Blog littéraire, artistique de Pascal Lamachère

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Balise - jeu écriture

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vendredi, août 15 2008

Au rendez-vous du dernier mot, jeu d'écriture



Consignes :
Écrire une seule, une unique phrase, dans le style qui vous viendra naturellement, en demandant à votre muse d’aspirer le dernier mot de la phrase du participant qui vous précède afin qu’elle le souffle sur votre plume, vous guide avec. En clair, votre contribution, votre mission doit se baser, s’inspirer du dernier mot de celle du participant qui vous précède comme si celui-ci était un « thème d’écriture ».

Exemple : Si le dernier participant, celui qui vous précède écrit « L’ombre de la nuit fuit sous les crins des lucioles urbaines. » vous devez écrire une phrase inspirée de urbaines et celui/celle qui vous suivra devra écrire une phrase inspirée du dernier mot de votre phrase…

Notes : * J’éditerai de temps en temps ce message afin d’y faire figurer toutes les contributions mais pour lire la dernière et participer, pour poster votre contribution il faut utiliser le système, le formulaire des “commentaires” .

* Si vous en avez l’élan, vous pourrez participer à chaque fois qu’une autre plume a écrit une phrase après votre dernière.

@ votre plume-clavier

Edition des contributions au 26 novembre 2008 :

Pascal

L’ombre de la nuit fuit sous les crins des lucioles urbaines.

Michelle
L’été dénude les corps qui déambulent le long des bâtiments dressés et regroupés en quartiers, les voitures et les deux roues se croisent en un ballet rythmé par les feux, la forêt de bitume et de béton porte l’humanité.

Makoto
Oscillant entre bien et mal, insufflant vie et mort, elle est espoir et désespoir, honte et fierté, amour et haine, elle nous reflète tel un miroir déformé par le temps.

JS
Dense élastique affamé d’actes, il peut tout à la fois: contenir, libérer et consumer la mémoire.

bart
Ouverte au monde de l’aube à son zénith, elle décline jusqu’à la tombée de la nuit pour ensevelir, parfois, le moindre souvenir.

Pascal
J’observe des pierres, des plumes et des étoiles (sur lesquelles ont été gravés moult instants sensoriels, imagés et réfléchis) posées et rendues en vrac dans un sac précieux et usable que je porte parfois en fardeau, parfois revigorant et souvent nécessaire pour la lumière du chemin de devant quand je les sors dans le geste d’un faux hasard.

(26.8.08 22:48)
Vilain ou heureux il se rie des choses, et part sans cesse en quête d’un nouveau chemin, auquel nul ne s’attend.

carlotta
Attendre d’aller mieux, attendre de t’entendre, attendre dans le noir, un sourire et un voeu…

clochette
imaginer que tu seras la, comme la premiere fois,
fermer les yeux, me souvenir de ce parfum, entendre ta voix, te faire vivre comme si tu ne fesais pas parti du mon réel.

Pascal
Que cela soit palpable (les trésors du soleil, l’éclosion parfumée de la rose, le sourire d’un visage, le contact de pétales à pétales, les larmes d’un coeur blessé mouillant les rivières, la table de nos rencontres, la main de l’ami, l’arme des bourreaux, des cheveux soyeux ou défraîchis, l’effleurement de la technologie, la poussière de la terre soulevée…) ou impalpable (les couleurs de l’arc-en-ciel, l’ombre des corps, les étoiles d’un regard, le silence d’un coeur et d’une voix, le souffle au cou de l’aimante, l’éloignement d’un être, le rire à gorge déployée ou non, une vie qui s’en va, le temps qui passe et qui peut se suspendre au cintre de la chambrée du hors-temps, le rêve chez Morphée ou ici…), visible ou invisible, à mon esprit tout « est », ils sont issus des mêmes « graines » de l’univers.

carlotta
Immense et sans limites, rempli d’étoiles et de soleils il nous invite à l’infini, je le vois brillant et confiant, disponible et reposant, qui nous observe, royal, du haut de son éternité

clochette
des ailes aux ecorchés vifs qui veulent vivre chaque instants comme si c’etait le dernier, ils se fabriquent des souvenirs, la jeunesse les posent la, les rendant irresponsables et immortels.

caroline
tout le monde en rêve, mais si il existait que serai nos rêves? sauf celui de mourir

Lise
Et quand on s’évapore et qu’on s’envole, et quand on se consume et que la terre se (nou)rit de nous, il ne reste que des pensées qui s’envolent, noires ou blanches et se mélangent sur la palette du ciel.

Pascal
Un oiseau caracole sur son air de jeu - les plaines de la liberté - je suis un bout de son vol du regard, repose mes yeux sur les mutations d’un amas de nuages, je songe aux chemins des vies en suspend dans un avions qui le frôle, je savoure le mélange des couleurs, l’embrasement du voile de l’océan d’en haut qui en devient translucide pour laisser la vue du reste de l’univers aux pointes du jour.

Lise
De chaleur et de couleurs, il est fait de milles choses si belles qu’on en oublie la beauté de la nuit : les fées doivent la consoler chaque soir, c’est une erreur que d’oublier la beauté de la nuit.

clochette
douceur et quietude m’effleurent les epaules nues, rieuse et bancale la rue m’accueille bouche bée a la sortie de ce bar, l’instant est tendre, les etoiles veillent, la lune s’eteint, l’ocean recevra nos eclats de voix lancés a la va vite comme un pari d’enfants.

Pascal
Des rires insouciants dans un jardin, des chamailleries, des jeux , des rêveries tournées vers les drus, des flots sonores comme des geysers que l’on ne maîtrise pas, des cieux embrumés ou dégagés sur l’étoilé sont au printemps de la vie ce que le silence contemplatif est à son hiver.

Purple
Crac, crac…le doux son étouffé de ses pas dans la neige, son souffle profond vaporisé en une envolée poétique participent à l’excitation, à la violente attente de sa venue et au milieude la froidure mon coeur et mon corps bouillonnent.

Pascal
Les écoutilles sont fermées, les flux se concentrent, la pression monte, des prisons d’air se forment, cognent contre les parois, et lorsque tout s’accélère, avant que ça ne provoque une gêne irrémédiable, il ne faut pas tarder à ouvrir et à éteindre la flamme.

Tof'
Lumineuse au coeur de la nuit, vacillante au souffle du vent, intense au fin fond de mon coeur dont les décombres alimentaient la braise étouffée à force de trop de flux et de reflux amoureux, la chaleur qui en émanait alimentait les fantasmes les plus fous.

Pascal
Des bombes contre de l’or noir, un corps contre une tête dans les paillettes, un esprit contre de la jouissance sans lendemain, une terre contre un mirage souillé, futile, voilà bien la folie à guérir pour nous et nos enfants.

Lise
enfant qui rit, enfant qui pleure des grosses larmes qui roulent et roulent ; ah si nous pouvions toujours garder ces rires-là !


samedi, juin 28 2008

Jeu de vers, une histoire de poème collectif


Oyez, oyez !

Vous pouvez, comme mentionné dans le blabla explicatif des notes concernées, toujours participer aux autres jeux de plume mais j’ai une nouvelle mission d’écriture à vous proposer.

Objectif collectif : écrire le plus long poème possible en respectant les consignes et en essayant de garder un contenu cohérent malgré elles.

Consignes : écrire un vers de 7 à 14 syllabes en reprenant le « thème » donné par le dernier mot du précédent vers et en faisant une rime avec un des deux précédents si ils ne riment pas avec un déjà écrit. Par exemple le premier et le second n’ont pas à se soucier de la rime, mais si le deuxième ne rime pas avec le premier, alors le troisième doit faire une rime avec le premier ou le deuxième. Et si le deuxième rime avec le premier, alors le troisième n’a pas à se soucier de la rime. En ce qui concerne le « thème » donné par le dernier mot du précédent, l’idée est d’écrire un vers sur ce qu’il vous inspirera, tout en essayant de garder une « continuité », le fil avec ce qui aura été écrit jusqu’à votre contribution. Prêt(e) à relever la mission ? A votre plume !

Si vous avez besoin d’un éclaircissement, vous pouvez poser une question en commentaire sans « claviarder » de contribution, et si vous en avez l’élan, vous pouvez participer à chaque fois qu’un autre poète vous précède.


Contenu du poème collectif à « ce jour » :

La lumière du ciel lève un jour nouveau
Sur la ville qui s’étire - premiers rayons.
Les embarras des rues rythment nos saisons,
Un rêve s’écoule dans le caniveau…

Entre l’asphalte et les égouts, se lave l’hier,
Le béton du présent rêve d’un avenir vert
Où pousseraient mains et roues sans polluer,
sans envoyer au ciel ces immondes fumées.

L’urbaine croule sous un feu insomniaque,


Note : Pour le continuer, participer, il vous faut utiliser le système de commentaire du blog, cliquez ici.

vendredi, mai 23 2008

Jeu d'écriture, histoire d'été


Je vous invite à participer à un nouveau jeu d’écriture.

Thème : l’été. L’objectif est que cette troisième saison soit suffisamment présente à travers l’ambiance, comme un ancrage, mais l’histoire n’aura pas forcement à tourner uniquement autour, elle sera ce qui sortira du clavier-cerveau de chacun.

Style : libre.

Votre mission : écrire deux phrases par contribution, dans un style poétique ou non, apporter vos mots au développement de l’histoire. Vous pourrez participer autant de fois que vous le souhaiterez en espaçant vos contributions d’au moins… un participant.

A noter : Il n’y a pas de dernier délai de participation. J’éditerai juste une fois par mois cette note pour y faire figurer l’avancée de cet écrit collectif et y ajouter éventuellement de nouvelles consignes si certains ont souhaité donner une orientation particulière à ne pas faire tomber aux oubliettes.

@ votre plume-clavier !

Bon week-end !
Pascal

« Contenu » de l’histoire collective à « ce jour » :

L’airain frappait sur le toit des chaumières, par l’entrebâillement des fenêtres, sur et à travers les branches, sur les têtes vertes, blondes, brunes, rousses, châtaines… sur les autos, dans les parcs, sur l’eau… Au bord d’une berge, des corps badigeonnés d’un indice élevé se laissaient faire, s’y prélassaient.

Les trimardeurs s’essaimaient le long des routes ; ils faisaient le lézard à l’ombre des grands arbres et bouffaient moins mal que de coutume : ils pouvaient se dispenser d’aller tirer le pied de biche et, sous le ciel en chaleur, y avait plan de se pagnoter dans les gerbes et d’y roupiller en douce.

Germain, un professeur débonnaire de la faculté des sciences sociales, se mêla à eux ; en ce début d’après-midi, tous ses étudiants avaient opté pour l’école du plein air. Il flâna quelques instants puis fit quelques pas sur les trottoirs longeant les berges du fleuve et posa finalement sa carcasse sur un bout de muret, la tête sous un dru.

Là, il laissa vagabonder ses pensées au rythme des clapotis de l’eau, qui lui rappelaient son enfance campagnarde malgré l’odeur du goudron mollissant sous le soleil. Il les laissa partir si loin que bientôt il se retrouva pieds nus dans une vaste prairie, bondissant par dessus de petits ruisseaux, à la poursuite de Mathilde, béguin de sa jeunesse.

Mathilde : Quelle conne celle-la ! Elle l’avait plaqué comme un moins que rien le jour ou il avait été emmené d’urgence à l’hôpital pour une insolation. Le pauvre Germain était rouge comme une boite de coca, souffrait comme un rôti de veau, et tout le soutien qu’il eut d’elle fut « Oh, Germain, tu brûle trop d’amour pour moi, je croirai bientôt que tu vas te consumer si je reste près de toi, adieu »

Heureusement, le destin avait fini par triompher… Mathilde, sans le sou, avait expérimenté des crèmes solaires douteuses, dans un laboratoire pharmaceutique, tout aussi douteux. Un jour de canicule, enduite d’un produit test, sa peau avait immédiatement absorbé la chaleur extérieure et la pauvre avait fondu sur place !

La mine mélancolique, Germain quitta son vagabondage dans l’hier pour poser ses yeux sur un attroupement. Des gens se bousculaient aux abords de la route d’eau, près d’un pont, des sirènes retentirent - était-ce lié, que s’était-il passé ? - les questions fusèrent et il se leva, avide de réponses.


Note : Pour le continuer, participer, il vous faut utiliser le système de commentaire du blog, cliquez ici.

vendredi, mai 2 2008

Premier jeu plumeux, un cadavre exquis campagnard


Pour inaugurer cette rubrique, je lance un cadavre exquis. Késako ? Ce n’est pas l’issue d’une journée « Petits meurtres entre amis » où l’on savourerait morbidement le résultat de nos méfaits. Il s’agit simplement d’un « délit de plume », si je puis dire. Enfin, cela peut aussi être un « délit d’image ». Le médium d’expression est à choisir d’un commun accord entre le pictural et les mots. En effet, à la base il est « simplement » défini comme étant un jeu collectif dans lequel chaque participant ignore, normalement, la contribution des autres avant de pouvoir apprécier le résultat final.

Ici, votre mission sera :

- d’écrire un bout de phrase sur le modèle nom-adjectif-verbe-COD-adjectif, soit la partie nom-adjectif-verbe (le chasseur alerte rate), soit, si la première a déjà été écrite, la partie COD-adjectif (la grenouille bleue). Vous pouvez faire un peu plus long, détailler votre partie (En début de matinée, le chasseur alerte rate pourtant…), mais il ne faut pas perdre de vue que même si c’est délirant, au final il faut que la construction de la phrase soit « cohérente ».

- de vous astreindre à ne pas lire ce que vos prédécesseurs ont écrit, vous limiter au décompte du nombre de participants avant votre contribution pour savoir si vous devez écrire la partie nom-adjectif-verbe (s’il y a un nombre pair de participants avant vous), ou si c’est la partie COD-adjectif qui vous revient (si c’est un nombre impair de participants). Afin que le nombre de messages ne soit pas trompeur, je vous demande de ne pas poster de commentaires, réactions, ou si vous le faites, merci de mettre avec une participation. Notez que vous pouvez participer plusieurs fois si vos contributions sont espacées entre plusieurs participants.

Le thème de ce premier cadavre exquis est la « Campagne ». Vous avez deux semaines pour apporter votre contribution, ensuite vous serez libre de commenter sans apporter vos mots à l’édifice, ainsi que de le continuer si vous en avez l’élan (mais cela deviendra plus délicat pour « suivre » ). J’éditerai ce message passé ce délai pour mettre le « résultat » et la liste des participants.

@ votre plume-clavier !


Edition du 1 juin 2008.
Voilou ce que donne ce croquage collectif de mots à ce jour :


Dans les champs fraîchement semés le voyageur lunaire coupe un verre de champagne, tandis que la lune assise à cheval sur un nuage squatte l’éternelle floraison en péril.
Près d’un fossé, un escargot bave sur le pseudo cadavre ruisselant.
La campagne endormie s’étendait sur la peau d’une pomme à peine tombée.
Or, et j’en ai déjà parlé me semble-t-il, ici la radio ne capte que les graines de tournesol.
De sa moissonneuse-batteuse, le vieux Lulu apercevait l’enfant pauvre mangeant le rat fumé.
Non loin de là, dans un étang, une grenouille verte fricotait avec des lutins, lesquels adoraient sa façon de plumer les alouettes avant de les cuire.
Soudain, des perdrix affolées s’envolèrent vers la fleur de feu rayonnante.

Le long de l’étang, le voyageur, qui s’était approché, sème des bulles de champagne.

Merci aux participants qui se sont prêtés au jeu  : nam001, Lune, Sonatine, Romain, Charly, maevina et ludine. Ce qui veulent pourront le continuer, même toi qui me lit en cet instant et n’a pas encore participé. Suffit juste d’écrire un bout de phrase, en lisant cette fois ce qui a été écrit auparavant dans les notes-commentaires-contributions.

Note : Pour le continuer, participer, il vous faut utiliser le système de commentaire du blog, cliquez ici.