photo plume

Ci-après, des poè­mes, tex­tes, écrits ins­pi­rés par les / en “écho” aux / créa­tions de Per­sonne : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/

* * * *


Ins­piré par : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2012/12/maman-je-suis-tombe-du-camion/

- Dis, ton­ton, com­ment je suis né ?

- Eh bien, tu vois, ton papa et ta maman se sont un jour ren­con­trés, des étoi­les sont nées dans leurs yeux, puis un jour, une de ces étoi­les deve­nues filan­tes est pas­sée dans le ciel. Mais c’était pas une étoile filante comme les autres. Au lieu de juste pas­ser et repar­tir, elle est ren­trée dans notre atmo­sphère, et est allée dans le ven­tre de ta mère. Cette étoile filante, c’était toi !

- Et ça lui a fait mal ? Et y avait un peu de mau­vais avec cette filante qui est tombé à côté ? Parce qu’ils se dis­pu­tent de plus en plus sou­vent…

- Un peu au début, mais après elle et ton papa ont été tout con­tents. Ils se dis­pu­tent plus sou­vent ? Pour­quoi ? Je sais pas, quand on est adulte, on a appris beau­coup de mots pour se par­ler, mais des fois, on se com­prend de moins en moins, et puis… y a le quo­ti­dien, tout un tas de fac­teurs, c’est com­pli­qué…

- Vous seriez pas un peu com­pli­qués, vous les adul­tes ?

- Hu hu, peut-être !

- Et com­ment est né mon ami qui a deux papas ? Une étoile filante est tom­bée dans le ven­tre d’un des deux papas ?

- Heu… Tu veux pas plu­tôt que je te des­sine un mou­ton ?! Ou si tu veux, tu m’en des­si­nes un et tu m’expli­ques tout ce qui te passe par la tête ?!

- D’acc ! Je vais des­si­ner et racon­ter…

http://www.you­tube.com/watch?v=FrzN7­JV7Tx4

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Renais­sance

Ins­piré par :


http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2012/12/donne-moi-la-force/

Dans le silence mor­ti­fère
de l’alité,
Dans l’ombre
de la vie
qui à l’enfer met,
Se sonde la volonté…

Une fois de ses cen­dres renaît,
Il n’y a plus qu’à se bais­­ser,
Ramas­­ser le glaive maculé
du pur
Et se rele­­ver
con­tre l’infâme en colombe déguisé…

***

Je cher­che…

Sais-tu que l’espoir porté par le prin­temps
Ne peut durer quand les dégui­sés cou­lent sur le vert
Tels des avions qui ont fait plon­ger des tours face con­tre terre
Tels des men­son­ges média­ti­sés qui font se déchaî­ner les élé­ments

J’effleure…

A tra­vers les rideaux s’anime l’air du Temps
Sais-tu que nos jeux d’été se nour­ris­sent d’aimants
On ne devrait gar­der la tête dans les ora­ges fice­lés
On ne devrait lais­ser les sol­dats d’airain aux cimes déga­gées

Je tou­che…

Les feuilles ensan­glan­tées se posent sur tête du pro­me­noir
La menace mor­ti­fère pré­pare sa messe noire
Sais-tu qu’à l’automne se cachent cer­tains anges
Sais-tu que le dia­ble en pro­fite pour tam­bouiller ce qui l’arrange

J’explore…

Aux pieds d’un grand blanc les pay­sa­ges d’ère
Défi­lent comme faran­dole par calame
Les cow­boys télé­gui­dés ne me disent rien qui vaille
Ils dérou­lent leur grand plan qui à des ter­res est infâme

Je fonds…

Une ange fée se pose sur tête du pre­mier et der­nier soir
Agite sa baguette pour faire renaî­tre la force de l’espoir
Elle pré­pare et répare source au soleil du hors temps
Des cen­dres renaît l’épée, le songe du prin­temps…

Sais-tu ?

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His­toire 2 mou­ches

Ins­piré par : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2012/12/take-fire/

- Quelle mou­che vous a piqué ?

- Ça ne pique pas, une mou­che ! et je n’ai pas été piqué…

- C’est une image ! Et puis, si, cer­tai­nes…

- Une image ça…

- Stop, je sais ce que vous allez dire… Arrê­tez de répli­quer comme ça…

- En fait, c’est vous qui vou­lez me piquer, et plu­sieurs fois en plus ?!

- … Bon… Et sinon… Dans le lait des rêves il tombe tou­jours une mou­che (cita­tion de Ramon Gomez de la Serna).

- Si Noé avait vrai­ment été un sage, il aurait tapé sur ces deux mou­ches (cita­tion de Helen Castle).

- Ah ah ! Vous vou­lez qu’on fasse un duel de cita­tions ?!

- Non, mais là, c’est vous qui me cher­chez !

- Ah ! Vous admet­tez donc ?! Soit, reve­nons à nos mou­ches…

- Elles sont plu­sieurs, main­te­nant ?! Dian­tre, fich­tre, vous devriez inves­tir dans une tapette !

- Vous voilà reparti…

- Non, non, je suis tou­jours là, devant vous !

- … Bon, tou­jours est-il que non, je n’inves­ti­rai point. Je n’ai rien con­tre les mou­ches ! Je pré­fère soi­gner le mal à la racine, les mer…cre­dis qui les attire.

- Si c’était si sim­ple ! Et qu’avez-vous con­tre les mer… cre­dis ? C’est un jour de la semaine, le royaume du milieu en plus ! Vous ne seriez pas raciste ?

- … N’est raciste que le racisme !

- Mais vous admet­tez donc que vous avez une dent con­tre ?

- Si je m’amu­sais à répon­dre comme vous, je vous dirais que mes dents sont dans ma bou­che, et ne peu­vent être con­tre quel­que chose d’exté­rieur !

- Et vous auriez bien rai­son !

- … Hum, bon… Je crois que j’ai ma réponse, c’est la mou­che du lous­tic qui vous a piqué !

- Un mous­ti­que ? En cette sai­son sai­son ? Je vous croyais plus sérieux !

- … Hu hu… Je capi­tule. Fai­sons la paix, vou­lez-vous ?

- Pour­quoi ? Je n’ai pas cher­ché à vous faire la guerre ! Je me suis juste amusé à vous répon­dre ! Ne jouez pas votre Israël !

- … Ah, là, je crois que vous m’avez mou­ché… Je vous laisse le der­nier mot !

- Hmmm… Euh… Quand la mou­che va, tout va ?! Ou… der­rière cha­que mou­che se cache les lar­mes d’une fée qui a fait tom­ber ses ailes ?!

- Je vois pas trop ce que ça veut dire, mais… J’avais dit que je vous lais­sais le der­nier mot… A vous de le choi­sir !

- Hmmm… Quelle mou­che vous a piqué ?!

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Ten­dre souci

Ins­piré par / réponse à : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2012/12/en-phase/

Ô souci, ten­dre souci, dites-nous encor,
Dites-nous l’hori­zon qui trou­ble le regard ;
Capi­taine de notre voile, à nu le for ;
Dites-nous la direc­tion, che­min du phare.

Ô souci, ten­dre souci, voile sans oubli,
Jus­tice de l’émoi, en phase avec l’amarre,
Avec ce qui la cahote, fait notre vie,
Dites-nous l’hori­zon au-delà du regard.

Ô souci, ten­dre souci, dis-moi tout ce feu
Qui brûle sans brû­ler au che­min des hasards,
Ce qui nous divise et devise nos cieux ;
Ren­con­tre de l’Homme avec lui-même, sans fard.

Ô souci, ten­dre souci, dis-moi, souf­fle encor ;
Dis-moi la goutte de rosée, la trou­ble ronde ;
Souf­fle invin­ci­ble qui plume, se joue de mort…
Sais-tu ? Nous t’aimons tel, ami, soleil d’un monde.

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Divine intros­pec­tion

Ins­piré par : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2012/11/sale-juive/

Divine intros­pec­tion

Revue des états d’âme

Défilé

Des sels et des sucres du passé

Du miel et de l’acide

Du temps d’une attente au ciel dégagé

Du rêve et du cau­che­mar

De l’âme strong à l’Icare…
 

Divine intros­pec­tion

De l’obs­cu­rité aux étoi­les

Âme cher­che sa Lumière

Mais dans la cour du temps

L’ombre des reflets est sou­vent maî­tre

Et la let­tre d’esprit reste morte

Un pas­sant à la besace aux pré­ju­gés

Passe et laisse mau­vaise trace sans se retour­ner…


Divine intros­pec­tion

Revue des états d’âme

Défilé

Des abî­mes et des bonds du passé…

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Sol­dat Copé-Right

Ins­piré par : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2012/11/cope-right/

Sol­dat Copé-Right, garde à vous !
Ou plu­tôt, non, bais­sez-vous !

Une pompe pour la mécène qui le vaut bien,

Une pompe dans celui qui a lu Aime Paix,

Une pompe pour Sarko,

Une pompe de Poli­chi­nelle,

Une pompe pour l’encarté,

Une pompe pour tous vos pairs,

Une pompe sur le Fillon…

Main­te­nant… Rom­pez ! Vous pou­vez cir­cu­ler, vous affi­cher de pla­teau en pla­teau !



C’est un Copé-Right qui ren­tre dans un café… et plouf !

La ban­que fait ban­que­route…

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En un lieu sur terre

Ins­piré par : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2012/11/laf­ghane/

En un lieu sur terre,
Encore un,
Les loups cher­chent à assou­vir leur faim,
Pous­sant hom­mes et fem­mes à faire son­ner le fer,
Encore une fois…

En un lieu sur terre,
Pour une foi,
Les loups veu­lent aller au bout de leur plan,
Usent jusqu’aux ficel­les les plus gros­siè­res,
Mais ren­con­trent plus qu’un con­tre­temps…

En un lieu sur terre
Où fem­mes et hom­mes res­tent fiers,
Où même si l’amour y reste sans fron­tiè­res,
Il se tue pour la pro­tec­tion d’une liberté entière ;
Leur eau de vie jaillit de la pous­sière…

En un lieu sur terre,
Les roses du désert
Sont comme d’autres fleurs de chair
Mais résis­tan­tes à la volonté de fer,
Et le prê­cheur des loups tré­passe…

En un lieu sur terre,
Tou­jours pas de con­quê­tes las,
Les maî­tres de l’échi­quier dépla­cent
Des pions étran­gers qui y défi­lent,
Leurs défai­tes s’enfi­lent…

Mais ces loups y façon­nent leur pro­fit,
Car pour eux qu’importe la vie
A laquelle ils n’accor­dent que le prix
D’une solde qui est vouée à l’oubli…

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Cours d’une renais­sance

Réponse à : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2012/11/nietz­sche-en-per­sonne/

* Mon­sieur Aupied Dela­let­tre et madame N. vont visi­ter leur ami mon­sieur Phé­nix. Arri­vés à sa porte, ils voient accro­ché à la poi­gnée un écri­teau blanc où il est écrit en cou­leur cen­dre : « Ne pas déran­ger avant la Renais­sance ! » *

Aupied Dela­let­tre : Euh, il a inventé une super machine à remon­ter le temps qui va tous nous embar­quer à cette épo­que ? En plus, c’est pas toi qui nous avait dit que c’était une escro­que­rie le nom donné à cette période ? Quel c…

N. : … Qui se sait pro­fond  tend vers la clarté ; qui veut le paraî­tre  vers l’obs­cu­rité  ; car la foule tient pour pro­fond tout ce dont elle ne peut voir le fond.

Aupied Dela­let­tre : … J’ai pas com­pris le rap­port ?!

N. : Tout indi­vidu col­la­bore à l’ensem­ble  du cos­mos.

Aupied Dela­let­tre : … mais encore ?

N. : Ah ! Il y a tant de cho­ses entre le ciel  et la terre que les poè­tes sont seuls  à avoir rêvées.

Aupied Dela­let­tre : ? C’est cela, oui…

N. : En vérité, les con­vic­tions  sont plus dan­ge­reu­ses que les men­son­ges.

Aupied Dela­let­tre : … Regarde-moi dans les yeux ! On a pour­tant pas fumé nos ciga­ret­tes Nietz­schèe­nes !

N. : … Entre amis, il est si beau que le silence soit d’or, mais le rire bon et frais l’est beau­coup plus encore.

Aupied Dela­let­tre : … Ah ah ah, je rigole ! Mais si mon rire n’est pas assez frais pour toi, désolé, j’ai rien com­pris…

* A la fin de cet échange dont l’auteur ne sau­rait trop vous dire le sens, un bruit près de la porte se fait enten­dre. Un par­che­min en sort, avec un oeil clair des­siné en haut. Madame N. se baisse et lit les mots à l’ami Aupied Dela­let­tre : *

Aspi­ra­tion à bri­ser

Les chai­nes

Cel­les qui nous divi­sent
Har­mo­nie bri­sent
Atti­sent et pac­ti­sent con­tre vie
Inhi­bent à mau­vais des­sein les fleurs
Nous trou­blent la cha­leur
Esca­mo­tent et font tor­peur
Sur nos corps gra­vent repli.

Pour être libre d’être, d’être un ensem­ble
Pour être libre de sui­vre un che­min sans le mar­ché
Pour être libre de…

P.S. : Tra­vail de Renais­sance pas fini, repas­sez plus tard.

(oki, je sors…)

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Mirage

Ins­piré par : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2012/11/hal­lu­cino-gene/

Depuis la nuit des jours…

Dans la “lumière” de l’ombre de nos illu­sions
se pro­gram­ment les gènes
qui don­ne­ront corps à l’état per­son­nel et col­lec­tif,
dont rares sont ceux qui arri­vent à s’en décon­nec­ter.

Mirage, ô mirage,
pousse-toi de notre soleil
que nous retrou­vions la vue,
que nos coeurs se libè­rent
des nua­geu­ses pen­sées.

Depuis la nuit de la nuit…

Dans la “lumière” de l’ombre de nos illu­sions,
se cachent les fils, les chaî­nes
du capi­tal à l’écran catho­di­que
au tableau de bord à l’ordre fati­di­que.

Mirage, ô mirage,
pousse-toi de notre soleil,
qu’à défaut de len­de­mains qui chan­tent,
nous puis­sions chan­ter nos len­de­mains ;
car là où il y a gêne, il n’y a pas de “plai­sir” !



(Note : Le mirage en ques­tion con­cerne “ce” qui trou­ble la “vue”, con­cerne ce qui voile notre regard sur l’autre, sur les autres, les pré­ju­gés, notre for­ma­tage, les men­son­ges véhi­cu­lés par les médias de masse, les mani­pu­la­tions, les pro­pa­gan­des diver­ses et variées qui jouent sur la divi­sion du peu­ple, des inté­rêts…)

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Et s’il suf­fi­sait de. ?

Ins­piré par : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2012/11/la-mau­vaise-nou­velle/

Et s’il suf­fi­sait de. ?
Je panse donc je sens ?
« Heu­reux » de par­ta­ger
un ins­tant, cet ins­tant,
de vous lire,
d’écou­ter,
de regar­der,
comme un bout de pota­ger
com­mun,
où l’on y pousse
une cul­ture
sans pres­ser la faim…
Sans oublier les mal­heurs
du monde,
de la ronde… ?

Et s’il suf­fi­sait de. ?
Nous pan­sons donc nous essens-ons ?
Sans feu à brû­ler,
pour gué­rir de la dou­leur
de chu­tes,
une « heu­reuse » pen­sée
pour les roses bles­sées ;
une « heu­reuse » danse
pour chas­ser le gris des entrailles
et ne plus se tra­cas­ser
pour ce qui a été,
s’ouvrir à ce qui est
et ce qui sera…
Sans oublier les autres,
ce monde
hors de notre ronde… ?

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Civi­li­sa­tion désan­chan­tée

Ins­piré par :


http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2012/11/des-mil­lions-de-delais­ses/

Tant d’hom­mes et de fem­mes
Lais­sés sur le car­reau,
Civi­li­sa­tion désan­chan­tée,
Errance d’âmes
Avec ou sans ori­peaux,
Ecra­sés par un non sens mar­chan­disé.

Tant d’hom­mes et de fem­mes
Entre qua­tre murs
Ou qua­tre vents,
A la recher­che d’une flamme,
D’un par­tage, d’une armure,
D’un nou­vel élan…

Tant d’« un homme et une femme »
Pour­tant faits l’un pour l’autre,
Qui pas­sent, trou­blés par jeu des appa­ren­ces, à côté
De ce que les pro­fon­deurs de leur coeur cla­ment,
Per­dus dans une ronde à l’ago­nie, pour cer­tains morte,
Retrou­vés dans un ins­tant fra­gile au goût d’éter­nité…

Tant d’« un homme et une femme »
Des­ti­nés à se croi­ser, sans amour con­som­mer
Au Temps qui joue par­fois sales tours,
Reflets d’états en perte d’âmes,
Aux som­bres con­tours,
Au miroir brisé.

Temps d’une civi­li­sa­tion déchue,
Où les repairs sont à la rue,
Où il arrive que la luci­dité de vie, tue…
Reste l’espoir de ce qui est en mue,
De ces hom­mes et fem­mes qui réveillent le flux,
Aident la Vie à retrou­ver un sens aux nues…

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Babel or not Babel

Ins­piré par : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2012/11/umma/

* S’avance avec un cou­teau dans une main et une clef dans l’autre *

Ô mère, chère mère,
Babel or not Babel,
Il est si dif­fi­cile de com­mu­ni­quer
Quel que soit le bout de terre,
Avec ou sans ailes,
Avec ou sans espoir d’éter­nité…

* S’appro­che un peu plus *

Ô mère, chère mère,
Babel or not Babel,
Nous trou­vons dif­fi­ci­le­ment l’accord,
Quel que soit la nature de l’air,
Avec ou sans essence-ciel,
Avec ou sans remords…

* S’age­nouille, pose le cou­teau et la clef devant lui *

Ô mère, chère mère,
Babel or not Babel,
Avec cha­cun sa barre dans l’ère,
Que l’on con­ju­gue au sin­gu­lier ou plu­riel,
Nous cher­chons, nous explo­rons,
En essayant de sen­tir une direc­tion…


* Se met à creu­ser un trou *

Ô mère, chère mère,
Babel or not Babel,
Trop sou­vent, nous fai­sons cou­ler le fiel
De nos mains et coeurs vou­lant pour­tant bonne roue,
Mais je ne crois pas que le ver soit dans l’uni­vers,
A moins que l’uni­vers soit en ver et con­tre tout ?


* Sem­ble hési­ter entre le cou­teau et la clef *

Ô mère, chère mère,
Babel or not Babel,
Nous cher­chons tou­jours à nous défaire
Des chaî­nes qui nous les gèlent…
Mais sans voir que l’on s’en crée sou­vent d’autres,
Avec par­fois le mal, pour soi et/ou pour les autres…


* Met fina­le­ment le cou­teau dans le trou *

Ô mère, chère mère,
Babel or not Babel,
Si le ver est vrai­ment dans l’uni­vers,
Alors… envoyons-y un pois­son…
Ou lan­çons-y un hame­çon…


* Tous­sote et rou­git *

Euh… Hum…

Ô mère, chère mère,
Babel or not Babel,
Nous arri­vons rare­ment à trou­ver une voix pour l’ère ;
Cer­tains pré­fè­rent la voie du silence et d’autres des remous ;
Mais tous cher­chent, explo­rent la terre et le ciel,
Et même si en dyshar­mo­nie, nous essayons de faire tour­ner la roue…


* Après un ins­tant d’hési­ta­tion, finit par ajou­ter la clef *

Ô mère, chère mère,
Nous nous cha­maillons sou­vent,
Et nous som­mes pour­tant si désolé
Lors­que nous cons­ta­tons notre enfer…
Et désolé, je le suis pour le mal qu’on t’a fait, de tout temps..
Nous par­don­ne­ras-tu d’avoir si mal fait ?


* Entamme un geste pour met­tre un peu de terre dans le trou, mais s’arrête au-des­sus… et finit par met­tre la terre à côté *

Ô mère, chère mère,
Babel or not Babel,
Je ne sais pas ce qui va se pas­ser d’ici à au-delà des mers,
Pour moi, pour les autres, pour nous, pour toi,
Mais j’espère… Et si « dieu » veut bien nous don­ner des ailes,
Peut-être que nous arri­ve­rons à faire enten­dre notre loi… ?


* Se relève, a une larme qui coule sur son visage, se tourne et va se poser dans un coin *

En silence,
Une larme s’échoue,
Tête de terre,
Coeur noué…

En silence,
Le désir d’absolu
Fait face aux rési­dus…

Deuil du par­fait ?
Ou che­min tracé
Vers un pos­si­ble à réa­li­ser ?


* Tourne la tête vers la mère et a un léger sou­rire *

En silence,
Un sou­rire
Offert par l’espoir…



(Note : Il s’agit d’une réponse d’un “guer­rier” à la “mère nation”)

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Temps d’ego

Ins­piré par :


http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2012/10/lego/

On se cha­maille,
On bataille,
Par­fois pour des mots
On crée des maux,
Fait fuser des bal­les
Ou on empale.

On se cha­maille,
On bataille,
Sou­vent en poin­tant du doigt
Celui qu’on a élu louve ou loup,
Nos gueu­les dans la boue,
Prêt à faire taire tout émoi.

On se cha­maille,
On bataille,
Sou­vent con­tre l’ego de l’autre,
Pen­sant par là flat­ter le nôtre ;
Des mots pour des maux,
On se fait faux.

On se cha­maille,
On bataille,
Par­fois on se fait faux
Au nom de ce que l’on croit vrai,
On se dési­gne un ennemi juré
A en deve­nir sot…

Pen­dant ce temps,
A tourné la ronde…
Et alors qu’on vou­lait, dans l’élan,
Don­ner le meilleur de notre sang,
On a fait que pié­ti­ner la rose du monde ;
Ses yeux embués… parce qu’on s’est fait méchants…

Pen­dant ce temps,
Se change le monde…
Et alors qu’on prê­chait la pru­dence de l’élan,
On a laissé de côté notre flamme féconde ;
En criant au loup, on s’est fait loup ;
L’ego a pris le pas sur le coeur, à être en moue.

Pen­dant ce temps,
A tourné la ronde…
Et alors qu’on vou­lait ver­ser nos tri­pes
Pour met­tre fin à tout ce qui gronde,
On a – pres­que – mis nos rêves en fri­pes,
Brisé de l’autre et de soi l’élan.

Pen­dant ce temps,
Se change le monde…
On s’est bataillés,
On s’est cha­maillés,
Alors qu’on vou­lait, au-delà des mots, la paix,
Alors qu’au fond, de tout un cha­cun,
On ne sou­haite - à com­men­cer par soi ? - que le bien…

Bien à toi,
Bien à vous,
Bien à nous,
Et vive cette « loi »…



(Note : En écri­vant “on”, je pen­sais à ceux qui aime­raient bien chan­ger le monde mais jet­tent l’ana­thème sur une artiste, par con­tu­mace, par méprise, aveu­glés par leur théo­rie, et qui au final ne font rien de bien cons­truc­tif pour leur / une cause)

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Intros­pec­tion autom­nale

(un de mes “vieux” poè­mes dont j’ai rafraî­chi quel­ques vers pour l’occa­sion)

En réponse à : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2012/10/per­mis-dexis­ter/

Regarde la pluie, regarde l’hiver,
Il pleut des ombres
Sur des yeux de terre,
Envie de feu à faire fon­dre.

[ Et pour­tant nous som­mes qu’en automne,
Celui de la mort des anges,
Des bour­ses qui cara­co­lent,
Du monde qui cher­che à rebon­dir en fond. ]

Regarde la pluie, regarde le prin­temps,
Avec la céleste, l’art rose fleu­rit
Sur la ville d’un Nou­garo entraî­nant,
Envie de m’y join­dre en cati­mini.

[ Et pour­tant nous som­mes qu’en automne,
Celui de la mort des anges,
Des bour­ses qui cara­co­lent,
Du monde qui cher­che à rebon­dir en fond. ]

Regarde la pluie, regarde l’été,
Le ciel se brise sous éclai­rés
Et le vert crame sur le par­vis,
Envie d’un bain d’étoi­les à la lie.

[ Et pour­tant nous som­mes qu’en automne,
Celui de la mort des anges,
Des bour­ses qui cara­co­lent,
Du monde qui cher­che à rebon­dir en fond. ]

Regarde la pluie, regarde l’hors-sai­son,
Les mys­tè­res défi­lent sur le dôme de créa­tion,
De l’aigre et du doux s’entre­mê­lent en la lumière,
Envie d’bario­ler les sta­tues et chan­ger de débar­ca­dère.

[ Et pour­tant nous som­mes qu’en automne,
Celui de la mort des anges,
Des bour­ses qui cara­co­lent,
Du monde qui cher­che à rebon­dir en fond. ]

Regarde la pluie, regarde l’automne,
Il pleut du rouge au vent
Là où les bran­ches sont mor­nes,
Des coeurs cher­chent à dérou­ler le Temps.

Et pour­tant…
Ah, par­don, nous y som­mes, ardents !

[ Et pour­tant nous som­mes qu’en automne,
Celui de la mort des anges,
Des bour­ses qui cara­co­lent,
Du monde qui cher­che à rebon­dir en fond. ]

Envie de tour­ner les pages du grand livre de la vie,
D’un repas sur les cra­tè­res sans pres­ser la faim,
De trou­ver la recette pour l’incar­na­tion de rêves unis,
Que l’augure espé­rance devienne de nos mains…

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* Autres der­niers écrits : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2012/11/le-jour­nal-de-pas­cal/

* A lire, d’autres plu­mes : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/les-mas­ques/

* A regar­der, pour com­pren­dre la démar­che de l’Artiste, de Per­sonne :


http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2012/11/je-suis-et-je-ne-suis-per­sonne/


* A lire L’art comme Per­sonne ou la cons­truc­tion du sens : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/2012/12/lart-comme-per­sonne-ou-la-cons­truc­tion-du-sens/

* A voir, d’autres des créa­tions de Per­sonne (plus récen­tes en haut) : http://www.lejour­nal­de­per­sonne.com/cate­gory/jour­nal/


Bonne fin d’année 2012 !

Pas­cal