Blog littéraire, artistique de Pascal Lamachère

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jeudi, juillet 14 2016

Poème, billets de Personne sur le thème de la révolution, point de vue sur l'histoire de la révolution française etc


Des deux mains



Poème en “écho” à / ins­piré de : La Révo­lu­tion silen­cieuse : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2016/07/la-revo­lu­tion-silen­cieuse/

et L’homme singe : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2013/06/lhomme-singe/


montagephoto avec peinture la liberté guidant le peuple

* Sur le thème de la révo­lu­tion, quel­ques billets-vidéos de Per­sonne :

- Grrr rêve ! : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2012/10/grrr-reve/
- Nous ne devons rien ! : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2014/01/nous-de-devons-rien/
- L’Autiste Révo­lu­tion­naire : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2012/04/lau­tiste-revo­lu­tion­naire/
- Il était une fois deux… : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2013/03/il-etait-une-fois-deux/
- Je crois enten­dre encore : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2014/01/je-crois-enten­dre-encore/
- Haut les cœurs ! : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2014/10/haut-les-coeurs/
- Suis-je une ter­ro­riste ? : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2015/12/suis-je-une-ter­ro­riste/
- La Révo­lu­tion silen­cieuse : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2016/07/la-revo­lu­tion-silen­cieuse/
- Je change les règles ! : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2014/07/je-change-les-regles/
- Pre­miers pas vers la Révo­lu­tion : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2014/06/pre­miers-pas-vers-revo­lu­tion/
- Révolte à l’ita­lienne : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2013/03/revolte-a-lita­lienne/
- La légende du siè­cle : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2012/05/la-legende-du-sie­cle/
- Le cer­cle des poè­tes réap­pa­rus : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2012/08/le-cer­cle-des-poe­tes/
- Le Rite de Sisy­phe : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2012/05/le-rite-de-sisy­phe/
- Une Révo­lu­tion vir­tuelle : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2011/08/une-revo­lu­tion-vir­tuelle/
- La Révo­lu­tion au mar­teau : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2013/03/la-revo­lu­tion-au-mar­teau/
- La règle d’or : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2011/09/la-regle-dor/
- Indi­gnés, unis­sez-vous ! : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2011/06/indi­gnes-unis­sez-vous/
- Le séisme des coeurs : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2011/03/seisme/
- Bas­cula : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2013/04/bas­cula/
- La Nou­velle Révo­lu­tion Fran­çaise : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2013/03/revo­lu­tion-fran­caise/
- Non Négo­cia­bles : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2011/11/non-nego­cia­bles/
- Morose : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2012/05/morose/

* Autres billets :

- Sur le mot clé : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/sujets-billets-videos-arti­cles/revo­lu­tion/
- Avec le mot en recher­che : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/?s=r%C3%A9vo­lu­tion


* Pour sou­te­nir Per­sonne et le film “Le pro­cès d’un pro­cès, vous pou­vez deve­nir copro­duc­teur dona­teur (com­prend lien d’accès à la page où vous pour­rez voir le film) : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/cam­pa­gne-de-sou­tien-film-pro­ces-dun-pro­ces/

ou réser­vez votre lien d’accès en pas­sant par la case “Cam­pa­gne de sou­tien pour les films et le jour­nal de Per­sonne” : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/cam­pa­gne-de-sou­tien-films-jour­nal-de-per­sonne/


* Films déjà sor­tis :

- Le film « SACRI­FICE » : http://www.infos­ce­na­rio­de­per­sonne.com/gui­chet-film-sacri­fice/

- La Base
Un thril­ler conçu et vécu par Per­sonne.
Un mem­bre d’A lQaïda prend en otage une jour­na­liste nom­mée Aïda.
Tout ce que vous avez cher­ché à savoir sur Per­sonne sans oser le deman­der.

Page “gui­chet”, vous y trou­ve­rez l’entrée en matière, des extraits ainsi que les pre­miers retours : http://www.infos­ce­na­rio­de­per­sonne.com/gui­chet-du-film-la-base/

- pour le film de Per­sonne ins­piré de la vie de Maria Cal­las : « Cal­las­ni­kov » : http://www.infos­ce­na­rio­de­per­sonne.com/gui­chet-du-film-cal­las­ni­kov/

- Pour voir le film « Il était une Foi… Gaza » : http://www.infos­ce­na­rio­de­per­sonne.com/gui­chet-film-etait-foi-gaza/


* Retour sur l’His­toire – Robes­pierre sans mas­que : http://cor­tecs.org/media­tex/retour-sur-lhis­toire-robes­pierre-sans-mas­que/

* Henri Guille­min expli­que Robes­pierre et les “Révo­lu­tions Fran­çai­ses” : http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2012/05/04/218-henri-guille­min-expli­que-robes­pierre-et-les-revo­lu­tions-fran­cai­ses_la-fausse-et-la-vraie

* Entre­tien avec Eric Hazan : https://www.you­tube.com/watch?v=QBJf­viVXWfo

Pré­sen­ta­tion : « Éric Hazan, écri­vain et édi­teur de La Fabri­que, était l’invité de Joseph Con­fa­vreux. Il est revenu sur son livre récem­ment publié, Une his­toire de la Révo­lu­tion fran­çaise, mais aussi sur la situa­tion à Gaza, etc. »

* Entre­tien avec Fré­dé­ric Lor­don sur l’Europe : http://www.revue-bal­last.fr/fre­de­ric-lor­don-orga­ni­ser-la-con­ta­gion/

* Sur l’Eloge de la fuite, ou la ques­tion des stra­té­gies de domi­na­tion : http://www.arti­cle11.info/?Sur-l-Eloge-de-la-fuite-ou-la

* La Répu­bli­que est une idole : http://www.revue-bal­last.fr/la-repu­bli­que/

* Ber­nard Friot “La con­fé­rence ges­ti­cu­lée” : https://www.you­tube.com/watch?v=ZuZz9N­SOh10

* Docu­men­taire : Vivre l’uto­pie : https://www.you­tube.com/watch?v=-wLH8­vea­Vrw

* Divers liens (art, actua­lité, alter­na­ti­ves diver­ses) : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/per­son­nea­per­sonne.php

Bonne fin de semaine,
@ pelu­che !
Pas­cal


mardi, juin 28 2016

Le journal de Personne de mai juin et docs divers et variés (écologie, politique, économie et cætera)


Couverture Le journal de Personne de mai juin 2016
Oyez, oyez !

* Un nou­vel essai de numéro d’e-zine avec les billets de Per­sonne a été com­posé, est dis­po­ni­ble gra­tui­te­ment à cette adresse : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/lejour­nal­de­per­son­ne­mai­juin.pdf

Vous y trou­ve­rez les tex­tes des billets de Per­sonne des mois de mai et juin, ainsi que des anciens repu­bliés sur sa page Face­book ; au sujet du Rama­dan, de la musi­que, de l’amour, de Moham­med Ali, de la poli­ti­que et cae­tera.

* Je vous invite à sou­te­nir : Le pro­cès d’un pro­cès. Pour ce faire, pour sou­te­nir Per­sonne et le film, vous pou­vez deve­nir copro­duc­teur dona­teur (com­prend lien d’accès à la page où vous pour­rez voir le film) : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/cam­pa­gne-de-sou­tien-film-pro­ces-dun-pro­ces/

Vous pou­vez aussi la remer­cier, l’encou­ra­ger en pas­sant par cette page : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/cam­pa­gne-de-sou­tien-films-jour­nal-de-per­sonne/

Pour ceux qui décou­vrent Per­sonne et son jour­nal, et pour ceux qui n’auraient pas encore fait le tour des archi­ves, vous trou­ve­rez plus de 1000 billets-vidéos sur la chaîne you­tube : http://www.you­tube.com/user/lejour­nal­de­per­sonne

Le jour­nal de Per­sonne : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com

Sa page Face­book : https://www.face­book.com/lejour­nal­de­per­sonne

Twit­ter : https://twit­ter.com/infos­ce­na­rio

Page goo­gle + : https://plus.goo­gle.com/+lejour­nal­de­per­son­nein­fos


* En vrac, sur divers sujets (éco­lo­gie, Loi Tra­vail, mou­ve­ment Nuit Debout, Brexit, cul­ture, points de vue sur l’éco­no­mie, cri­ti­que des médias et cætera), voici des vidéos, docu­men­tai­res, con­fé­ren­ces, arti­cles à voir / lire, com­pi­la­tion de liens à con­sul­ter :

- Droits des com­mu­nau­tés, publi­ca­tion #13 : CAS­SER LA PLA­NÈTE : http://par­tage-le.com/2016/06/droits-des-com­mu­nau­tes-publi­ca­tion-13-cas­ser-la-pla­nete/

- La carte des alter­na­ti­ves en Ile-de-France : une cen­taine d’expé­ri­men­ta­tions pour chan­ger la société : https://www.bas­ta­mag.net/La-carte-des-alter­na­ti­ves-en-Ile-de-France

- Les car­tes des Alter­na­ti­ves - Géo­gra­phie de la tran­si­tion : http://www.scoop.it/t/les-car­tes-des-alter­na­ti­ves

- Vin­cent Mes­sage : « Accom­plir le pro­jet ina­chevé des Lumiè­res » : http://www.revue-bal­last.fr/vin­cent-mes­sage/

- Pro­jet de loi tra­vail, décryp­tage #1 : la remise en cause du prin­cipe de faveur : https://www.you­tube.com/watch?v=9kOU­KaTKlZ0

- Loi Tra­vail : un mou­ve­ment qui n’en finit pas de « s’essouf­fler » : http://www.acri­med.org/Loi-Tra­vail-un-mou­ve­ment-qui-n-en-finit-pas-de-s

- Stig­ma­ti­sa­tion des grè­ves et des mani­fes­ta­tions : France info appelle l’Europe à la res­cousse : http://www.acri­med.org/Stig­ma­ti­sa­tion-des-gre­ves-et-des-mani­fes­ta­tions

- La Coor­di­na­tion per­ma­nente des Médias Libres dénonce les vio­len­ces poli­ciè­res à l’encon­tre des jour­na­lis­tes et médias : http://www.acri­med.org/La-Coor­di­na­tion-per­ma­nente-de-Medias-Libres

- Les Nou­veaux Chiens de Garde : https://www.you­tube.com/watch?v=XQqi_BSEaGY

- Gazette Debout : http://gazet­te­de­bout.fr/

- Un autre arti­cle sur le capi­ta­lisme que vous ne lirez pas : http://www.fier-panda.fr/arti­cle/capi­ta­lisme

Extrait : « Aujourd’hui, la cri­ti­que du capi­ta­lisme est omni­pré­sente dans les esprits sans que jamais on ne le nomme (« c’est comme ça », « c’est la vie », « c’est le sys­tème qui le veut »…), mais cul­pa­bi­li­sa­tion des popu­la­tions par la dette, pres­sion socié­tale par la menace du chô­mage et alié­na­tion à son tra­vail n’ont jamais été aussi for­tes. En 2014, un Parti Socia­liste en prin­cipe héri­tier du Front Popu­laire en vient sans ver­go­gne à pou­voir remet­tre en cause le CDI en France, sous l’appel du pied d’un MEDEF ne repré­sen­tant que les plus gros­ses entre­pri­ses. Il n’y a plus aucune honte. C’est un mou­ve­ment total, au sens de tota­li­taire, de sou­mis­sion au Mar­ché qui s’est mis en place ; mou­ve­ment total car ayant pris place dans la tota­lité des ins­ti­tu­tions et dans la tota­lité des corps jusqu’à l’alié­na­tion du tra­vailleur au sys­tème néo-libé­ral. Non plus seu­le­ment parce qu’il lui per­met de con­som­mer ce dont il désire au sein d’une société mimé­ti­que, mais parce qu’il le pousse à aimer le Capi­tal, pour l’esprit qu’il serait censé véhi­cu­ler. Tout cela s’est fait len­te­ment, au fil des régi­mes. Nul ne l’a vrai­ment vu venir, mais tous l’ont senti. »

- Retour sur: La CIVI­LI­SA­TION : http://par­tage-le.com/2015/02/1084/

Extrait : « L’anthro­po­lo­gue Stan­ley Dia­mond sou­li­gna le lien unis­sant tous ces attri­buts en écri­vant: « La civi­li­sa­tion découle des con­quê­tes à l’étran­ger et de la répres­sion domes­ti­que. »

Le déno­mi­na­teur com­mun, c’est le con­trôle. La civi­li­sa­tion c’est la cul­ture du con­trôle. Une civi­li­sa­tion, c’est un petit groupe de gens con­trô­lant un large groupe via les ins­ti­tu­tions pro­pres à cette civi­li­sa­tion. Si ces gens se trou­vent au-delà des fron­tiè­res de cette civi­li­sa­tion, alors ce con­trôle pren­dra la forme d’armées et de mis­sion­nai­res (des spé­cia­lis­tes reli­gieux ou tech­ni­ques). Si les gens à con­trô­ler sont à l’inté­rieur des limi­tes de la ville, de la civi­li­sa­tion, alors le con­trôle pourra pren­dre la forme de mili­ta­ri­sa­tion domes­ti­que (la police, etc.). »

- Mat­thieu Ricard : Plai­doyer pour l’altruisme : https://www.you­tube.com/watch?v=0Y5FMXHvXp8

- Tri­lo­gie Human :

“Qu’est-ce qui nous rend humains ? Est-ce le fait d’aimer, est-ce le fait de lut­ter ? Le fait de rire ? De pleu­rer ? Notre curio­sité ? Notre quête de décou­ver­tes ?
Poussé par ces ques­tions, le réa­li­sa­teur et pho­to­gra­phe Yann Arthus-Ber­trand a passé trois années à col­lec­ter les his­toi­res de 2 000 fem­mes et hom­mes dans 60 pays. Avec son équipe pas­sion­née de tra­duc­teurs, jour­na­lis­tes et came­ra­men, Yann a cap­turé en pro­fon­deur les émo­tions et les sujets qui nous unis­sent tous : les lut­tes con­tre la pau­vreté, la guerre, l’homo­pho­bie et le futur de notre pla­nète, mêlées à des moments d’amour et de bon­heur.”

Le VOL.1 aborde les thè­mes de l’amour, des fem­mes, du tra­vail et de la pau­vreté :



Le VOL.2 aborde les thè­mes de la guerre, du par­don, de l’homo­sexua­lité, de la famille et de la vie après la mort : https://www.you­tube.com/watch?v=ZoHWcpz5oZM

Le VOL.3 aborde les thè­mes du bon­heur, de l’édu­ca­tion, du han­di­cap, de l’immi­gra­tion, de la cor­rup­tion et du sens de la vie : https://www.you­tube.com/watch?v=IPW_jYHZ45Y

- TEDx­Con­corde 2012 - Clair Micha­lon - Les Roms, der­niers por­teurs de notre cul­ture d’ori­gine : https://www.you­tube.com/watch?v=wLiBcpMWXRU

- Chan­ger son regard sur les hom­mes pour voir le monde autre­ment :



- L’auto­rité, ana­ly­sée par Yann Mar­tin : https://www.you­tube.com/watch?v=jHfT­Je4-XLQ

- Médias, infor­ma­tion : Com­ment dis­tin­guer l’info de l’intox ? : https://www.you­tube.com/watch?v=Qn0uGPP­krPw

- Entre­tien avec Franck Lepage : http://www.revue-bal­last.fr/franck-lepage/

- Fran­cis Cou­sin - L’oubli de l’être : https://www.you­tube.com/watch?v=zS59X187M1Y

- Boris Cyrul­nik : “tou­tes les guer­res sont mani­pu­lées par le même groupe occulte” : https://www.you­tube.com/watch?v=iTRy­j­NiUKnI

- « Com­ment les iné­ga­li­tés éco­no­mi­ques nui­sent aux socié­tés » : https://youtu.be/cZ7L­zE3u7Bw

- « Iné­ga­li­tés : ce que vous ne saviez pas que vous ne saviez pas » : https://www.you­tube.com/watch?v=K3sU­JyyX4cg

- « L’uti­li­sa­tion des ONGs Occi­den­ta­les pour le pillage des res­sour­ces de l’Afri­que » : http://youtu.be/dz5­sOeD53Rc

- « Pour­quoi les ONG sont un pro­blème (par Ste­pha­nie McMil­lan) » : http://par­tage-le.com/2016/01/pour­quoi-les-ong-et-le-com­plexe-indus­triel-non-lucra­tif-de-gau­che-sont-un-pro­bleme-par-ste­pha­nie-mcmil­lan/

- « Sans la grève et les blo­ca­ges, nous en serions encore au monde de Zola, de Dickens et du tra­vail des enfants » : http://www.bas­ta­mag.net/On-blo­que-tout-force-des-sans-pou­voir

- L’impli­ca­tion du chan­ge­ment cli­ma­ti­que dans les révol­tes “ara­bes” : http://www.inves­ti­gac­tion.net/lim­pli­ca­tion-du-chan­ge­ment-cli­ma­ti­que-dans-les-revol­tes-ara­bes/

- Ber­nard Friot à Scien­ces Po : Salaire à vie con­tre revenu de base : https://www.you­tube.com/watch?v=eyO­JTbx9Zn4

- La Loi de la Valeur par Ber­nard Friot & Jean-Marie Har­ri­bey : https://www.you­tube.com/watch?v=Qp_YbVWP6-w

- En rap­port avec le Brexit : “L’euro, que faire ?” Débat avec Fré­dé­ric Lor­don ! : https://www.face­book.com/Jour­nal­Fa­kir/posts/10154183552881878

- Con­qué­rir la sou­ve­rai­neté popu­laire, sur la valeur et sur la mon­naie : http://www.dai­ly­mo­tion.com/video/x27b­ph2_ber­nard-friot-et-fre­de­ric-lor­don-chez-tro­pi­ques_news

- Sur le tra­vail et le salaire à vie : https://www.you­tube.com/watch?v=GP4dhZcVcWU

- Con­fé­rence-débat sur le revenu : http://www.dai­ly­mo­tion.com/video/x163hsu_revenu-de-base-salaire-uni­ver­sel-ou-secu­rite-sociale-pro­fes­sion­nelle_news

- Larry Les­sig - TED Sto­ries : https://www.you­tube.com/watch?v=C8dP­FUpmc2Y

Pré­sen­ta­tion : “Pro­fes­seur de droit et d’éthi­que à Har­vard, fin cons­ti­tu­tion­na­liste, Law­rence Les­sig a été le con­seiller de Barack Obama en 2008. Il aurait pu être juge à la Cour suprême. Il a décidé de se rebel­ler con­tre le sys­tème. Depuis plus de sept ans, cette icône de la cul­ture libre sur Inter­net, dénonce sans relâ­che l’emprise des inté­rêts pri­vés sur la démo­cra­tie amé­ri­caine. Can­di­dat à la pré­si­den­tielle depuis août 2015, mem­bre du sérail, intel­lec­tuel res­pecté voire adulé du Web, il est l’ovni de cette cam­pa­gne plus que jamais gou­ver­née par l’argent. Il dérange, agace. Jusqu’à quand ? »

- Cul­ture en Déclin - Epi­sode 1 - Quelle démo­cra­tie ? (vostfr, sous-titres peu­vent être à acti­ver) : https://www.you­tube.com/watch?v=0a_Jvfo­GEk8&list=PLWG3Mh­J7E0­khe5C­zOW_4pExa­j61m­zAMW-&index=1

- Les pro­pos d’Alain : démo­cra­tie, anar­chie, monar­chie, oli­gar­chie, cons­ti­tu­tion, abus de pou­voir : https://www.you­tube.com/watch?v=v1G­JfK6I­JIg

- Con­fé­rence et débats sur la démo­cra­tie : http://chouard.org/blog/2016/04/10/videos-con­fe­rence-et-ate­lier-cons­ti­tuant-nan­tes-ecole-des-mines-6-avril-2016-les-films-sont-dis­po­ni­bles/

- Som­mes-nous en démo­cra­tie ? - Con­fé­rence théâ­tra­li­sée : https://youtu.be/dcm­kAG3­fESE

- Extrait de Trop de démo­cra­tie tue la démo­cra­tie (ou le con­traire) ? : http://youtu.be/jR69aRV8P-8

- La Répu­bli­que est une idole : http://www.revue-bal­last.fr/la-repu­bli­que

- L’État retors et la pré­ten­due théo­rie du com­plot : intro­duc­tion remar­qua­ble au “Dia­lo­gue aux enfers entre Machia­vel et Mon­tes­quieu” : http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2009%2F01%2F05%2F99-l-etat-retors-et-la-pre­ten­due-theo­rie-du-com­plot

- Con­fé­rence : Arti­cle 3 : https://www.you­tube.com/watch?v=aI9­Ta­GIv­ceI

- Con­fé­rence : Une défi­ni­tion de la paix (vostfr, sous-titres peu­vent être à acti­ver) : https://www.you­tube.com/watch?v=cibEPK7mTsI

- Film-Docu­men­taire : Vivre l’uto­pie :



- Le jeûne, une nou­velle thé­ra­pie ? : https://www.you­tube.com/watch?v=A2_5ODzFtg8

Pré­sen­ta­tion : « Dans les pays occi­den­taux, les cas de dia­bète, d’hyper­ten­sion, d’obé­sité, de can­cers se mul­ti­plient et la con­som­ma­tion de médi­ca­ments explose. Et s’il exis­tait une autre voie thé­ra­peu­ti­que ? Depuis un demi-siè­cle, en Rus­sie, en Alle­ma­gne et aux États-Unis, des méde­cins et des bio­lo­gis­tes explo­rent une autre piste : le jeûne. »

- Docu­men­taire sur le sucre : https://www.you­tube.com/watch?v=Rja_Riy_90M

Pré­sen­ta­tion : « Ingré­dient de plai­sir, le sucre est pré­sent dans une foule d’ali­ments con­som­més quo­ti­dien­ne­ment. Mais aujourd’hui, il est éga­le­ment asso­cié à un pro­blème de santé publi­que. Alors qu’une aug­men­ta­tion inquié­tante du dia­bète et de l’obé­sité est obser­vée, de nom­breux spé­cia­lis­tes poin­tent du doigt les excès de sucre. Mais pour­quoi sa con­som­ma­tion con­ti­nue-t-elle de croî­tre, mal­gré les mes­sa­ges de santé ? Com­ment l’indus­trie agro-ali­men­taire par­vient-elle à ren­dre les con­som­ma­teurs dépen­dants à sub­stance qu’il fau­drait pour­tant con­som­mer avec modé­ra­tion ? Et que pen­ser des édul­co­rants, natu­rels ou chi­mi­ques, uti­li­sés dans les pro­duits «min­ceur» ? «Cash inves­ti­ga­tion» mène l’enquête sur les enjeux éco­no­mi­ques de cette ques­tion de santé publi­que. »

- Vegan Pra­ti­que de L214 : http://vegan-pra­ti­que.fr/

* Le mes­sage par l’art :
- Je crois enten­dre encore : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2014/01/je-crois-enten­dre-encore/
- Je m’appelle Hélène… : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2012/02/je-mapelle-helene/
- Libé­rez-vous du libé­ra­lisme ! : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2015/12/libe­rez-vous-du-libe­ra­lisme/
- Blo­gueurs ! : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2012/11/blo­gueurs/
- L’huma­nité c’est moi ! : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2011/11/lhu­ma­nite-cest-moi/
- LES TER­RO­RI­CHES : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2015/06/les-ter­ro­ri­ches/
- Qui décide ? : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2012/10/qui-decide/
- Tar­tuf­fes : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2014/01/tar­tuf­fes/
- Ulti­ma­tum : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2012/04/ulti­ma­tum/
- Décli­nai­son : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2012/10/decli­nai­son/
- 49.3 : Losing my reli­gion : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2015/02/49-3/
- C’est quand le pro­chain atten­tat ? : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2016/02/cest-quand-le-pro­chain-atten­tat/
- Sans lan­gue de bois : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2016/02/sans-lan­gue-de-bois/
- La démo­cra­chie : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2015/09/la-demo­cra­chie/
- Les deux bouts de la Répu­bli­que : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2016/04/deux-bouts-de-repu­bli­que/
- Les chiens de garde : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2014/01/les-chiens-de-garde/
- Dans quel but et pour quelle fin ? : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2011/07/dans-quel-but/
- La France n’est pas une bam­bola : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2014/09/france-nest-pas-bam­bola/
- L’essence du poli­ti­que : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2015/06/les­sence-du-poli­ti­que/
- Niais ou Indi­gnés ? : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2016/04/niais-ou-indi­gnes/
- Nique ta Répu­bli­que : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2016/02/nique-ta-repu­bli­que/
- Non négo­cia­ble : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2011/11/non-nego­cia­bles/
- Poli­tic-art : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2015/05/poli­tic-art/
- La poli­ti­que n’est plus ce qu’elle était : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2015/03/la-poli­ti­que/
- Israël and Coke : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2014/07/israel-and-coke/
- Autres vidéos sur la répu­bli­que à voir sur le mot clé : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/sujets-billets-videos-arti­cles/repu­bli­que/
- Autres vidéos sur la démo­cra­tie à voir sur le mot clé : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/sujets-billets-videos-arti­cles/demo­cra­tie/
- Autres vidéos sur le capi­ta­lisme à voir sur le mot clé : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/sujets-billets-videos-arti­cles/capi­ta­lisme/

Bonne fin de mois de juin, début de juillet,
@ pelu­che !
Pas­cal



samedi, avril 30 2016

Le journal de Personne de mars avril et film SACRIFICE


Couverture Le journal de Personne de mars avril avril 2016
Oyez, oyez !

* Un essai de numéro d’e-zine avec les billets de Per­sonne a été fait, est dis­po­ni­ble gra­tui­te­ment à cette adresse : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/lejour­nal­de­per­son­ne­mar­sa­vril.pdf

Vous y retrou­ve­rez les tex­tes des billets de Per­sonne de mars et d’avril, une inter­view qu’elle a accordé fin février et des de billets remis en avant der­niè­re­ment sur son site.


affiche SACRIFICE avec photographie Personne dans coffre

* Le der­nier film de Per­sonne, SACRI­FICE est sorti. Une “page gui­chet” a été mise en place : http://www.infos­ce­na­rio­de­per­sonne.com/gui­chet-film-sacri­fice/

* Rap­pels :

- Vous pou­vez main­te­nant réser­ver une séance de phi­loa­na­lyse avec Per­sonne : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/reser­vez-seance-de-phi­loa­na­lyste-per­sonne/
« On s’entend mieux soi-même quand ça passe par l’autre »
Per­sonne

- Vous pou­vez vous offrir ou offrir l’ebook Le manus­crit de Per­sonne au for­mat kindle sur : http://www.ama­zon.fr/manus­crit-Per­sonne-ebook/dp/B01B­DRA116/

Il s’agit d’un recueil de tex­tes que Per­sonne a écrits pour son jour­nal, phi­lo­so­phi­ques, poé­ti­ques, poli­ti­ques, spi­ri­tuels etc. Pour plus de détails, voir la des­crip­tion et extrait sur la fiche ama­zon.

À savoir que si vous n’êtes pas en France, vous devriez pou­voir le trou­ver sur la ver­sion d’ama­zon de votre pays en fai­sant une recher­che des­sus avec le titre de l’ebook, Le manus­crit de Per­sonne, que les livres kindle peu­vent être lus sur divers sys­tè­mes, pas uni­que­ment sur les liseu­ses (cli­quez, une fois sur la fiche, sur « Dis­po­ni­ble uni­que­ment sur ces appa­reils »), et que vous pou­vez obte­nir une appli­ca­tion gra­tuite pour le lire (cf. la fiche ama­zon, du moins pour la ver­sion publiée sur ama­zon.fr).

Bon début de week-end !

@ pelu­che !


samedi, novembre 9 2013

De L’excrémisme à Nietzsche en deux maux, en passant par L’Homme électronique

L’art est un vec­teur de chan­ge­ment qui me sem­ble uni­que en son genre. Aussi, je vous invite à voir les trois der­niè­res vidéos de « Per­sonne », uni­que aussi, dans cette rubri­que Et si on chan­geait le monde ?. Ci-après. Avec trois modes­tes petits tex­tes qu’elles m’ont ins­piré, écrits dans le vif. N’hési­tez pas à visi­ter son site, elle ajoute une nou­velle créa­tion pres­que tous les jours !

Pour ceux qui ne con­nais­sent pas encore, pré­sen­ta­tion offi­cielle de son jour­nal :

Le Jour­nal de Per­sonne pra­ti­que la scé­na­ri­sa­tion à fond, pour illus­trer une ques­tion d’actua­lité. Son info est une info scé­na­rio, son drame: une dra­ma­ti­sa­tion et sa réa­lité: une réa­li­sa­tion.Vous auriez mau­vaise grâce d’assi­mi­ler Per­sonne à ses per­son­na­ges, et ses his­toi­res à des déra­pa­ges. L’humour et la déri­sion y ont tou­jours fait bon ménage. Le Jour­nal n’est l’otage d’aucun parti, pri­son­nier d’aucune opi­nion, dupe d’aucun soup­çon. Ni à gau­che, ni à droite, mais au cœur de l’évé­ne­ment, il aborde tous les sujets, pose tous les pro­blè­mes et relance tous les débats.

http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/

L’excré­misme




“On est obligé de s’appuyer sur quel­que chose pour faire valoir sa cause…
Pour jus­ti­fier son com­bat.
On peut tou­jours s’api­toyer sur le très bas.
Mais on peut aussi se rap­pro­cher du très haut.”

Per­sonne
http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2013/11/lex­cre­misme-2/

Il était une voie

Sur les bords, les mar­ges, se jouent le sort des nua­ges.
De la terre au ciel, se tra­verse la val­lée.
L’enfant défie la marelle, l’adulte se donne pour incar­ner
hori­zon où la voie garde un après à explo­rer, rêve hors des baga­ges.

La cons­cience du fond à la cime, des tri­pes nouées à l’élan sublime ;
« Il faut tou­jours viser la lune, car même en cas d’échec, on atter­rit dans les étoi­les… » (Oscar Wilde)
pour­rait don­ner
« Il faut tou­jours viser le très haut, car même en cas d’échec cela tombe quel­que part sur le voile » ;
Accom­pa­gnée de la volonté de sui­vre vers l’hori­zon, s’y aban­don­ner, dépas­ser les for­ces des abî­mes.

Sur les inté­rieurs, les matiè­res, se jouent le sort des solai­res.
De l’abîme aux étoi­les, se tra­verse les cou­rants.
La fleur germe dans son ciel, le cygne déploie hors du temps
les ailes d’une dis­si­dence dont le train est sans arrêt, où cha­que un a à faire.

L’Homme élec­tro­ni­que




Extrait texte : “L’homme que j’ai sous les yeux… obéit… et ne fait rien d’autre qu’obéir
On l’a opéré en agis­sant sur son cor­tex céré­bral
Pour qu’il cesse d’être volant, sau­tant, ram­pant comme ani­mal
Et qu’il devienne chose idéale… un ani­mal idéal.
Un des­sein… avec un i , animé.
Vous avez dû en enten­dre par­ler sur Radio J
Dans l’émis­sion : scien­ces et vies… avec deux S…
Je veux par­ler de l’abla­tion du Moi… oui la cir­con­ci­sion de l’âme
Plus de moi-je en jeu… dehors lego ! L’orgueil au frigo!
Ne sur­vit qu’une pul­sion de vie au ser­vice d’autrui
Je… je suis… je suis autrui.
J’ordonne et il obéit…”

Per­sonne
http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2013/11/lhomme-elec­tro­ni­que/


« Fais ci, fais ça ! »

« Et si je veux pas ? »

« Fais pas ci, fais pas ça ! »

« Et si je veux ! »

« Comme tu veux pas ! Mais tu ne ces­ses de me déce­voir ! »

Rob Ot sem­bla regar­der son amie I avec les yeux embués de ceux d’un petit chiot ; une buée née d’un con­flit inté­rieur, entre l’envie de lui faire plai­sir et l’envie de lais­ser libre court à son esprit de con­tra­dic­tion, prit entre la glace et le vol­can, ver­rouillé, ou pres­que, par une volonté de rien lais­ser paraî­tre.

Rob Ot : « Com­ment puis-je te faire plai­sir ? »

I : « Hmm… J’aime­rais bien un verre de jus de pomme ! »

Rob Ot s’exé­cuta.

I : « Et main­te­nant un carré de cho­co­lat ! »

Rob Ot amena.

I : « Un autre ! Ah, et un verre de lait d’avoine ! »

Rob Ot ser­vit.

I : « C’est bon! Pour le moment ! »

Rob Ot alla se repo­ser. Il avait eu un ins­tant l’idée de pré­pa­rer le gâteau pré­féré de I, mais la fati­gue le poussa à faire une pause.

Quel­ques ins­tants plus tard…

I : « Rob ? Tu peux m’appor­ter l’ency­clo­pé­die ? »

Rob Ot se leva et apporta.

I : « Non, fina­le­ment, je crois que je vais m’en pas­ser. Tu peux la rap­por­ter ! Par con­tre, une feuille et un stylo me seraient uti­les ! »

Rob Ot s’exé­cuta.

I : « Merci ! Il me fau­drait plu­sieurs feuilles, en fait ! T’aurais pu y pen­ser ! »

Rob : « Euh… J’ai fait ce que tu m’as demandé ! »

I : « Main­te­nant je te demande plu­sieurs feuilles, et d’anti­ci­per ! »

Rob : « Euh… D’accord ! »

I : « Pff, tu peux pas faire autre chose que t’exé­cu­ter comme un robot ?! »

Rob : « Ben… Si ça te fait plai­sir, en fait, ça me fait plai­sir ! Mais du coup, je sais plus ce que je fois faire… »

I : « T’as pas été pro­grammé pour me faire tout le temps plai­sir ! Où est passé ton esprit ? »

Rob : « Quel­que part, ici ! »

I : « Si j’étais ta patronne dans une usine, tu ferais aussi tout ce que je te demande ? »

Rob : « Pas la même chose ! Mais t’as pas tout à fait tort !

Pour des enve­lop­pes récur­ren­tes,
Des hom­mes brû­lent leurs ailes ;
Cha­que jour, hypo­thè­quent leur capi­tal vie
Sur l’autel des cho­ses brillan­tes ;
Et si des ges­tes méca­ni­ques peu­vent sau­ver,
Des recet­tes à l’ordre appli­quées
Pour cons­truire un meilleur ter­rain,
Ordre suivi sans cons­cience
N’est que ruine de la fin
Et la perte de l’essence !
Quand l’âme ne sent pas le che­min,
Elle doit pou­voir rebrous­ser,
Quand le pré­ci­pice n’est pas loin,
Sau­ter, s’arrê­ter ou con­tour­ner !
Ainsi font les galé­riens qui veu­lent du beau temps
Sur les eaux lis­ses des dic­tées mor­ti­fian­tes ! »

I : « Que tu dis ! Tu m’as donné soif ! Un verre d’eau ! »

Rob : « Que je dis ! Mais bon, d’acc’ pour le vers d’eau ! :
Au milieu de la plus haute mon­ta­gne, tout en haut,
Jaillit la vie, la suite est l’his­toire d’un cours, pas à court d’eau. »


I : « Hu… Merci… »

Rob : « Ton plai­sir est mon plai­sir ! »

I : « Je vais plus oser te deman­der un verre, main­te­nant ! Et un carré de cho­co­lat ? »

Rob prit la feuille et le stylo qu’il avait appor­tés, des­sina un carré sur lequel il écri­vit « Cho­co­lat ».

I : « Pff… »

Rob : « Oui, bon… »

Nietz­sche en deux maux




Extrait : “Ques­tion : Que dit ta cons­cience ?
Réponse : Tu dois deve­nir celui que tu es”

Per­sonne
http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2013/11/nietz­sche-en-deux-maux/

Avec

Avec le temps va…
Avec l’atten­tion, l’inten­tion,
l’incar­na­tion des mots,
les maux s’affron­tent,
sur­git la déli­vrance,
le souf­fle sal­va­teur…
Avec l’élan vient…
Avec le temps habité,
le regard sur les reflets
et sur soi, le che­min
se trace en cons­cience,
tirant vers la cime
où se finit l’errance.
Avec le temps, sur­git…
Avec l’atten­tion, l’inten­tion,
un trait de com­pré­hen­sion,
la vue des accords
et des mords,
le fil trace
le rêve au-delà de la glace.
Avec l’élan part…
Avec le temps sus­pendu,
le regard sur les plis
et sur les pos­si­bles au tra­vers,
et sur les fers
tom­bés, sou­le­vés,
le songe réa­lisé au fil de la vie.


/ JdP /PRES­CRIP­TEUR

jeudi, juin 17 2010

Roman à suivre 'Les pages déchirées' - Suite 7 (partie 8)





Greendle est dere­chef sub­mergé par une émo­tion para­ly­sante. Le nain infer­nal tré­pi­gne, se met ensuite à cou­rir autour, comme s’il vou­lait jouer avec sa poten­tielle proie, crée des volu­tes de fumée, se rap­pro­che petit à petit, un air de plus en plus féroce. Le rêveur se con­cen­tre et…

- And ?… Même pas peur ! lance-t-il, sur un ton faus­se­ment mali­cieux, tout en don­nant un coup de pied en direc­tion de l’assaillant.

- Oh oh oh ! You’re game over ! Assène le dia­blo­tin, qui l’évite sans mal.

Mal­gré l’annonce pro­phé­ti­que de fin immi­nente, l’humain se met en posi­tion de boxeur, prêt à com­bat­tre… mais fuit, le bat­te­ment de coeur sui­vant, prend les jam­bes à son cou, pres­que lit­té­ra­le­ment, le bras gau­che tendu en arrière, la paume face à l’adver­saire, comme s’il pou­vait ainsi le stop­per, le gar­der à dis­tance.

- Par la lumière lumi­neuse, que tu sois ren­voyé dans les lim­bes, démon… Par la lumière lumi­neuse…

Le malin, qui avait ricané à la vue de la drôle de posi­tion guer­rière de l’apprenti boxeur, rugit à ces mots et se rue sur le fuyard. Arrivé à por­tée d’action, il émet des gro­gne­ments, sans tou­te­fois atta­quer, sans jouer de sa four­che, recu­lant même.


Un flash imma­culé plus tard… Greendle cli­gnait des yeux. Il lui sem­bla enten­dre un gro­gne­ment, un écho réel à l’irréel. L’anglais se retourna sur le côté, la tête vers les volets. Vu l’absence de lumière natu­relle dans leurs com­mis­su­res, il se dit qu’il pou­vait se ren­dor­mir et referma les yeux. Trou­blé par le cau­che­mar, il resta néan­moins un bon quart d’heure à les gar­der clos mais son esprit éveillé, se ras­sé­ré­nant, cher­chant la paix. Avant de glis­ser vers le repos, il riait pres­que, à la remé­mo­ra­tion de sa pseudo incan­ta­tion.

- Par la lumière lumi­neuse ? N’importe quoi… se repro­cha Greendle.

… Lors­que Mozart, par radio­ré­veil inter­posé, le rap­pela dans sa cham­bre et à ses impé­ra­tifs humains, gri-gri avait pres­que oublié le rêve étrange avec le dia­blo­tin. Un autre avait pris la place. Mais au moment de tout écrire, sur la table à man­ger, une tasse de thé et des oeufs au bacon à droite de son cale­pin à rêves, de la seconde salve d’esca­pa­des dans l’uni­vers impal­pa­ble, le réveillé ne retint que deux phra­ses, pro­non­cées à la fin - « Je vais pren­dre ces deux livres » et « des ciseaux, il me faut des ciseaux, vite ! » -, et un vague décor d’appar­te­ment chic, un esca­lier, une per­sonne croi­sée, du moins lui sem­bla-t-il. En ten­tant de tout revi­si­ter, dans sa phase intros­pec­tive, son pre­mier rêve lui revint comme une vague se refor­mant après s’être échouée et empor­tant au large avec un force accrue, comme un coup de poing dans un ven­tre ramolli par trop de con­fiance, dénué de réflexes, comme une balle reti­rée en élar­gis­sant le trou dans la chair, comme… Bref, il se sou­vint du rêve et se sen­tit plus trou­blé qu’il ne l’avait été pen­dant et juste après l’avoir vécu. Le pud­ding exporté secoua la tête, posa sa plume, but quel­ques gor­gées de thé, se sus­tenta puis alla médi­ter un bout, à la fenê­tre.

Greendle porta son regard sur les fenê­tres des bâti­ments voi­sins, sur les pas­sants, sur les voi­tu­res… et enfin sur le ciel grisé de nua­ges. En les zyeu­tant, quel­ques vers vin­rent natu­rel­le­ment se for­mer dans son esprit, et il en vint à une con­clu­sion : le rêve avait réveillé l’écor­ché vif qui som­no­lait en lui. Il res­sen­tit le besoin, l’envie d’éva­cuer, de se lais­ser aller sur le papier, dans une écri­ture quasi auto­ma­ti­que. Il alluma son ordi­na­teur, mit le cd Dan­ge­rous de Michael Jack­son et reprit la plume. Après avoir encré le cahier à rêves de la source de son trou­ble, il gratta des pages d’un autre, plus grand et plus volu­mi­neux, con­sa­cré au scri­bouillage d’his­toi­res pen­sées dans la jour­née, hors du lit, hors de Mor­phée.

[…] Je regarde,
Des yeux clos du béton
S’ouvrir à une nou­velle aube ;
Des flam­mes d’autres, déjà éveillés,
Par­cou­rir le che­min de la vie.

Je regarde,
Le cours passé ;
Du temps où j’errais dans la brume,
Entre ombre et lumière,
En lévi­ta­tion,
À mi-che­min des abî­mes et de la terre.

Je regarde,
Le côté du fleuve où je regar­dais…
Le cris­tal de mes pen­sées,
Le froid causé par l’absence de soleil,
Les étoi­les filan­tes qui m’ont pres­que fait cha­vi­rer ;
Dos à la source du Hors Temps.

Je regarde,
Les four­mis moto­ri­sées,
Sous les nua­ges qui nous entou­rent ;
Som­bres nuées,
Des mon­ta­gnes s’élè­vent,
Aci­des,
Les tri­pes m’en tom­bent.

Je regarde,
Une décen­nie d’hor­reurs et de mer­veilles,
De dou­leurs et de dou­ceurs,
De tou­tes les cou­leurs,
L’arc-en-ciel de l’His­toire,
D’aven­tu­res humai­nes
Lumi­neu­ses et obs­cu­res ;
Monde ren­ver­sant,
Comme la tête en bas d’un nou­veau né,
Cruel ou doux, sui­vant l’étoile
Et la bulle pro­tec­trice
Qui s’immisce.

Je regarde,
Ce monde rem­plit d’injus­ti­ces
Qui me font sup­plice ;
Le malin qui assaille,
Se gausse,
Tente de per­cer
Avec sa noir­ceur,
Reste l’espoir bridé.

Je regarde,
Des yeux clos du béton
S’ouvrir à une nou­velle aube ;
Des flam­mes d’autres, déjà éveillés,
Par­cou­rir le che­min de la vie.

Je regarde
La mélo­die divine rico­cher sur les astres,
S’épan­dre vers les sans armure,
Vers la rive des mon­des incar­nés et désin­car­nés ;
Je regarde
Le coeur qui bat la cha­made,
L’ombre s’enfuir…
Et la lumière fut ?
Et la lumière fut…

[…]


Lorsqu’il eut fini, le poète hésita à déchi­rer les pages qu’il venait de noir­cir. Un peu par insa­tis­fac­tion, un peu parce qu’il vou­lait lais­ser s’envo­ler, sym­bo­li­que­ment, les ondes cap­tu­rées, un peu… parce qu’il ne savait trop pour­quoi, il sen­tait que c’était dans l’élan, la suite logi­que. Mais il n’en fit rien. Ses pen­sées se tour­nè­rent vers Liloo, il hési­tait à lui envoyer. L’anglais avait peur qu’elle le juge mal, mal­gré la con­fiance qu’il avait en elle. Il regarda l’heure. Il n’avait plus trop le temps de lui écrire le texte poé­ti­que, ni de lui faire part de la bonne nou­velle sur le con­cert. Il lui écri­rait le soir venu…

Entre cet ins­tant et celui où il se trouva à rédi­ger le mail à des­ti­na­tion de son amie, dans la pénom­bre d’un crois­sant de lune, Greendle eut une jour­née trou­blante, dans la con­ti­nuité de son intros­pec­tion amor­cée au réveil…

Peu après avoir quitté son appar­te­ment, en déam­bu­lant dans les rues tou­lou­sai­nes gri­sées par le ciel, sur le che­min des locaux du jour­nal où il devait récu­pé­rer et/ou sou­met­tre une liste de sug­ges­tions d’arti­cles, au moment où il passa devant une librai­rie, l’éveillé enten­dit :

- Je vais pren­dre ces deux livres, annonça un client, la cin­quan­taine, cau­ca­sien, barbu…

Gri-gri n’avait pas trop fait atten­tion à l’appa­rence du mon­sieur, une des deux phra­ses de fin de réveil s’étant rap­pe­lée à lui. Encore une his­toire de syn­chro­ni­cité ? Il se dit que ça com­men­çait à faire beau­coup en deux jours, et poussa un peu plus loin sa réflexion de la veille. Lorsqu’il fut arrivé à des­ti­na­tion, du moins la pre­mière, le pen­seur en était arrivé à ceci : si la phrase enten­due est une phrase qui peut être con­si­dé­rée récur­rente, que l’on peut l’enten­dre plu­sieurs fois dans un mois, pour peu qu’on soit ama­teur de livres, le fait qu’il en ait rêvé et l’ait enten­due peu après, n’est pas ano­din, ce n’est peut être pas qu’une coïn­ci­dence ; il ne s’agit pas d’une pro­phé­tie auto­réa­li­sa­trice, il n’a aucu­ne­ment été influencé, pro­vo­qué cette situa­tion parce que rêvée ; cela n’a pas tel­le­ment de sens en l’état, aucune uti­lité, il lui fau­drait d’autres preu­ves, plus de matière pour tirer une con­clu­sion. Il allait être servi.

Le ciel s’était éclairci, une légère brise chaude prin­ta­nière taqui­nait ses che­veux, quand notre pho­to­gra­phe-repor­ter arriva à sa deuxième des­ti­na­tion, un immeu­ble, à proxi­mité du croi­se­ment de la rue du Fau­bourg Bon­ne­foy et de l’ave­nue de Lavaur. Greendle s’était vu con­fier un arti­cle de fond sur un homi­cide, qui avait eu lieu la veille, en fin de soi­rée : il devait inter­vie­wer, enquê­ter, pren­dre des pho­tos… Après avoir réussi à obte­nir le droit d’entrer, quand il mit les pieds dans la demeure en bri­ques roses, posa son regard sur l’esca­lier, le réveillé eut un flash, eut l’impres­sion de vivre la scène dont il avait rêvé. Cela le tour­ne­boula quel­que peu et il fit à nou­veau mar­cher son pud­ding gris, ses neu­ro­nes : il n’a pas choisi cette des­ti­na­tion, ne pou­vait savoir qu’il y met­trait les pieds, donc là aussi, il ne l’a pas pro­vo­qué ; mais là, si le stan­ding du lieu peut cor­res­pon­dre, ce dont il s’est sou­venu du rêve est trop vague, et encore plus là où il peut se lais­ser pren­dre à le modi­fier, il peut ainsi se faire avoir par l’effet Bar­num.

Pen­dant sa réflexion, Greendle avait com­mencé à mon­ter. Lorsqu’il croisa un habi­tant de l’immeu­ble, il sor­tit de ses pen­sées, le salua et tenta une appro­che, pour une inter­view, tâter le ter­rain. Le con­tact passa bien avec Char­les, fraî­che­ment retraité, un béret sur la tête, des che­veux gri­son­nant en dépas­sant, la peau ridée comme les gens de son âge… Il obtint son sésame pour ren­con­trer d’autres rési­dants. Au moment de pren­dre congé, il enten­dit, venant du palier de l’étage du des­sus, une phrase qui para­cheva le trou­ble ini­tié au cours de la mati­née.

- Des ciseaux, il me faut des ciseaux, vite ! Char­les…, sup­plia pres­que une femme d’âge mur, la voix che­vro­tante.

Le pud­ding retourné devint livide, vacilla, posa sa main sur la ram­barde pour réta­blir l’équi­li­bre, faire arrê­ter de tan­guer les murs. Greendle en avait inquiété son inter­lo­cu­teur, qui s’enquit de sa santé. Après un « Tout va bien ! Juste un man­que de som­meil… », Char­les alla voir ce que lui vou­lait sa femme. Gri-gri ne tarda pas à retrou­ver tota­le­ment ses esprits, quoi­que ses neu­ro­nes com­men­çaient dere­chef à s’acti­ver avec un peu trop de vigueur. Il prit une grande ins­pi­ra­tion, expira le len­te­ment, et tenta de pen­ser à autre chose, de les détour­ner vers son enquête, son arti­cle, ce qu’il réus­sit, jusqu’à ce qu’il croise à nou­veau son pre­mier con­tact, en fin de mati­née. Ce der­nier s’informa sur l’avan­cée des inves­ti­ga­tions du repor­ter, eut besoin d’être encore ras­suré, d’enten­dre qu’il allait bien…

Quand Char­les retourna dans son appar­te­ment, Greendle quitta les lieux, vers son repas. En che­min, il ne cessa de repen­ser aux trop nom­breu­ses coïn­ci­den­ces, syn­chro­ni­ci­tés. L’uni­vers vou­lait-il lui envoyer un mes­sage ? Que devait-il en faire, en tirer ? Le signe était-il qu’il pou­vait, devait aider à appor­ter des preu­ves au dos­sier, en plon­geant au plus pro­fond et ten­ter de refor­mer le der­nier rêve de la nuit ? Mais com­ment pein­dre quand on est aveu­gle ? Ne trou­vant de répon­ses, l’anglais se tourna vers son intui­tion. D’édu­ca­tion angli­cane, il ne se sen­tait pas d’appar­te­nance à la con­fes­sion, n’étant pas vrai­ment croyant, plus agnos­ti­que. Mais… il eut un fris­son. Cela le remua de réa­li­ser qu’il tenait sûre­ment là une preuve que la vie est bien plus qu’une his­toire de robots géné­ti­que­ment pro­gram­més, que c’était bien plus qu’une his­toire de rêves et de situa­tions qui se répè­tent, que ce cas dépas­sait cer­tai­ne­ment le cadre de l’effet Bar­num.

L’heure du sou­pir solaire venu, après un après-midi con­sa­cré à la pour­suite de son enquête auprès des poli­ciers et tutti quanti, après un dîner en com­pa­gnie de deux col­lè­gues, de retour chez-lui, Greendle fit quel­ques recher­ches sur le net. Il tomba sur un site caté­go­ri­sant les rêves, et où il était expli­qué que les rêves pré­mo­ni­toi­res, des son­ges véri­di­ques, étaient faits pour nous aider à nous pré­pa­rer à cer­tains évé­ne­ments. Il se con­forta qu’il s’agis­sait bel et bien de ça et con­clut, aux des­crip­tions, que son rêve était de ceux qui seraient ins­pi­rés par l’ange des rêves, Cid­dî­qoûn. Notre sur­feur avait du mal à croire à son exis­tence, mais pour­quoi pas ? Et puis, même s’il ne s’était pas sou­venu de tout, même s’il n’y avait pas trouvé une uti­lité immé­diate, il se dit que son incons­cient avait tra­vaillé pour lui et que cela l’avait peut-être bien aidé, influencé d’une cer­taine manière, que cela avait éveillé sa foi, qu’il y aurait peut-être d’autres réper­cus­sions posi­ti­ves. Cepen­dant, ce qui l’émous­tilla le plus, ce qu’il retint le plus de sa pro­me­nade sur le site en ques­tion, fut l’expli­ca­tion, la théo­rie sur l’ori­gine de ses der­niers cau­che­mars, le fait que ses rêves en rap­port avec la dia­blo­tin pou­vaient être des rêves exu­toi­res, des rêves ins­pi­rés par des djinns ou par le dia­ble et com­pa­gnie, et qu’il ne devait pas y accor­der d’impor­tance, les igno­rer, quand revenu dans l’incarné.

Appro­chant l’ins­tant de la glis­sade vers les rêves, à la lueur du crois­sant lunaire, et de l’écran de son ordi­na­teur, Greendle se sen­tit apaisé, ins­piré. Il reprit son cahier d’his­toi­res, cla­viarda le poème, l’amé­lio­rant au pas­sage, et ajouta un petit mot à l’atten­tion de Liloo. Une fois envoyé, il ferma les volets, et alla se cou­cher… De cette nuit qui sui­vit, bien qu’il eut observé les con­seils du site pour rêver au mieux, chas­ser cer­tains son­ges pou­bel­les, il ne se sou­vint de rien, juste l’impres­sion d’avoir fait de jolis rêves. Tou­te­fois, l’anglais se réveilla d’humeur badine, taquine, la sen­sa­tion d’avoir un esprit malin en lui, d’être légè­re­ment dif­fé­rent, grisé par un humour étrange qui lui donna envie de tout pren­dre à la déri­sion.

à sui­vre / to be con­ti­nued

© Pas­cal Lama­chère – juin 2010


Note : Étant donné les mises à jour spo­ra­di­ques, que je ne sais pas quand je par­ta­ge­rai à nou­veau un texte, pos­te­rai un nou­veau mes­sage, si vous vou­lez être tenu(e) au cou­rant, si vous êtes ins­crit(e) sur Face­book, vous pou­vez uti­li­ser le ser­vice :

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samedi, septembre 5 2009

Project Chaos - Histoire humoristique à suivre


Yope !

J’ai repris un scri­bouillage qui date un peu pour, je l’espère, le plai­sir de vos zygo­ma­ti­ques. A pren­dre au second, troi­sième… au degré que vous vou­drez. Atten­tion cepen­dant, mal­gré l’air autom­nal, au pre­mier et au-delà du mil­lième degré de lec­ture, un effet secon­daire peut pro­vo­quer une flam­bée des pages ou de l’écran et des brû­lu­res néces­si­tant une lec­ture kaf­kaïenne som­bre qui fera bais­ser la tem­pé­ra­ture.

Te voilà pré­venu fidèle (ou pas) lec­teur/lec­trice ! Ainsi, l’auteur décline toute res­pon­sa­bi­lité quant aux effets secon­dai­res de l’his­toire qui va sui­vre, d’autant plus qu’il ne sait pas encore tout ce qu’elle va con­te­nir…

Bonne lec­ture sourire

@ votre bon vou­loir !

Pro­ject chaos

Lais­sez-moi vous con­ter une his­toire, celle d’un auteur muet qui se « démue­tise »…

« Pour­rais-tu m’aider à te dépous­sié­rer, Plume ?! »

A la plume d’envo­ler : « Je ne subie pas les affres de l’immo­bi­lité de l’air, mon cher. C’est ta main qui est vide de moi ! »

« Mais… je… c’est parce que… je… l’encre… mes his­toi­res se sont immo­bi­li­sées dans ses gelu­res et sa séche­resse ! »

A l’encre sang, enfermé dans une vaste caverne, de se mani­fes­ter : « Hmm… Hmmm…. HMM ?!! Hey, oh ! Tu veux que je te tache de mes arcs-en-ciel ?! Tu t’es vu quand tu « silen­ces » ?! Si mon antre n’avait pas été obturé par la cris­tal­li­sa­tion de tes flux, les relents de tes son­ge­ries, de tes sali­nes refou­lées, je t’aurais même bariolé les pla­ges céles­tes du fin fond de l’uni­vers ! »

« Euh… même pas cap ! »

Dans le noir le… pres­que plus com­plet, l’encre acheva le tra­vail com­mencé, celui de per­cer les parois de sel pour dégou­li­ner et jaillir sou­dai­ne­ment sur les inters­ti­ces de son con­te­nant…

Dis­sol­vant petit à petit la for­tune cachée, des gout­tes s’unir pour for­mer des bul­les, les bul­les sui­vi­rent le cou­rant de lumière pour s’envo­ler dans l’hori­zon stel­laire…

« Hey ! Ne par­tez pas tou­tes ! J’ai besoin de vous ! »

A la plume de se rap­pro­cher de la main : « Sui­vons-les ! »

« Mais… je ne sais pas voler ! »

La plume tirant la main : « Tu sais me sai­sir avec doigté et me faire dan­ser des pay­sa­ges let­trés par un mou­ve­ment qui s’appelle écrire ! Non ?! »

« … »

Aus­si­tôt dit…

Une goutte d’encre se posa sur la face cachée de la lune, ou plu­tôt tomba au creux des babi­nes d’un chat pas comme ses con­frè­res ter­riens. Ce chat, Frip­pon, avait les pat­tes sur la cour­ti­sane de la terre. Mais… même si cela pour­rait être un sujet de débat pas­sion­nant pour les émi­nents astro­no­mes, bio­lo­gis­tes, éty­mo­lo­gis­tes et com­pa­gnie… ce n’était peut-être pas là sa plus mar­quante « curio­sité ». En effet, au-delà du fait qu’il n’avait pas de sca­phan­dre, de tenue spa­tiale, il était tout sim­ple­ment trans­lu­cide. Un œil humain aguer­rit n’arri­ve­rait à dis­tin­guer sa forme… qu’à moins d’une dizaine de mètres.

Bref, ce Frip­pon n’était autre que le roi des chats de la Voie lac­tée – il faut dire qu’il n’y en avait pas d’autre sur les autres pla­nè­tes de la galaxie – et alors que venait le visi­ter le roi Soleil, il res­tait le plus clair de son temps assis sur son trône lunaire situé au milieu de la face cachée de nos miret­tes ter­rien­nes. Com­ment fai­sait-il pour régner sur le royaume des chats qui nous entou­rent ? Bonne ques­tion ! La réponse dans un autre cha­pi­tre, si les bul­les d’encre le veu­lent bien. En « par­lant » d’elles… 

Pen­dant sa toi­lette, le gros matou se bar­bouilla quel­ques poils avant de fina­le­ment ingur­gi­ter toute la goutte, sans que sa trans­lu­ci­dité n’en soit alté­rée. Pas de quoi en faire un roman, juste de retrans­crire quel­ques paro­les échan­gées entre lui et Soleil devant la toile miri­fi­que de l’océan d’en haut où évo­lue une cohorte incon­nue :

« Miaou… Tu me grilles une fée de serre ? »

« Encore ? Tu sais, il n’en reste plus beau­coup ! Leur espèce est en voie d’extinc­tion, et je dois les griller plus long­temps pour faire dis­pa­raî­tre la pol­lu­tion de leur chair. »

« Miaaaooou ! »

« Une der­nière alors ! »

Etait-ce la cause du réchauf­fe­ment pla­né­taire ? Notre « ami » n’eut le temps « d’orai­son­ner » en son for inté­rieur : sur terre, non loin d’un vol­can endormi, une autre bulle d’encre happa son atten­tion…

(23 mars 2007)

La bulle était en train de se fon­dre dans toute la zone, deve­nant d’abord une micro­sco­pi­que cou­che, puis rejoi­gnant petit à petit les rangs de l’ato­mi­que…

« Du silence
Un jour je suis né…
Et…
Après quel­ques explo­sions…
J’y suis retourné… »

Sem­blait vou­loir dire les stig­ma­tes de la défunte acti­vité du vol­can.

En tachant les êtres vivants, en se mélan­geant aux eaux des sour­ces, des riviè­res et des lacs, en s’incrus­tant dans les pier­res, en s’impré­gnant des tra­ces, en « mour­rant pour y revi­vre » sous une autre forme, la pous­sière d’encre fit res­sor­tir une tran­che d’his­toire du lieu : suite à leurs « bour­des » répé­ti­ti­ves, les lutins - qui s’étaient occu­pés de la plom­be­rie, des tuyaux, de la chauf­fe­rie au fond du cra­tère - avaient été mis au chô­mage. Tech­ni­que ou virés ? Per­sonne ne put le dévoi­ler. Ce qui fut avéré, c’est qu’il n’y avait plus de tra­vail pour eux sur le lieu : à cause de leur der­nière « négli­gence », le plus gros des relents de l’enfer à régu­ler sur le site avait souillé la nature et il ne res­tait donc plus rien à con­te­nir, plus rien avant des mil­lé­nai­res. Ceci expli­quait le rela­tif calme. Rela­tif, car non loin du vol­can, dans une masure en lisière de la forêt cir­cu­laire, un homme vivait reclus, se cachait, aidé par le clan des fées Méri­des…

« … Qu’est-ce que des fées Méri­des ? » demanda l’auteur à sa plume.

« … Je t’en pose des ques­tions ? » fré­mit la plume dans l’air.

« … Ben, j’y répon­drais avec plai­sir ! » rétor­qua-t-il avec ses doigts.

« … Laisse cou­ler l’his­toire et tu auras ta réponse… » con­clut la plume qui s’imbiba des ato­mes d’encre pour s’ancrer à une nou­velle page…

Repre­nons le cours de notre tran­che d’his­toire…

… Dans une pièce qua­si­ment vide, l’homme était assis devant une vieille table de bois. Il pou­vait sem­bler se rap­pro­cher de la cin­quan­taine avec quel­ques che­veux gri­son­nants, des joues légè­re­ment fri­pées, des pro­fon­des rides mon­tant légè­re­ment vers le haut, comme si il avait fait trop de clins d’œil, un nez pou­vant être qua­li­fié de pif, des peti­tes oreilles aux lobes légè­re­ment poin­tus, un cou mus­clé, des épau­les lar­ges cou­ver­tes de « vête­ments com­muns », « com­muns » pour des êtres d’une autre dimen­sion. Non que l’homme n’était pas ter­rien, il n’était juste pas « humain », pas de notre dimen­sion…
Mais ce n’est pas uni­que­ment pour cela que les fées Méri­des l’aidaient à se cacher, voi­laient son exis­tence, le ren­daient plus ou moins invi­si­ble à tous, tou­tes dimen­sions con­fon­dues. Si par le pou­voir qui leur est con­féré, ces fées peu­vent à loi­sir vous inclure au cycle de la ronde ou vous en extraire, un peu comme si elles avaient le pou­voir de faire le cas­ting de la des­tiné, du calen­drier de la terre, elles pren­nent leurs ordres « d’en haut » et avaient pour mis­sion de pro­té­ger cet être, ce qui pas­sait par le « cacher ». Seule la fon­due, la sorte de déma­té­ria­li­sa­tion de la bulle a pu faire la « lumière » des­sus…
L’homme posa sa plume, ramena ses bras recou­verts de rien sur le bord de la table, se leva d’un bond, et dans sa tenue com­po­sée de « vête­ments com­muns » qui ne sont autre que sa nudité, sa tenue d’Adam, il con­tem­pla un ins­tant la let­tre qu’il venait d’écrire. Elle était des­ti­née à ses pro­tec­teurs, au con­seil de la fée­rie. Il leur expri­mait toute sa gra­ti­tude pour leur rela­tive aide, tout en leur deman­dant de lui per­met­tre de retour­ner d’où il venait, afin qu’il puisse agir d’une manière ou d’une autre, quitte à se met­tre en dan­ger…
Il hocha la tête en la mirant, comme pour se con­for­ter dans l’idée qu’il pre­nait la bonne déci­sion. Pou­vait-il en être autre­ment ? Vivre seul en lais­sant son peu­ple se faire mas­sa­crer sous pré­texte que de toute façon tout était perdu ? Il savait que le mage de son royaume avait voulu pro­té­ger ses inté­rêts en l’envoyant ici. Il l’avait accepté au début, dans le fol espoir que la nou­velle de sa dis­pa­ri­tion ferait ces­ser les agis­se­ments de la sor­cière du sep­tième cer­cle. Celle-ci avait juré sa perte suite à la « dis­pa­ri­tion » de quel­ques plan­tes rares qui avaient malen­con­treu­se­ment finies leur des­tin dans le ven­tre du fidèle des­trier du sou­ve­rain et les der­niè­res nou­vel­les n’étaient pas bon­nes : cette créa­ture « ran­cu­nière » avait levé une armée de nains tris­tus fer­nus, des clo­nes de dro­li­ti­cus fer­nus - des clo­nes uni­que­ment en corps, car l’âme des tris­tus est per­ver­tie, leur uni­que rai­son d’être est de faire du mal sans for­cé­ment faire rire… Une héré­sie au royaume du 999 !
Le nudiste sor­tit de ses son­ge­ries, se pen­cha pour attra­per de la main gau­che une clo­chette qui dor­mait à côté de l’encrier, il l’agita tout en tapo­tant la pointe de son oreille droite. Une fée Méride ren­tra dans la pièce, se posa sur son épaule droite et le fit ces­ser son drôle de geste.

« Vous êtes cer­tain ? Vous avez pris votre déci­sion ? Vous savez, on dit que rien ne peut arrê­ter cette sor­cière ! » susurra, dans le vif du sujet, la fée de sa voix fluette.

« Que le grand auréolé me fasse liqué­fier ou pous­ser des cor­nes sur le champ, si je ne le suis… euh, à la réflexion non, mais je veux essayer ! » répon­dit l’homme d’une voix pres­que éteinte.

« Je dois dire que ça nous sou­lage, nous som­mes de plus en plus nom­breu­ses, mais tout juste pour répon­dre à… la demande toute aussi crois­sante ! Aussi, mes­sire Gel, si vous vou­lez bien vous écar­ter… » expli­qua et requérra la fée.

Gel s’écarta légè­re­ment, puis plon­gea sans se faire prier dans le pas­sage que lui avait ouvert cette fée Méride…

Pas de quoi en faire un roman ! A peine un conte, une nou­velle ! Pensa l’oeil-coeur-cer­veau qui fai­sait bou­ger la plume. Pas si sûr… En même temps que le pas­sage s’était ouvert, la pro­tec­tion s’était éva­nouie et une autre bulle pu s’engouf­frer dans cette autre dimen­sion, prête à hap­per son atten­tion, à qué­man­der la pointe de la plume…

(19 octo­bre 2007)

… Cette der­nière pointa dans la direc­tion du vor­tex et com­mença à entraî­ner la main qui la tenait, avec le reste du corps par la même occa­sion. Son pro­prié­taire sem­bla se lais­ser traî­ner, hési­tant à sui­vre le che­min de l’étrange his­toire qui s’était ancrée sous ses yeux…

« Bon, alors ?! T’attends que le cro­que-page ramène sa gomme dans les para­ges ? » vibra la plume retour­née vers les miret­tes.

« Hum ! J’ai le droit de déci­der où je te pro­mène, non ? Et à vrai dire, je me deman­dais s’il ne serait pas plus inté­res­sant de… Hey ! »

La plume, badine, avait coupé court à la pseudo rhé­to­ri­que de la bou­che de son maî­tre en venant titiller ses nari­nes. Dans la fou­lée, l’ouver­ture vers la dimen­sion de Gel aspira tout l’air de la pièce. L’auteur n’eut d’autre choix que de se lais­ser aller, de se lais­ser gui­der pour à nou­veau met­tre en con­tact le fer et l’encre…
De « l’autre côté », la bulle avait déjà bien épousé des pay­sa­ges let­trés jamais obser­vés jusqu’à pré­sent : au bord d’une vaste plaine d’eau ver­dâ­tre, un châ­teau trô­nait au som­met d’une mon­ta­gne sableuse clair­se­mée, infes­tée de nains tris­tus fernu ; des per­son­nes du bon peu­ple en gue­nilles avaient été atta­chées çà et là le long des sen­tiers escar­pés, cer­tains nains «  s’amu­saient » à les enfon­cer le plus pro­fon­dé­ment pos­si­ble dans le sol fria­ble, une sor­cière assise sur un rem­part de la plus haute tour tour­nait le dos à quel­ques nobles et mages immo­bi­les. A l’inté­rieur des murs c’était tout autant la pagaille, si ce n’est plus, en dehors d’une pièce calme située dans les sous-sols. Il faut dire qu’elle était pro­té­gée par la magie du mage du royaume et que la sor­cière n’avait pas encore pointé son nez dans les para­ges. Gel y était apparu et, sur une sorte de banc cou­vert de tis­sus, était visi­ble­ment ren­tré en transe face à son ami, tout aussi habillé de nu, en dehors du cou­vre chef pointu tout étoilé. Le silence serait aussi de la par­tie, si deux peti­tes voix nain­fer­na­les­ques ne l’empê­chaient pas de se pré­sen­ter.
La plume se fau­fila pour gra­ver d’un peu plus près l’étrange scène. 
Un nain emmi­tou­flé dans une cape était en train de faire des mimi­ques, pré­sen­tant, visi­ble­ment, sa der­nière bla­gue à deux autres nains, avec la com­pli­cité d’un autre.

« Je suis Super Con ! » affirma t-il sur un ton dra­ma­ti­que en se dode­li­nant.

«  Meuh… nan ! » fit sem­blant de ras­sé­ré­ner son com­parse qui hocha la tête de bas en haut, tout en se fai­sant.

« Si si ! C’est mon nom ! »

« … Ah, Sisi c’est ton nom ?! »

« Mais non, Con ! »

« Je te per­mets pas ! C’est toi l’con ! »

« Oui, oui, c’est bien Con… mon nom de famille. »

« … C’est con comme nom de famille…»

« Naine en tutu bleu ! Je te l’avais dit ! T’es vrai­ment qu’un per­ro­quet tris­tus tout joyeux ! » insulta le « capé ».

« Et toi t’es qu’un… qu’un… bla­gueur sans fer­nus ! » rétor­qua le com­parse qui se rua, cor­nes bais­sées, sur l’autre.

Les deux autres nains sem­blè­rent prêts à se join­dre à cette petite bagarre ami­cale. Devant l’affli­geante tour­nure, l’atten­tion de la pointe se retourna vers Gel qui s’était levé d’un bond et s’était mis en colère alors qu’aucune parole audi­ble n’avait été échan­gée. Il avait visi­ble­ment fait le point de la situa­tion par télé­pa­thie.

« Et si la sor­cière met fin aux jours de quel­ques per­son­nes ?! S’il lui venait l’envie de s’en pren­dre à mon amie Atine, je ne pour­rais me le par­don­ner ! Je dois d’abord aller lui par­ler ! Lui faire une pro­po­si­tion qu’elle ne pourra décem­ment par refu­ser ! »

Le mage resta en transe, pour main­te­nir la pièce sous pro­tec­tion et pour…

« Oui, j’ai com­pris que des trac­ta­tions sont en cours avec des dro­li­ti­cus, que vous êtes en train d’enta­mer les pala­bres par l’inter­mé­diaire du con­seil de la fée­rie ! Mais cela ne fera sûre­ment qu’ali­men­ter le fléau !

De quoi je m’enflamme dans le vide ? Je… Et si je lui ser­vais d’appât vers le lieu de réu­nion ?! Oui, cela pour­rait être une bonne idée ! Je suis d’accord ! » sem­bla mono­lo­guer, voire soli­lo­quer Gel.

Pour seule réponse visi­ble, son ami forma une boulle avec ses mains, ce qui eut pour effet d’enve­lop­per Gel dans une bulle. Il lévita aus­si­tôt, sor­tit de la pièce en tra­ver­sant le mur, tel un fan­tôme, fut l’objet d’atten­tions par­ti­cu­liè­res des nains qui ten­tè­rent – en vain  - de nom­breu­ses pirouet­tes et qui ne réus­si­rent qu’à le faire rebon­dir sur les parois de l’esca­lier qu’il « mon­tait » à pré­sent. D’infi­mes par­ti­cu­les d’encre s’accro­chè­rent à la bulle lorsqu’elle s’engouf­fra par une fenê­tre du pre­mier étage…

La plume sem­bla hési­ter à sui­vre Gel, le plus gros ayant impré­gné cette rive, ce châ­teau, et d’autres bul­les qué­man­daient son atten­tion dans des ailleurs…

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© Pas­cal Lama­chère – février 2008

(*) A la demande de FCSSS

mardi, août 25 2009

Roman à suivre 'Les pages déchirées' - Suite 6 (partie 7)





La mon­dine bas­cule de telle sorte qu’elle est dos au vide. Un cer­cle noir com­posé de gelées s’est formé autour. Le temps sem­ble s’être sus­pendu, ou plu­tôt le corps de la créa­ture au-des­sus du vide. Elle « pro­fite » de cet ins­tant de répit pour ouvrir ses mains comme pour une obole. La masse argen­tée pal­pite et scin­tille vert, les glo­bes ocu­lai­res au bout de fila­ments sui­vent le rythme des ondu­la­tions. Greendle se sent attiré, aspiré par les tré­fonds, les abî­mes con­te­nus dans ce drôle de regard. Il a l’impres­sion de quit­ter son corps, que son âme s’engouf­fre dans une brè­che lumi­neuse-bru­meuse et se perd dans celle de Corian­the. Dans la fou­lée impal­pa­ble, les lois de la gra­vi­ta­tion ont de nou­veau cours, le cer­cle noir monte, fuse et devient une sphère, un tapis d’obsi­dien­nes qui épouse les con­tours de la bulle trans­lu­cide de l’humain. Elle se con­tracte et…

- Noon !! se prit à crier Greendle en se réveillant… aux pieds du lit, une dizaine de minu­tes avant que son réveil n’ouvre les écou­tilles musi­ca­les. 

L’explo­ra­teur de rêves resta un ins­tant comme sonné, allongé sur le flanc droit, sans draps pour le cou­vrir, nu. Un arrière goût amer sem­bla s’entê­ter à le trou­bler. Il ne sut si c’est parce qu’il n’avait pu agir dans son rêve et s’était trouvé spec­ta­teur d’un drame, si c’est parce qu’il était tombé et n’avait pas bien dormi ou si c’est parce que des désa­gréa­bles pans de son passé avaient res­surgi. Il se hâta d’ancrer avec la plume dorée les bri­bes, tenta de gar­der le fil, de le retrou­ver jusqu’à ce qu’il ait le sen­ti­ment d’avoir réu­nie toute l’écume de l’uni­vers des esprits de cette nuit.

Notre jeune anglais pour­sui­vit son « rituel mati­nal ».

Face à l’ordi­na­teur, il savoura un mail de Liloo : quel­ques vers ami­caux à son inten­tion accom­pa­gnés d’une invi­ta­tion à se ren­con­trer à un con­cert de leur étoile chan­teuse com­mune.

 « … En par­lant de con­cert, je me suis dis qu’on pour­rait se retrou­ver à un des con­certs de Michael ? J’ai réussi à avoir un billet pour la pre­mière, mais je puis le reven­dre et en ache­ter pour une autre. Tu me feras visi­ter Lon­dres ? Je pour­rais peut-être ensuite venir quel­ques jours à Tou­louse, si tout se passe bien !

Ton amie,
Liloo »

Greendle lâcha un « Yes ! » de joie et se dode­lina sur sa chaise. Trop timoré, bien qu’il la savait aussi fan de bambi, il n’avait pas osé lui pro­po­ser cette pos­si­bi­lité, ni même tout sim­ple­ment l’invi­ter. Il s’empressa de lui répon­dre qu’il s’en fai­sait une joie, qu’il se débrouille­rait pour trou­ver un billet de con­cert le même jour, voire deux côte à côte, et qu’il lui con­coc­te­rait un séjour lon­do­nien de rêve.

Impré­gné de bonne humeur, il enleva sa che­mise noire, vêtit une jaune canari à la place et « oublia » sa veste en cuir lorsqu’il quitta les lieux d’un pas guille­ret. La suite de la jour­née ne fut pas en reste de sur­pri­ses, bon­nes, mau­vai­ses ou juste… sur­pre­nan­tes.

Sur le che­min d’un repor­tage autour des artis­tes de rue, aux bords d’une berge du canal du midi, le pho­to­gra­phe-repor­ter crut hal­lu­ci­ner lorsqu’une gre­nouille s’étala sur sa galo­che gau­che…

- Oh my god ! Qu’est-ce qui t’arrive ? C’est un fran­çais qui te course, pour que tu fas­ses pas atten­tion où tu bon­dis ? ou une prin­cesse à croi­ser ta mire ?

… et encore plus lorsqu’il se prit à lui faire à peu près la même con­ver­sa­tion que celle qu’il avait écrite la veille et qu’il eut l’impres­sion de com­pren­dre ses « coa ! ». Il secoua la tête, se pinça, invita gen­ti­ment l’amphi­bien à aller voir ailleurs et remit un pied devant l’autre. Il accé­léra le pas lorsqu’il enten­dit de nou­veaux coas­se­ments.

Cette étrange scène aurait pu lui faire l’effet d’une gau­driole du des­tin, si ce n’est le carac­tère légè­re­ment effrayant à ses yeux de vivre une scène qu’il avait ima­giné. Greendle éprouva d’ailleurs le besoin d’en par­ler à un col­lè­gue ami, au dîner, dans une bras­se­rie en face de la place du Capi­tole, sous les arca­des en bri­que ocre.

- Gri-gri, c’est une syn­chro­ni­cité de Jung. C’est un sujet très inté­res­sant, mais te prends pas la tête des­sus. Même si tu sais faire la part des cho­ses, on peut voir des signes par­tout dès que la cer­velle se met en mode… euh… cor­ré­la­tion, asso­cia­tion… et sur­tout, je pense pas qu’il faille les inter­pré­ter !

- Hmm… tu as rai­son. Mais dis-moi, Lau­rent, y a plu­sieurs types de syn… chro­ni­cité ? demanda Greendle à son pair, l’air un peu ailleurs, le regard dans sa salade de chè­vre chaud, flan­qué de son por­ta­ble à gau­che, au bord de la table.

Lau­rent, un peu plus âgé que notre scri­bouillard, la barbe d’un barou­deur pen­due au visage, s’était pris de sym­pa­thie au point qu’il jouait le rôle de « pro­tec­teur » avec celui qu’il aimait sur­nom­mer son « gri-gri vivant », et de temps en temps « pud­ding exporté » lorsqu’il vou­lait le char­rier. Par­fois un peu trop au goût du gri-gri.

- Euh… non, enfin, pas à ma con­nais­sance. J’ai parlé de syn­chro­ni­cité de Jung parce qu’il a déve­loppé toute une thèse des­sus. D’ailleurs, de ce que je me sou­viens, il lui est repro­ché d’être resté un peu flou. Tu pour­ras en savoir plus sur le net !… lui répon­dit l’ami Lau­rent sur un ton empli de bon­ho­mie à son égard, les yeux vifs tour­nés vers une ser­veuse qui s’était appro­chée d’une table voi­sine occu­pée par un cou­ple de per­son­nes âgées.

Un léger sou­rire amusé se fen­dit sur les lèvres de l’anglais. Il fit un signe de tête entendu, posa les mains sur l’umpc… mais n’alla pas plus loin dans son élan. La télé­vi­sion de l’éta­blis­se­ment avait attiré son atten­tion. Des ima­ges d’un vol­can en érup­tion défi­laient, ainsi que cel­les d’un vil­lage qui avait été dévasté par le déchaî­ne­ment de dame nature et dont quel­ques bâti­ments étaient en feu.
« Comme dans mon rêve… » se dit Greendle dont l’air était devenu grave.

- Gri-gri ?! Tu devrais finir ta salade avant que les vol­cans du Mas­sif Cen­tral ne se réveillent ! Sinon c’est plus du chè­vre chaud que tu vas man­ger mais… com­mença à taqui­ner son com­parse.

- C’est juste une nou­velle… truc de Jung ! coupa le rêveur, agacé, le regard lourd de repro­ches.

Lau­rent fut décon­te­nancé et se con­tenta d’haus­ser les épau­les, pour toute com­mu­ni­ca­tion, avant de se tour­ner vers la ser­veuse et de lui deman­der l’addi­tion, tout sou­rire. Greendle, dont l’assiette n’était qu’à moi­tié enta­mée, n’y prê­tait déjà plus atten­tion, la tête levée pour voir la suite et fin du « repor­tage sen­sa­tion­nel » qui se clô­tura sur une jeune femme entou­rée de flam­mes et con­trainte de sau­ter entre un plan­cher cramé. Là encore, le « pud­ding exporté » fit le paral­lèle avec son rêve, et sa bonne humeur fut ache­vée pour le reste de la jour­née, du moins jusqu’à la fin de soi­rée…

Un peu avant de se cou­cher, après la lec­ture d’un mes­sage laco­ni­que de Liloo…

« Okii !
Bises,
@ + »

et la con­sul­ta­tion d’autres, notre scri­bouillard retrouva un sem­blant de sep­tième ciel grâce au der­nier : le rédac­teur en chef du jour­nal anglais pour lequel il était cor­res­pon­dant, lui pro­po­sait de rem­pla­cer un jour­na­liste sur la cou­ver­ture du pre­mier show que devait don­ner mis­ter Jack­son. Cela sous-enten­dait un billet gra­tuit. Il ne se fit pas prier et répon­dit immé­dia­te­ment par la posi­tive.

Ainsi, aussi sou­riant que s’il avait été invité à se ren­dre à une soi­rée pré­si­dée par la reine d’Angel­terre, gri-gri rejoi­gnit la dimen­sion de Mor­phée sur un petit nuage…

« I said i will come back ! » résonne dans la brume.

L’humain sur­saute, puis se sent pétri­fié. Des bruits de pas cou­rant bruis­sent à leur tour. Quand Greendle retrouve l’étin­celle pour se mou­voir, un dia­blo­tin prend forme devant lui, en lieu et place d’une tran­che de vapeur.

- I said i will come back ! déclare-t-il vic­to­rieux, avec le ton et la manière, four­che à la main ten­due vers le haut.

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© Pas­cal Lama­chère – avril-août 2009


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