Blog littéraire, artistique de Pascal Lamachère

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Balise - mythologie

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lundi, janvier 2 2017

Bonne année 2017




Année Magi­que : https://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2016/12/annee-magi­que/



Idée cadeau : fai­tes-vous plai­sir, abon­nez-vous au jour­nal de Per­sonne : https://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/carte-dabon­ne­ment/

Si vous la décou­vrez, ne con­nais­sez pas trop ses créa­tions, vous trou­ve­rez un flo­ri­lège, une sélec­tion de plus de 30 billets-vidéos des années pas­sées est acces­si­ble à tous : De l’info-scé­na­rio pour trai­ter une ques­tion d’actua­lité… Recueil de jour­naux pour Tous ! : https://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/cate­gory/recueil/

A noter qu’à ce jour, à cette heure, les abon­nés peu­vent déjà voir 20 billets-vidéos et un long-métrage : https://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/cate­gory/abon­ne­ment/

Bonne année !

@ pelu­che !
Pas­cal
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mardi, février 24 2009

Le tique d'Éros ou la volupté du ciel


Bien que cela reste suggestif, certaines « scènes d’amour » du texte, du « conte érotique » dont il est question sont susceptibles d’heurter la sensibilité de jeunes lecteurs. Aussi, j’ai protégé son accès par un mot de passe qu’il vous faut me demander via le formulaire de contact (cliquez ici).

Une fois que vous aurez ce mot de passe, il vous suffira de l’entrer à l’url, l’adresse donnée (ou cliquez ici pour accéder à la page).

@ peluche
Pascal

mardi, septembre 30 2008

Une histoire de feu d'artifice (petit conte)

photographie de feu d'artifice du 14 juillet 2008 à Toulouse, tiré depuis la prairie des filtres

Il était une fois, dans un siè­cle loin­tain, Euterpe et Ura­nie…

Pri­ses par une eupho­rie mutine, le long de l’allée cen­trale du jar­din céleste, elles s’amu­saient avec l’arc d’Apol­lon enfant…

Elles com­men­cè­rent par jouer avec des bran­cha­ges trem­pés au préa­la­ble dans la grande fon­taine du milieu, la source de vie. Une fois les feuilles bien imbi­bées, Ura­nie les embrasa à la manière des étoi­les, Euterpe insuf­fla la nais­sance d’une mélo­die, de l’étin­celle à cha­que sou­bre­saut des flam­mes.

Pen­dant ce temps, leur demi-frère, allé faire une autre polis­son­ne­rie, avait eu assez de grains pour reve­nir, mais il les observa sans cher­cher à les répri­man­der. Et même, quand elles se mirent à déco­cher plus haut, à maî­tri­ser leur art dans ce petit jeu, à faire fré­mir l’air de notes enivran­tes, à diver­si­fier les for­mes et user tou­tes les cou­leurs de l’arc-étoile, à ne faire plus qu’une, il y ajouta l’objet de son lar­cin : les fou­dres de Zeus.

Il en résul­tat un faux big-bang en accé­léré, la nais­sance de faus­ses galaxies… à en faire pâlir de jalou­sie le soleil qui, jusqu’alors, était le seul à briller avec autant de flam­boyance dans l’infini empri­sonné entre les murs de la Voie lac­tée. D’ailleurs, au paroxysme de « l’évé­ne­ment », le con­duc­teur du char de la fleur de feu prit ombrage, s’arrêta… et, peu après les der­niers relents, la der­nière écume arti­fi­cielle, il finit par s’éva­nouir dans le néant d’un trou noir.

Ce ram­dam n’échappa évi­dem­ment au maî­tre des lieux qui mit toute la faute sur celui qui allait deve­nir Phé­bus et avoir la tâche d’ame­ner au bon ciel le char. Mais ceci est une autre his­toire, et dans celle qui nous inté­resse, l’impor­tant est que des humains de la terre de Chine eurent la chance d’assis­ter au spec­ta­cle divin depuis les tré­fonds de leurs noi­set­tes bri­dées…
Ils ten­tè­rent de le repro­duire, mais durent faire des com­pro­mis à cause de leur sauce limi­tée, et ce mal­gré le con­cours mur­muré des muses venues les visi­ter ; les deux du pre­mier feu d’arti­fice avec de temps à autre cer­tai­nes de leurs soeurs avi­des de nou­vel­les créa­tions et de faire au mieux avec les « moyens du bord », tout en les déve­lop­pant.

Bien que la capa­cité soit deve­nue à notre por­tée, la per­fec­tion ori­gi­nelle ne fût cepen­dant pas retrans­crite et tomba petit à petit dans l’oubli, à moins qu’un jour un ins­piré arrive à s’ouvrir tota­le­ment aux paro­les d’Euterpe et d’Ura­nie… et que Phé­bus obtienne clé­mence et qu’il lui soit trouvé un rem­pla­çant.

Tou­jours est-il que les con­teurs, les artis­tes, les voya­geurs et les scien­ces bou­geant, évo­luant sous les effets de chro­nos, l’engoue­ment tou­cha de nom­breu­ses cul­tu­res, le feu arti­fi­ciel fût décliné et la rela­tive per­fec­tion humaine fût atteinte à de main­tes repri­ses…

C’est ainsi qu’une belle soi­rée de 14 juillet 2008, sur les ber­ges de la Garonne, en marge de la prai­rie des fil­tres…

Une myriade d’étoi­les dans le ciel,
aussi éphé­mè­res qu’une filante,
aussi éblouis­san­tes qu’une nova,
aussi fré­tillan­tes qu’un lézard,
aussi ébau­bis­san­tes qu’une aurore boréale,
aussi bruyan­tes que le feu au pou­dre du canon,
aussi mélo­dieu­ses que les flots qui s’écu­ment,
aussi uti­les, pal­pa­bles et réel­les qu’une pen­sée exis­ten­tielle,
aussi épar­ses que des tou­ches de pein­ture lan­cées par une main de maî­tre…

… écla­tè­rent et enivrè­rent la mire au rythme d’une sym­pho­nie, jusqu’à la lie du final, pour peu qu’elle y ait été « sen­si­ble ».

© Pas­cal Lama­chère - Juillet 2008

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