles. Cette par­tie dépein­dra la vision du Venus Pro­ject: cons­truire un monde entiè­re­ment nou­veau en par­tant de zéro: une “re­fonte de la cul­ture”, où tous béné­fi­cient d’un haut niveau de vie, sans ser­vi­tude ni dette, tout en pro­té­geant l’envi­ron­ne­ment. Nous som­mes à l’ori­gine de la plu­part de nos pro­blè­mes, mais il est encore temps pour nous de chan­ger les cho­ses avant le point de non-retour. Il n’est pas trop tard pour envi­sa­ger une pers­pec­tive opti­miste des pos­si­bi­li­tés fan­tas­ti­ques qui s’offrent à nous.”


Bonne fin d’été, début d’automne,
Bien à vous,
Pas­cal

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Ins­piré de Le Télé­phone noir : la cau­se­rie de Cau­seur



http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2015/09/la-cau­se­rie-de-cau­seur/

L’his­toire du monde se fait ;
Des points de vue ten­tent d’y tis­ser,
De trou­ver des échos por­teurs ;
Val­sent les éclats et les affré­teurs,
Les dés et les bar­ques sont lan­cés ;
Que res­tera-t-il de des­seins à peine ancrés ?

L’astre du monde suit son cours ;
La presse prisme pour des gratte-ciel,
Cha­que thèse peut se con­for­ter autour,
Con­tre ou pour l’évé­ne­ment et le sériel,
Mais au final, les vagues aux riva­ges
Et l’écume mar­que pour les âges.

De la Syrie en Ukraine,
De la Pales­tine en Éry­thrée,
Les peu­ples face aux inté­rêts,
Des valeurs à la dérive amé­ri­caine,
D’autres à des ogres ou sur la voie des cimes,
Et l’his­toire se pour­suit, y voguent les régi­mes.

© Pas­cal Lama­chère

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Ins­piré de Immi­grés et immer­gés : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2015/09/immi­gres-et-immer­ges/

Je me demande si un jour
les che­mi­nant pour­ront être
sans crain­dre les bom­bes,
la fau­cille de sem­bla­bles au détour ;
si la nuit les étoi­les pour­ront paraî­tre
sans que la vie, de soif ou de faim, tombe
sur les mon­ta­gnes des spé­cu­la­teurs.
Pen­sez-vous la solu­tion
dans les bar­be­lés qui joue­raient la racine ?
Tant que la main mise sur des car­tes
et nous aux divi­sions,
cha­cun à ses accords, son échine,
et face aux vagues, que sont les pan­car­tes ?
La tête sous l’eau peut savou­rer,
mais pas en res­tant éter­nel­le­ment en apnée
dans les marées de l’his­toire.
Alors peut-être est-ce déri­soire,
un vain espoir
sans élé­va­toire,
mais nos ter­res ne sont des vases clos
où après avoir envoyé des péta­les de feu
au loin de l’hori­zon,
après avoir laissé faire, mi-clos,
l’on peut se laver les mains et les yeux
en empê­chant les papillons.
Et l’action ne devrait-elle son­der le fond,
regar­der l’aval après l’amont ?
Je me demande si un jour,
et la cou­leur que pren­dront les car­re­fours.

© Pas­cal Lama­chère

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Ins­piré de Nos coN­pa­trio­tes : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2015/09/nos-con­pa­trio­tes/

Il, ils ont tiré la carte de la fau­cheuse
sur la galère,
À leur suite, d’autres n’ont pas fini de ramer sur terre,
et nos heu­res creu­sent.

L’huma­nité con­ti­nue de por­ter le deuil
à la recher­che d’un seuil,
Le temps y cou­vre les cieux,
nous reste au cœur le souf­fle des à dieu.

Un jour, qui sait ?
les aven­tu­reux auront l’hori­zon,
tous, au-des­sus de leur tête, un océan étoilé
et une terre à (s’)aimer au fil des sai­sons.

© Pas­cal Lama­chère

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Ins­piré de Les grands et les migrants : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2015/09/les-grands-et-les-migrants/

Pen­dant que des mar­chan­di­ses affluent,
invi­tées par la grande porte,
Des marées empor­tent des rêves
et des corps dans la petite rue,
la fau­cheuse en escorte
face à des cœurs noués sur la grève.

Pen­dant qu’une main par­ti­cipe à la guerre,
l’autre pose des bri­ques sur un hori­zon,
Le capi­tal isthme de quel­ques-uns
spé­cule même des vers,
Aux sur­vi­vants reste la quête d’une sai­son
après l’écume du temps marin.

© Pas­cal Lama­chère

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Ins­piré de Com­ment lut­ter con­tre le fon­da­men­ta­lisme ? : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2015/09/fon­da­men­ta­lisme/

Au temps en emporte

les juge­ments dres­sés qui peu­vent se mou­voir avec le point de vue ;
les pelu­res des con­nais­san­ces des roua­ges accro­chés à la sur­face ;
les reflets et les pous­siè­res, les cen­dres de ce qui était cru ;
les vagues et les roches éter­nel­les jusqu’à ce qu’elles se cas­sent,
sans que ne cesse pour autant la relève, ni la danse avec la terre ;
une nuit, un jour, les falai­ses de l’aube et du cré­pus­cule, et même une mer.

Et puis un jour la mort, puis la vie,
les pages se tour­nent, se lient,
un hori­zon se des­sine d’un trait,
souf­fle un nou­veau vent frais,
les let­tres s’agen­cent à la lueur,
les écrins s’ouvrent, fleu­rent,
Une essence cris­tal­line appa­raît,
Une fleur de ciel pousse vers l’étoilé.

Et puis l’œuvre du temps recom­mence,
peut-être,
forge le regard d’un sens,
scelle le sort de quê­tes.

© Pas­cal Lama­chère

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Ins­piré de Foot : la loi Mar­tial : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2015/09/foot-la-loi-mar­tial/

Les mar­chés met­tent en jeu des vies,
Les enjeux font mar­cher des par­vis,
La balle aux pieds d’un sys­tème
Qui fixe ses règles, mul­ti­plie les tri­rè­mes,
Porte les ger­mes pour se per­pé­tuer
Jusqu’à ce qu’il en soit « décidé »
Face aux flots et aux four­nai­ses,
L’incar­na­tion d’une genèse.

© Pas­cal Lama­chère

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Ins­piré de la ren­trée des Sisy­phe : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2015/08/la-ren­tree-des-sisy­phe/

Ah ! Dieu, cher Dieu,

Quelle His­toire !

Avez-vous fait l’uni­vers, ce monde, la terre, comme une école pour les âmes, mais sans classe bien défi­nie à notre regard ?

J’ima­gine bien qu’aucune action n’est en soi déci­sive face aux pieds de l’éter­nité, pour l’His­toire des His­toi­res, qu’il y a un tout et des gout­tes dans ce tout qui sui­vent leur cycle, mais quand même ! Et je veux pas dire, mais… oui, bon. N’empê­che ! J’espère que les guer­res des hom­mes ne vont pas repren­dre de plus belle. Ne suf­fi­rait-il pas d’un « rien » de votre point de vue mais d’une mon­ta­gne de celui d’une fourmi que je suis ?! C’est bien pour cela ?

Les traits, les sillons
Les rochers ont un ensei­gne­ment
Pour qui pose son regard,
Éprouve les sai­sons,
Qu’il soit en état sage ou gar­ne­ment,
Qu’il déroule le fil ou pose vers le phare.
L’hori­zon peut ainsi deve­nir,
Un éclat de cons­cience sur­ve­nir,
Mais en tout cas, l’ins­tant se fait,
Roule, ancre ses effets.

Cha­que jour son lot, ses inat­ten­dus volants ou tour­billon­nants, ses murs et son pote en ciel de solu­tions, ses pages à tour­ner, étu­dier, sen­tir, ses mon­tées et ses des­cen­tes, ses impas­ses et ses voies. J’espère que l’année à venir aura ses bel­les leçons.

Da capo !

© Pas­cal Lama­chère

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Ins­piré de Il était une Foi… Gaza : http://www.infos­ce­na­rio­de­per­sonne.com/gui­chet-film-etait-foi-gaza/

L’ombre de la mort plane sur la terre ;
Dans la bande de Gaza, la vie suit son cours
A côté des tom­bes et des sou­ve­nirs ;
Entre murs et bom­bes, des humains se ter­rent,
Sous les éclats, la mère veille nuit et jour ;
A l’air libre, les fleurs cher­chent leur deve­nir.

Les cycles pas­sent, d’un âge à un autre
Les res­sour­ces et les pla­ces en enjeu
Comme un radeau sur une rivière dans un désert,
Reste des bri­bes de pous­sière des apô­tres
Qui se per­pé­tuent, se trans­met en flam­beau des cieux,
Une Foi dans l’esprit, la grâce avec cours de la terre ;
La force enra­ci­née d’une Per­sonne
Ne s’en laisse pas comp­ter, n’aban­donne
Face aux pres­sions, assauts des­truc­teurs quand ils pleu­vent,
Entre eux et ceux qui font affai­res, leurs épreu­ves.

A petit, les colons ont gri­gnoté,
Poussé hors, être à cou­vert, à décou­vert
Des tun­nels en nerf, à lut­ter à sa manière,
Des humains au sort d’un tout agioté,
Con­voité, déchaîné, par ins­tant apaisé.
La mer, gar­dienne de l’essence des ciels,
Écume ses espoirs au-delà des lin­ceuls
Pour des famil­les déchi­rées, des­tins croi­sés,
Un souf­fle por­teur d’élan du pro­vi­den­tiel.

Sur la bande de Gaza, au bout des écueils,
La lumière de la vie vibre sous les cen­dres,
Un autre jour pour cons­truire, pour enten­dre,
For­ger la voie qu’atome en feu ne peut étein­dre,
Un hori­zon que per­sonne ne peut encein­dre ;
D’une âme à une autre, pour la Pales­tine
Se tisse et lève, une fres­que se des­sine.

© Pas­cal Lama­chère


Mon pavis sur Il était une Foi… Gaza : un film qui nous fait tra­ver­ser d’une rive à l’autre avec talents, avec une poé­sie qui tou­che, remue, raconte les pro­fon­deurs de l’âme humaine, de la vie et ses « pas­sa­gers », nous laisse entre­voir les déchi­ru­res, les dra­mes à Gaza, en Pales­tine, ce qui peut met­tre à terre ici et ailleurs quand la guerre frappe à la porte, mais par­ti­cu­liè­re­ment « ici » où les colons se don­nent un droit d’embargo etc. ; et ce qui peut fleu­rer - à - la trans­cen­dance, la force pui­sée dans la foi en des jours où il n’y aura plus d’usur­pa­teurs mais des frè­res et des sœurs d’huma­ni­tés pou­vant fleu­rir sur leur terre, et en atten­dant, foi en la « vie », en ce qui lui donne corps. Et une belle troupe.

Pour le voir, cf. sur la page du “gui­chet” : http://www.infos­ce­na­rio­de­per­sonne.com/gui­chet-film-etait-foi-gaza/



mardi, mai 5 2015

Prévente recueil de Ode : Voyage en Cosmogonie


Bon­jour !

Ode, une amie qué­bé­coise artiste, poète, sculp­teure, pein­tre etc., va sor­tir un recueil inti­tulé : Voyage en Cos­mo­go­nie.

Il est en pré­vente afin de pou­voir assu­rer sa sor­tie. Vous trou­ve­rez ci-après la cou­ver­ture et un extrait de la pré­face de Michel Bénard, Lau­réat de l’Aca­dé­mie Fran­çaise.


Ode

Voyage en Cos­mo­go­nie




ÉDI­TIONS LES POÈ­TES FRAN­ÇAIS – PARIS
Pré­face de Michel Bénard, Lau­réat de l’Aca­dé­mie fran­çaise des Let­tres.

Œuvre en cou­ver­ture : « Étoi­les »
de Auguste Haess­ler 2014
Sin­cè­res remer­cie­ments !

Extrait de la pré­face de Michel Bénard :

Voyage en Cosmogonie


Si vous ne la con­nais­sez pas, je vous invite à décou­vrir son site Dans l’Uni­vers Ima­gi­naire de Ode : http://zodode.5.50megs.com/

Impor­tant : Son livre, le recueil est mis en pré­vente à 15 euros. Il reste 25 exem­plai­res qui cher­chent lec­teur.
Si vous êtes inté­ressé(e), vous pou­vez direc­te­ment pren­dre con­tact avec elle : zodo­de@­hot­mail.com

Merci de votre atten­tion,
Bon début de mois de mai,
Pas­cal


/ Le jour­nal de Per­sonne /PRES­CRIP­TEUR


jeudi, décembre 4 2014

Poèmes, vidéos I am Malcolm X et La mort de Baudelaire du journal de Personne


I am Mal­colm X




I am Mal­colm X : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2014/12/mal­colm-x/

Un regard sur du monde, des che­mins liés
Sous un ciel cou­vert, dans une trame cen­drée,
Des tom­bes ouver­tes par les faits de l’his­toire
Cau­sent l’écou­le­ment d’une rivière au brû­loir

Au cœur d’un enfant là-bas, d’un autre ici,
Et d’un ailleurs avec son peu­ple dont on fait des droits,
Une graine de pous­sière à peine fleu­rie
Sur les brai­ses de l’huma­nité noir­cie, en proie

Un regard sur du monde, abysse d’une mer,
Fra­grance de l’infini sous l’effet de terre,
Incarne les mots des lin­ceuls sou­mis aux flots,
De souf­fles tom­bés, par­tis sur la voie du cos­mos

Au cœur des sans issue à l’ins­tant déclamé,
Au sort dans les mains de puis­san­ces exté­rieu­res,
Des jours et nuits assom­bris res­tent éle­vés,
Mais l’esprit Mal­colm se dresse à gra­ver les heu­res.


La mort de Bau­de­laire




La mort de Bau­de­laire : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2014/11/la-mort-de-bau­de­laire/

Un abat de cen­dres tombe par l’embra­sure
Sur le grand bra­sier vif, goutte à goutte.
Se des­sine des roses d’ébène sur les murs,
A cette heure où s’ouvre la soute ;

Le cœur plonge, remonte,
Pareil à la pointe d’une plume,
Suit le rythme des vagues jusqu’à l’écume,
Et là, par une secousse, empreinte l’éponte ;

Ô capi­taine !, le pavillon hissé,
La grande voile sur les vers,
Que la brise du germe de l’uni­vers
Porte la voie mys­té­rieuse ancrée ;

Un abat d’eau tombe par l’embra­sure
Sur les pages tour­nées, goutte à goutte,
Puis se grave l’impal­pa­ble qui s’écoute,
Ténè­bres et rou­geoyants sur la ner­vure.

© Pas­­cal Lama­­chère

* * * * * * *

D’autres vidéos de Per­sonne à appré­cier sur Le jour­nal de Per­sonne : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com

Témoi­gnage de Bill Clin­ton devenu quasi végé­ta­lien, péti­tion con­tre le foie gras, recet­tes pour les fêtes, arti­cles sur le soja, con­seils santé, asso­cia­tions ali­men­tai­res etc., vidéos diver­ses com­pi­lées sur l’arti­cle et en com­men­tai­res :
Le chan­ge­ment par l’assiette : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2013/02/le-chan­ge­ment-par-las­siette-p-lama­chere/

samedi, août 16 2014

Urgent et intéressant cherche 9 correspondants pour de l’info-scénario etc.


* Au cas où, je fais pas­ser ce mes­sage, cette annonce, mais c’est urgent :
 
Urgent et inté­res­sant :

Pour la créa­tion d’une nou­velle rubri­que sur mon site et sur Face­book,
Je cher­che 9 cor­res­pon­dants pour de l’info-scé­na­rio
rési­dant dans les pays ara­bes sui­vants :
- Égypte, - Irak, - Syrie, - Liban, - Libye
- Tuni­sie, - Algé­rie, -Maroc, - Pales­tine
Con­di­tions :
- fille ou gar­çon ayant des yeux pour voir et des oreilles pour enten­dre et de l’humour pour juger
- par­lant impé­ra­ti­ve­ment fran­çais
- dis­po­sant d’une petite caméra-vidéo en état de fonc­tion­ne­ment.
Objec­tifs :
Se bran­cher tous les diman­che à 18 heu­res sur ma page Face­book du jour­nal
https://www.face­book.com/lejour­nal­de­per­sonne
pour faire le point sur la situa­tion locale (sur le plan poli­ti­que ou social) et choi­sir le scé­na­rio de la semaine
email : lejour­nal­de­per­son­ne@­le­jour­nal­de­per­sonne.com

Per­sonne
 
petite-annonce-recherche-correspondants-Egypte-Irak-Syrie-.jpg
 


* Tant que je suis dans les annon­ces, assez urgent aussi : une con­nais­sance recher­che un chan­tier pour du gros œuvre ou seu­le­ment déco­ra­tion, moquette, pein­ture etc. Très com­pé­tent, il sait tout faire et prend envi­ron 15 euros de l’heure.
Il est prêt à se dépla­cer n’importe où en France, mais il faut que le chan­tier dure plu­sieurs semai­nes.
Si inté­res­sez, si vous avez des con­nais­san­ces qui vont faire un chan­tier, n’hési­tez pas à me con­tac­ter et je ferai pas­ser le mes­sage : un.pas­sant.31@­free.fr
 


* Pour les ama­teurs de poé­sie : petite com­pi­la­tion poé­ti­que, poè­mes sur la Pales­tine, Gaza etc à lire par ici → https://www.face­book.com/notes/pas­cal-lamach%C3%A8re/com­pi­la­tion-po%C3%A9ti­que-po%C3%A8mes-sur-la-pales­tine-gaza-etc/10152529039296418
 
Merci de votre soli­da­rité, de votre atten­tion !

jeudi, février 6 2014

Intimité, Rose Pif, Le fachocialisme et L’Alternance - Poèmes, écrits inspirés par ceux de et l'art vidéo du Journal de Personne


Inti­mité : Une perle sen­si­ble sur un sujet intem­po­rel




Inti­mité : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2014/02/inti­mite/

Le der­nier souf­fle d’un corps fait par­tie du cycle de la vie,

Mais au-delà de la vie, de la mort, il y a des éner­gies,

De l’éner­gie, une force, la main d’une âme qui laisse une empreinte qui nous tou­che, lien gardé dans un mou­ve­ment qui n’a d’arrêt qu’avec le Temps 0, qui dort dans un tiroir secret, invi­si­ble, que nous ne pou­vons mon­trer telle quelle, au début à peine par­tagé, dévoilé par une rete­nue envo­lée, un peu de lumière cou­chée sur le papier, sur une pein­ture, une mélo­die, une image, une his­toire ani­mée.

Les êtres chers de notre his­toire, gra­vés dans le cris­tal, en lais­sent une qui résonne chaud au-delà de leur der­nière heure, mêlée, démê­lée aux sali­nes, à l’écume qui érode le rivage, jusqu’à ce que le pay­sage res­plen­disse, vive comme aux pre­miers jours, l’au-revoir jamais vrai­ment con­sumé, que nous ayons eu ou non le temps de pro­fi­ter des oscil­la­tions de leur flamme, belle place au cœur de l’intime.

Sur le jour­nal de l’intime, nous nous dévoi­lons à soi, émoi du moi, et quand nous le par­ta­geons, à la libre inter­pré­ta­tion, dire sans tout dire, tout dire sans dire grand-chose, au gré des aven­tu­res, des jours et des nuits, de ceux qui écou­tent, porte ouverte sur des murs ou des fenê­tres prê­tes à s’ouvrir.

Près des fenê­tres prê­tes à s’ouvrir, rien ne s’oublie, tout se trans­forme, des mur­mu­res dans le noir aux vol­cans assour­dis­sants, des riviè­res aux sim­ples sou­ri­res aux rires joyeux, une valeur per­son­nelle que nous ne pou­vons tro­quer, qui ne s’achète, même pour ceux qui vou­draient mon­nayer tou­tes les par­cel­les de vie pri­vée et qui ont les moyens de la met­tre en code-bar­res.

Pour les codes-bar­res, le flux du pain quo­ti­dien sys­té­ma­tisé, et même sans, à l’heure où tout s’ancre sur la place, par choix et/ou par bar­rière de com­mu­ni­ca­tion, expri­mer de tou­tes façons l’exis­tence sans vue d’ensem­ble, gar­dant un jar­din secret, un ciel que nous ne pou­vons ouvrir qu’à l’impal­pa­ble, source de la crypte aux mys­tè­res, et les yeux au pré­sent.


Rose Pif : Une perle d’humour sur des sujets d’actua­lité et intem­po­rels




Rose Pif : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2014/02/rose-pif/

Le parle ment aux pifs des élec­teurs
S’échoue sur les récifs des citoyens
A naî­tre dans la glaise sous étrange dou­leur
Qui pétrit avec les grif­fes des vaut rien

Et de ceux et cel­les qui le valent bien,
A côté des chas­seurs de peau qui se leur­rent
A l’affût des pailles, enflam­mées sans soin,
Et les trou­vè­res aux nua­ges flâ­neurs

Les plain­tes sans cible, et même avec,
Peu­vent se trom­per de flé­chet­tes ou d’arc,
Mais par l’essence de Thot, des pieds au bec,
Se fait l’incar­na­tion du verbe et de la bar­que

Foin des métaux, qu’importe poin­tes près d’ilia­que,
La vie en rose voit la récon­ci­lia­tion
De l’apol­li­nien et du dio­ny­sia­que,
Et en fin le ser­pent chan­gera de posi­tion.


Le facho­cia­lisme : Une perle poé­ti­que sur le cynisme, l’ère du temps poli­ti­que, média­ti­que




Le facho­cia­lisme : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2014/01/le-facho­cia­lisme/

Ah ! Les ampou­les d’une cer­taine presse,
Mal ampou­lées dans la suie et le sang,
A se nour­rir du, don­ner mal aux dents

La tête dans le mur, cette presse presse :
Par paresse ou par oppresse,
Com­bat Don Qui­chotte et sa for­te­resse.

Ah ! Les mou­lins d’une cer­taine presse
Qui mou­lent (en Hol­lande) pour enfa­ri­ner,
Sans recul, dos au pré rési­dent.

La tête dans le vent, cette presse messe…
Pour engran­ger, accro­chée au cou­pe­ret,
Elle s’effi­lo­che, l’encre recou­verte dans l’élan :

Il ne lui res­tera plus qu’à sol­der le par­vis
Et nous à jouer à mais où est donc Char­lie.


L’Alter­nance : Une perle poé­ti­que




L’Alter­nance : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2014/01/lal­ter­nance/

Les blés dans les champs
Dan­sent alors que tourne vent,
Oiseaux de sai­son

Le reflet du temps,
Bul­le­tins de Tha­na­tos
Alter­nent les uns

Dans l’ins­tant du bond,
Grave le fris­son des os,
Les pairs pro­fi­tent

Âmes dans les champs,
L’ère lie et délie notes,
Nos­tal­gie en côte.


A pro­pos de la soli­tude sur la rivière du temps, à lire : Le bord de la soli­tude : http://cm.revues.org/462

* * * * * * *

D’autres vidéos à appré­cier sur Le Jour­nal de Per­sonne : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com


/ JdP /PRES­CRIP­TEUR

vendredi, juillet 12 2013

Explorations poétiques de l'être


L’être ailleurs

Ins­piré par : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2013/02/le-monde-vir­tuel/

L’être ailleurs, navi­gue, écla­boussé par les embruns de l’océan des rêveurs…
Une pierre, un pay­sage, une nature, loin de la cité aux feux caden­cés où des pas de loups façon­nent le ter­rain…
Un reflet, un hori­zon, un voyage vers l’impal­pa­ble, l’inconnu, l’impré­vi­si­ble, où se côtoient les astres mor­do­rés et les mor­su­res de la glace…

Un hiver, une nuit, dans le cime­tière des esprits, il glissa à vue. Il allait entre cha­vire et vogue au large de la galère ter­res­tre.
En cause, deux ques­tions lan­ci­nan­tes que posait le sphinx de la brume : Quel feu suis-je ? Quel feu es-tu ?
S’il trou­vait la réponse, l’être ailleurs pour­rait pour­sui­vre vers la clai­rière des for­mes vivan­tes…

« Le feu charme, corps en transe,
Le feu danse, bois cha­vi­rent,
Le feu brûle, let­tres de cen­dres,
Le feu étoilé, dou­ble mesure, enfants joueurs,
Le feu joueur, les joues éti­rées en cou­leur,
Le feu ato­mise, matière désar­ti­cu­lée…

Tu es le feu éter­nel, qui jamais ne s’éteint, jamais ne brûle, éclaire la nuit et le jour sans jamais briller, l’étin­celle d’un autre feu, peut-être du mien.
Je suis le feu qui peut réu­nir des feux, qui jamais ne brûle, éclaire la nuit et le jour sans jamais éclai­rer les pay­sa­ges mais je peux peut-être me con­su­mer ! »

L’être ailleurs n’eut d’écho à ce qu’il venait d’expri­mer, si ce n’est qu’il reprit le cours de la glis­sade et s’échoua sur la terre embau­mée. Un peu écor­ché, il se releva et pour­sui­vit.

Un hiver, une nuit…

* * * * *
* * * *

Êtres aimants

Ins­piré par : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2013/07/tout-est-a-recom­men­cer/

Sur la pla­nète Dé Sisy­phe, dans l’antre des astres, après avoir fran­chi le seuil, dans une sorte de cou­loir don­nant sur une immense cavité, une mage gar­dienne expli­qua à un ermite sa fonc­tion dans le grand manège.
 
La mage : « Cha­que nuit, notre lune se trans­forme en arai­gnée, des­cend par la grande ouver­ture tout, tout en haut, dans la salle cen­trale, au-des­sus du petit lac d’eau, là-bas ! Vous voyez le fai­ble filet de lumière ? »

L’ermite fit oui de la tête, fas­ciné par le spec­ta­cle qui se dérou­lait devant ses yeux, près de la berge oppo­sée : un corps de lumière pure en train de dan­ser, tout en agi­tant autour de lui des lames de feu, cou­pant au pas­sage des fils qu’il dis­tin­guait à peine.

La mage : « Elle tisse une toile pour y dépo­ser ses der­niè­res lar­mes à l’aube, après avoir recueilli les pre­miè­res du feu suprême, la source de tout souf­fle et de toute magie ici, même de celle de l’ombre. »

L’ermite : « Je… C’est lui, là-bas ? S’il se mani­feste ainsi, tou­jours ici, il ne ris­que pas d’être cap­turé ? Et com­ment fait-il pour en même temps éclai­rer ailleurs ? Et pour­quoi sem­ble-t-il cou­per la toile ? »

La mage : « Lon­gue his­toire… Pour vous la faire courte… Deux aimants, au début des temps, dans l’ère du néant des incar­nés ; Romero de la famille des âmes de feu, et Juli­nette de celle des divi­ni­tés des dimen­sions, des for­mes. Deux famil­les enne­mies, des pou­voirs com­plé­men­tai­res et anta­go­nis­tes. Les deux avaient trouvé la voie de l’équi­li­bre, mais lors­que leur des­sein a été décou­vert, ils ont été mau­dits par le con­seil de leur famille res­pec­tive. Du moins, ils l’auraient été tota­le­ment, si la source du grand tout, le cou­ple des for­ces ori­gi­nel­les, n’avait insuf­flé de la clé­mence dans l’ire. C’est ainsi qu’un jour, quel­ques temps après le com­men­ce­ment des temps, dans la for­ma­tion de l’uni­vers incarné, la pro­jec­tion des élé­ments, Romero devint la source de notre astre de vie, soli­taire, et Juli­nette notre lune, con­dam­née à ne pou­voir pro­fi­ter que du reflet, ou pres­que… »

L’ermite : « Oh, c’est de là d’où est tiré le conte pour pre­miers mages ? »

La mage : « Tout à fait ! »

L’ermite : « Merci pour votre his­toire, mais cela ne répond pas vrai­ment à mes ques­tions ! »

La mage : « Je vais y venir… »

Alors que la mage et l’ermite s’étaient rap­pro­chés de l’eau, que le corps de lumière n’était plus très loin, il devint tout à coup éva­nes­cent, jusqu’à lais­ser place à la nuit quel­ques bat­te­ments plus tard, et d’étran­ges per­les phos­pho­res­cen­tes à terre, là où il s’était tenu avant de dis­pa­raî­tre. L’ermite, trou­blé par l’air étrange qu’il avait sem­blé voir se des­si­ner sur le visage de Romero au moment fati­di­que, n’y prêta pas trop atten­tion, se posa à terre, la tête levée en direc­tion de l’ouver­ture d’où l’arai­gnée devait appa­raî­tre.

La mage : « Nous y voilà ! »

La mage se mit dans une pos­ture de com­bat, sor­tit un bâton de sa man­che lon­gue, et fit face à une nuée de chau­ves-sou­ris qui sem­blè­rent être appa­rues de nulle part et cher­cher à attra­per les per­les. Elle réus­sit à repous­ser tou­tes cel­les qui s’appro­chaient de trop près, sous le regard admi­ra­tif de l’ermite qui avait détourné sa mire. Les autres pour­sui­vi­rent leur che­min vers un cou­loir sur le côté droit.

La mage : « C’est ce que vous devrez faire les jours pro­chains, pen­dant mon absence ! »

L’ermite : « Il fau­dra que vous m’expli­quiez aussi le pour­quoi du com­ment ! »

La mage : « Je suis cer­taine que vous pou­vez com­pren­dre par vous-même ! »

L’ermite : « Vous me sures­ti­mez peut-être ? Mais expli­quez-moi quand même, au cas-où ! Je ne vois pas la logi­que, la rai­son… »

La mage : « Ah ! La rai­son… Tout ceci néces­site de l’intui­tion… Du moins, d’être à l’écoute de cer­tains sens ! Gar­der cette grotte sacrée, être le témoin de la danse entre deux sor­tes de divi­ni­tés dis­tan­tes comme si elles étaient pro­ches, recom­men­cer cha­que cycle avec la même éphé­mé­rité tout en le vivant comme si c’était éter­nel… apprend beau­coup sur l’impor­tance de l’ins­tant, sur ce que l’on déroule pour se for­ger sans s’arrê­ter figé à l’inté­rieur de l’antre des regrets. Vous ver­rez ! »

L’ermite, les yeux levés vers l’arai­gnée qui était apparu et com­men­çait à des­cen­dre vers le cen­tre: « Oh, ça, je pense l’avoir déjà vu, mais peut-être pas suf­fi­sam­ment pour l’inté­grer, l’appli­quer… »

La mage : « Qu’avez-vous res­senti juste avant d’entrer ici ? »

L’ermite : « Une sen­sa­tion étrange. Joie et tris­tesse mêlées, mais sur­tout des efflu­ves d’un je ne sais quoi d’auguste à pro­té­ger de tout l’être. Un je ne sais quoi qui est peut-être l’essence du ciel, de la vie ? Plus impor­tant que les mots pour le nom­mer : le lien qui nous y relie ? Plus impor­tant que le dire : ce qu’il y a au-delà de son reflet, ce qui le fait naî­tre et mou­rir, comme un fil soudé ? »

La mage : « Cela ne devrait-il pas vous suf­fire ? »

L’ermite : « Pour l’action, oui, mais pour ma curio­sité… »

La mage com­mença son expli­ca­tion, pen­dant que l’arai­gnée aux yeux de crois­sants de lune entama le retis­sage de sa toile, en com­men­çant par le bas de la grotte, à l’opposé, après avoir bas­culé d’avant en arrière de sorte à pou­voir à se lâcher au-des­sus du rivage : « Bien, alors, euh, vous vous deman­diez pour les ris­ques. Lui, impos­si­ble qu’il soit cap­turé. Il n’y a que la magie pour l’attein­dre, et aucun mage, aussi téné­breux soit-il, n’y aurait inté­rêt, ne pour­rait s’en ser­vir à ses pro­pres fins, et même un mage vou­lant taire toute magie, ne le pour­rait. Tout au plus l’affai­blir un peu après avoir rejoint les désin­car­nés. Il ne craint rien…

Si notre astre de feu et la lune peu­vent pren­dre forme sans dis­pa­raî­tre du ciel, c’est tout sim­ple­ment que c’est un peu comme si c’était leur anima. Et par con­tre, elle, ses yeux vont jusqu’à reflé­ter comme on la voit dans le ciel, et elle pour­rait être tuée. Enfin, son corps. Son anima serait alors errante dans l’air jusqu’à la fin des temps, sans plus pou­voir sen­tir la pré­sence de l’autre, sans pou­voir se rac­cro­cher à une forme incar­née.

Elle tisse une toile de fils lunai­res pour qu’il puisse s’en vêtir, la sen­tir près de lui. Ce que vous aviez vu, était une forme de récolte. Encore que, nous ne som­mes pas cer­tain de ce fait. Par con­tre, nous savons qu’il n’y a que des fils frais d’une nuit qui peu­vent recueillir leurs sali­nes sacrées. Ils y pui­sent de quoi con­ti­nuer à se recréer dans un cycle voué à se répé­ter, une façon d’être maî­tre du des­tin tracé. Un peu comme l’arai­gnée pen­due qui fait bas­cu­ler ce qui la lie au ciel, d’un bord à l’autre. »

L’ermite : « Et pour les per­les phos­pho­res­cen­tes et les chau­ves-sou­ris ? »

La mage : « Je vous racon­te­rai ça une autre fois. Bien que vous devriez avoir com­pris ! Si non, l’impor­tant, juste à com­pren­dre que vous aurez à les écar­ter, en sui­vant votre ins­tinct ! Si vous vou­lez regar­der un peu encore le tis­sage, sen­tir le sens, je vous laisse, je vous attends dehors ! »

L’ermite : « Vous ne comp­tez pas la pro­té­ger ? Oh, la grotte est pro­té­gée ? C’est juste le soir et le matin, aux alen­tours du cré­pus­cule et de l’aube, qu’il y a ris­que ? »

La mage opina et laissa l’ermite médi­ter sur cet ouvrage recom­mencé cha­que jour.

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Voie d’être

Ins­piré par Les enne­mis jurés http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2013/05/les-enne­mis-jures/
et Com­mis­sion men­son­gère http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2013/05/com­mis­sion-men­son­gere/
(un peu aussi de l’esprit : Les pau­vres http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2013/05/les-pau­vres/
et La garde à vue http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2013/05/lagarde-a-vue/ )

Cha­que jour que le grand mys­tère incarné fait,
A tra­vers la danse des astres,
L’être qui ouvre les yeux s’en va dévoi­ler
L’ombre immo­bile de l’âtre.

A tra­vers la danse des astres,
La vérité du che­min de l’uni­vers se décou­vre
Telle une forme à mode­ler que la lumière couve
Au-delà des coins de l’igno­rance faste.

L’être qui ouvre les yeux s’en va dévoi­ler
L’essence de la pous­sière et du vide qui ne se démonte,
Des ato­mes que des ficel­les veu­lent entre­cho­quer,
Récu­pé­rer et façon­ner ce qui pré­juge et compte.

L’ombre immo­bile de l’âtre
Devient éva­nes­cente lors­que l’âme s’aven­ture,
Ouverte à la vie, che­vau­che au cœur du verbe mûr,
A l’essen­tiel du lien, fi des céras­tes.

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Sur le che­min

Ins­piré par : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2013/05/swim­ming-with-sharks/

Sur le che­min de la ronde, que tous tra­ver­sons,
Petits et grands, sim­ples et tyrans,
Il existe une val­lée de brai­ses, de gla­ces,
Et dans cette val­lée, un abîme sous un fin pont.
Un jour ou l’autre, vient le temps,
Quel­ques pas, et l’être y fait face :
Un tré­sor se dresse à l’hori­zon,
Une source d’argent ou d’éther, c’est selon.

Celui qui décide de ten­ter la tra­ver­sée,
Sans le res­pect du mys­tère, de l’alté­rité,
Affronte l’impré­vi­si­ble qu’il ne peut domp­ter,
Et s’il cher­che à le rai­son­ner à tout prix,
Et s’il ne prend garde, à se croire déjà dans la “Vérité”,
Prêt à ten­ter ou à créer le dan­ger,
Pen­sant qu’est ainsi pro­té­gée sa “Vie”
Ou que quelle que soit l’issue
Il y trou­vera une ouver­ture vers un para­dis,
Il ris­que bien plus que des lam­beaux
Dans le piège ainsi tendu,
A la mesure de l’illu­sion ou de l’aspi­ra­tion :

L’être peut en per­dre le che­min de la mai­son,
Effi­lo­cher son lien à la créa­tion,
Réa­li­ser l’inverse de son sou­hait de fond
Et / ou se noyer, qu’un temps ? , dans les crocs longs.

(Pour être cer­tain d’arri­ver au bout,
Une recette impa­ra­ble : met­tez-vous à l’écoute du grand tout,
Lais­sez-le venir à vous, et peut-être que : http://www.you­tube.com/watch?v=zkUT2GXC9hc )

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Ins­piré par :


http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2013/07/fai­tes-moi-la-grace/

Ô flamme du coeur, che­min et source du ciel,
telle l’épée for­gée dans les batailles,
le cours et le cou­rant, le vide et la rocaille,
pur­gés pour tou­cher et embras(s)er sub­stan­tiel,

Qu’au jour où les vagues du temps s’échouent
sur les rives de ton éter­nité,
le sort du mor­tel soit doux

Que l’ouver­ture de ton miroir sans reflet (*)
et sur ton âtre vigou­reux (*)
accueille et passe les rayons du radieux

Que sur la table, l’offrande con­som­mée
soit sur la voie de la der­nière pro­phé­tie
faite à un Nabucco assagi

Ô cœur de flamme, ombre et lumière du ciel,
vive dans la danse des astres la joie,
la paix même dans l’affron­te­ment tor­ren­tiel,
et que le malin s’avoue devant ta loi.

(* Per­sonne n’ignore qu’il y a deux entrées par où les opi­nions sont reçues dans l’âme,
qui sont ses deux prin­ci­pa­les puis­san­ces, l’enten­de­ment et la volonté.
- Blaise Pas­cal)

* * * * *
* * * *

L’éter­nel retour

Ins­piré par :


http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2013/06/les-trois-pro­phe­ties/


« Il est un temps fis­si­ble,
Il est un temps invin­ci­ble »

Une créa­ture mar­che sur les sen­tiers froids et humi­des d’un cime­tière, sur une col­line. Dans le ciel, un océan de nuit peu­plé d’une myriade de fleurs de feu. En bas, le vil­lage de son enfance. Au som­met, un indi­ci­ble brouillard dis­si­mu­lant mal une tour.
 
Dans le cime­tière, à cha­que croi­sée, elle, il tombe sur des ombres qui s’agi­tent tout autour de lui, sem­blant prê­tes à vou­loir le dévo­rer. Les pre­miè­res fois, il subit la peur qu’elles lui ins­pi­rent, sans cher­cher à se défen­dre, con­tour­nant fina­le­ment par un che­min de tra­verse. Mais au bout d’un moment, à force de détours, il finit par se retrou­ver à son point de départ. Sou­hai­tant pour­sui­vre son che­min, il se décide à en affron­ter… pour ne rien faire, si ce n’est accep­ter le sort qu’elles lui réser­vent.

Leur fai­sant face, immo­bile, après un assaut d’ombres qui se com­por­tent tel­les celle d’un feu cher­chant à ren­trer dans les flam­mes, elles se trans­for­ment en pierre de néant, col­lées sur son dos. Se sen­tant plus léger, bien que plus lourd à l’exté­rieur, il con­ti­nue alors, croi­sées après croi­sées, jusqu’à la sor­tie. Il se retrouve prêt à faire quel­ques bonds de géant, avec une bosse sur le dos.

Plus loin, en mon­tant, il se retrouve face à une fosse rem­plie d’une eau lumi­neuse. Sûr de lui, il s’y pen­che, y plonge ses jam­bes, et finit par se rou­ler dedans, de sorte qu’une fois sor­tie, à l’air obs­cure, il se retrouve avec une bosse fluo­res­cente, ayant dou­blée de volume.

Les pre­miers pas sui­vant, la créa­ture a une impres­sion d’eupho­rie. Sou­dain, un orage gronde, et quel­ques gout­tes de pluie devien­nent, à ses sens, tem­pête. Au point qu’avant le som­met, elle, il finisse à genoux, mains à terre, à bout de souf­fle. Il reste ainsi quel­ques temps, puis s’allonge sur le dos.

« Il est un temps fria­ble,
Il est un temps bâtis­sa­ble »

Une créa­ture se repose sur les sen­tiers abys­saux et mon­ta­gneux d’un cime­tière inté­rieur. Dans le ciel, tou­jours un océan de nuit peu­plé d’une myriade de fleurs de feu. En bas, le vil­lage peu­plé de ses fan­tô­mes. Au som­met, un pic qui se dresse fiè­re­ment, aux por­tes de l’essence ciel.

Dans le cime­tière, pen­dant que sa bosse se dis­sout, l’indi­ci­ble sem­ble vou­loir l’enve­lop­per. Pour le bien, pour le mal, elle, il ne sau­rait dire, tel­le­ment ses sens sont trou­blés. A mesure qu’il se laisse faire, ses pau­piè­res se font lour­des, et une autre étrange créa­ture, un dra­gon, appa­raît un peu plus loin. Il finit par rugir, rou­vrir les yeux, se remet­tre debout, cou­rir dans sa direc­tion, prêt à l’affron­ter. Mais un peu avant le choc, il change d’avis, puise au fond, tout au fond, et la créa­ture s’éva­nouit, et lui se retrouve allongé sur le dos, non loin du som­met de la col­line.

« Il est un temps de mort,
Il est un temps de renais­sance »

Une créa­ture s’appro­che d’une tour, entou­rée d’un brouillard en train de s’éva­po­rer. Dans le ciel, tou­jours un océan de nuit peu­plé d’une myriade de fleurs de feu. En bas, un autre temps. Non loin, un puits sans fond menant à…

A la sor­tie des sen­tiers per­dus, une créa­ture se dirige vers une porte. Elle, il se met à jouer, le coeur léger, prêt d’autres créa­tu­res bien­veillan­tes. Il ouvre alors la porte, se dirige vers le puits, et fait le voyage sans retour immé­diat, vers un nou­veau corps, la dimen­sion de l’incarné, sur la pla­nète terre.


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Si vous vou­lez décou­vrir d’autres créa­tions de “Per­sonne”, de l’actrice-artiste qui est aussi rédac­trice-plume-scé­na­riste, cf son site : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/

et sa nou­velle for­mule : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/page-a-gui­chet-ouvert/

Bon été !


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